Radio Television Caraibes: Haiti, Actualites, Nouvelles, News, Politique: Guy Robert Jean nous fait découvrir son riche univers musical Guy Robert Jean nous fait découvrir son riche univers musical ================================================================================ Jean-Robert Noel on 06/02/2012 06:32:00 De tout temps, l’homme ne cesse de penser et de rêver. Il cherche toujours à savoir. Et, ce savoir dont il sent le besoin profond ne s’acquiert pas sans connaissance de cause. Les scientifiques inventent à partir d’une quelconque théorie. Les artistes créent grâce à leur imagination fertile, et cela dans un univers qui oscille entre le temporel et l’intemporel, où se cache toujours une vérité qui, au point d’équilibre, touche l’existence humaine. Cette vérité, l’artiste la partage avec son public à travers ses œuvres. Avec sa musique, il traduit ce que personne ne peut vraiment définir tout seul, mais qui en chacun de nous s’ancre profondément et grandit avec le temps. On aurait tendance à croire que l’artiste lit les cœurs et touche du doigt les problèmes que confronte l’homme dans la vie. Il les chante, en se rappelant toujours que rien n’est éternel et que même nos problèmes ne peuvent l’être, « si » on sait comment s’y prendre. Il y a toujours une lueur d’espoir pour ceux qui font preuve de patience. C’est bien ce que prouve le dernier CD de Guy Robert Jean qui a pour titre «Si», où il nous offre douze (12) chansons qui décrivent les réalités de la vie. Elles ont pour titres : « Si », « À Toi », « Qui est-il ? », « Muchas Muchas Gracias », « Le Clochard », « Je Me Demande », « Souviens-toi de moi », « Lola », « Dis-moi ce qui ne va pas », « Et j’ai chanté, pleuré, crié », « J’avais presque vingt ans », « Je me demande-version instrumentale ». L’univers simpliste de l’artiste Guy Robert Jean est né un jour d’octobre. Son père, Stephen Jean, épousa sa mère, Marcelle Lhomme. De cette union sont nés 10 enfants. Guy Robert Jean fit ses études primaires chez les Frères de l’Instruction Chrétienne de Port-de-Paix, et ses études secondaires au Collège Notre Dame de Lourdes de la même ville. Certaines gens le qualifient d’artiste-né. Dès son enfance, il nourrissait de grandes ambitions musicales et professionnelles. L’artiste a commencé très jeune dans la musique. Contrairement à la tradition haïtienne, son père l’encouragea dans ses démarches. D’ailleurs, c’est de lui que Guy a appris les rudiments de la musique. Il a appris à nommer les six cordes de la guitare : mi, si, sol, ré, la, mi et aussi à jouer les premiers accords. Adolescent, Guy savait et comprenait déjà les techniques et principes d’arpèges. Son père, M Stephen Jean, le mit sur la bonne voie. Il continua à écouter les plus grands chansonniers haïtiens, espagnols et français. Il grandit en âge et en musique. Il devint un messager d’amour qui commença à divertir ses amis et bercer ses amies, de qui il bénéficia de tous les grands éloges du monde. Les jeunes filles le trouvèrent talentueux, sympathique, respectueux et charmant, d’après ce que disent certaines d’entre elles, aujourd’hui dames, qui ont vécu cette période. Le jeune artiste part à la recherche de la connaissance et à la découverte Assoiffé de connaissance musicale, Guy R. Jean alla voir un vieux routier, un « viejo » un excellent guitariste de Port-de-Paix du nom de Sépoudi qui fut membre des Fantaisistes de Port-de-Paix. Celui-ci maîtrisait les techniques les plus difficiles, à force de jouer et il démontrait une aisance rare. Malgré le jeune âge de l’apprenti guitariste, Guy R. Jean, il comprit que Sépoudi avait une plus grande connaissance pratique puisqu’il jouait chaque jour et faisait déjà partie d’un orchestre. Vraiment, la pratique rend parfait celui qui fait de son instrument une passion quotidienne. Même quand on a du talent, il faut la pratique de l’instrument. Tout talent sans pratique est nul. Se référant à ce principe, Guy Robert Jean pratiquait sa guitare chaque jour, d’après des témoins oculaires et auriculaires de l’époque. Je constate un fait. Certains et brillants instrumentistes ne peuvent pas accompagner d’autres musiciens. Ils sont carrément traqués sur scène, soit par timidité ou par manque de maîtrise de soi ou manque de connaissance musicale. Ces musiciens ne jouent que pour eux-mêmes. Je les appelle des musiciens solitaires, un terme qu’il ne faut pas confondre avec un artiste solo ou avec l’homme orchestre. Une bonne sérénade sous les fenêtres prend aux moins deux guitares. Les Port-au-Princiens se souviennent encore des sérénades de Sergo Pinsson, Yvon Louissaint et aussi de Fito Léandre, ancien joueur du Racing Club Haïtien. Le Cap-Haitien pleure encore Léandre. Paix à leurs âmes ! Guy Robert Jean a sans doute appris à contrôler son public et communier avec lui à partir des leçons tirées des conversations qu’il a eues avec son instructeur, Sépoudi, et aussi grâce à un constant travail d’introspection. Le dialogue représente une bonne forme d’instruction pour celui qui sait écouter au lieu d’entendre. Guy a cultivé la maitrise de soi. On le retrouvait souvent aussi chez Jean Alcindor (pianiste, guitariste, accordéoniste et bassiste) qui, d’après le chanteur, le devançait beaucoup en musique. Il pratiquait régulièrement avec lui. Et, de lui il apprit le concept mélodique-rythmique et harmonique ayant rapport à l’instrument. Avec Jean Alcindor, Guy Robert Jean commençait à apprendre des chansons dont les degrés de difficulté allaient croissants. La mort de Jean Alcindor survenue le 17 octobre 2010 a laissé un grand vide aux cœurs de tous ceux qui le côtoyaient, un vide que rien ne pourra combler. Avec sa transition, Guy Robert Jean a perdu l’étoile flamboyante de son univers musical. Quand la théorie musicale et la pratique se donnent la main Adolescent, Guy Robert Jean cherchait à satisfaire sa grande curiosité. Il arriva à développer une bonne oreille musicale. Il pouvait déjà jouer à l’oreille toutes les chansons qu’on diffusait à la radio. Une autre page d’histoire dans la carrière musicale de Guy venait d’être imprimée. À 15 ans, il commençait déjà à pratiquer les gammes, utiliser des accords barrés, leurs relatifs (6e degré mineur de la gamme, Do a pour relatif La min) et les progressions. Il maîtrise bien la théorie musicale touchant les accords à utiliser par rapport à la tonalité d’une chanson. Les accords qu’il utilise dans ses chansons me paraissent toutes justes et magiques. Il les trouve sans l’aide d’un autre musicien. Je profite de cette opportunité pour clarifier au bas de l’article un point d’ombre pour certains musiciens, en ce qui a trait à la tonalité* d’une chanson. Quand la théorie et la pratique se donnent la main, l’univers musical créé parait riche et merveilleux. Ceux qui connaissent bien Guy Jean ne peuvent parler de lui sans mentionner sa guitare rouge, un instrument qu’il reçut de sa tante Marie Ford qui, lors, vivait en France. Tous ses amis du quartier furent charmés par la beauté de cet instrument. Jean-Elie Robert Telfort « Cubano » et Roger M. Eugène « Shoubou » se souviennent encore de cette guitare qui attirait le regard et la curiosité de tous ceux qui s’intéressaient à la musique ou qui avaient le goût du beau à l’époque. Même les filles qui passaient à bicyclette et les jolies paysannes revenant du jardin ou du marché, qui remontaient à la campagne, furent aussi attirées par l’éclat et la beauté de l’instrument. C’est ce qui avait peut-être motivé Guy Robert Jean à apprendre l’instrument en un temps éclair. L’artiste au pays d’accueil Très tôt, Guy laissa son pays natal pour se rendre aux États-Unis, à Washington DC plus précisément. Il fut embauché au «U.S Books Exchange», où toutes les Universités de la zone Washington / Maryland placèrent leurs bouquins. Les étudiants y venaient soit pour acheter soit pour échanger des livres. L’artiste ne se dévia pas de son rêve et de sa première passion: la musique. À l’occasion de sa première fête de Noël en terre étrangère, il participa à une réception organisée par la compagnie U.S Books Exchange. En la circonstance, le responsable du comité de loisir suggéra à tous ceux et celles qui savaient chanter d’interpréter une chanson dans leur langue maternelle. Guy R. Jean choisit et chanta « Choucoune ». Il reçut des applaudissements nourris. C’est comme s’il reçut la clef universelle lui permettant d’ouvrir d’autres portes conduisant vers des avenues qui lui seraient impossible de franchir ou bien de pénétrer dans un univers qui lui prendrait peut-être du temps à découvrir tout seul. Sa prestation lui a valu une invitation pour chanter à Andrews Air Force Base des Forces Armées américaines pour les militaires américains et les grands dignitaires de la Maison Blanche. Cela se passa en 1971. Le Secrétaire d’État de l’époque y était aussi. Encore une fois notre chanteur haïtien, Guy Robert Jean, choisit et interpréta « Choucoune ». Tout cela était rendu possible grâce aux démarches d’une Allemande, prise d’émotions, charmée par la touche et la voix de Guy Robert Jean, voulut qu’Haïti soit bien représentée. Les vrais amis (es) d’Haïti sont rares. L’Allemande a aimé Choucoune et surtout la façon que l’artiste l’a interprétée. Voilà donc une preuve que le créole ne constitue pas un handicap gênant pour que la musique haïtienne soit acceptée par d’autres cultures, dans d’autres pays. Il nous faut simplement la restructuration en profondeur de la musique populaire haïtienne. À se rappeler, il n’y a pas que le Konpa Dirèk comme musique haïtienne. La poésie d’Oswald Durand dans la vie artistique de Guy Robert Jean Il semblerait que Guy aurait bien bénéficié de l’héritage que lui légua Oswald Durand. Je me demande si Guy Robert Jean est le bénéficiaire immédiat d’Oswald Durand qui écrivit ce joli poème « Choucoune » qui parut dans le recueil « Rires et Pleurs » en 1896. Je pense que le chanteur doit aussi une grande reconnaissance à Michel Mauléart Monton, qui l’avait mise en musique et l’a jouée pour la première fois en Haïti le 14 mai1893. Ce musicien-compositeur est un américain, né de père Haïtien et de mère Américaine. Il a le sang haïtien qui coule dans ses veines. Il nous laisse une superbe chanson qui a transcendé le temps et qui aujourd’hui fait encore bénéficier un chanteur, fils du pays, des avantages qu’on ne saurait imaginer possibles. Choucoune, cette femme à peau douce, au sourire merveilleux et à la beauté angélique, a frayé la voie du succès de Guy Robert Jean. Dans le langage vernaculaire haïtien et si l’on est superstitieux, on aura tendance à croire et dire que «Choucoune», cette marabout aux yeux attrayants, se fan m chans Guy Robert Jean, puisque sa prestation à Andrews Air Force lui a valu un contrat qui le conduisit au Sheraton Hôtel deux jours plus tard. Si Guy bénéficie encore de la beauté de « Choucoune » c’est simplement parce qu’Oswald Durand fut sincère dans ses écrits et Michel M. Monton avait été inspiré par l’esprit divin. « Choucoune » est un trésor que nous, Haïtiens, devons valoriser et préserver au tréfonds de notre âme. L’artiste continue sur le chemin du succès Guy continua à récolter des lauriers de succès. On le retrouvait un peu plus tard au Martin Restaurant. Les contrats se succédèrent. L’artiste honorait un autre contrat au Piccadilly Restaurant à Washington DC, de 1972 à 1985. Il s’est ainsi bâti une popularité qu’aucun artiste de la région métropolitaine de Washington, après lui, n’a connue. En sus de son engagement au Piccadilly, il jouait au Mayflower Hôtel en 1973, et en 1975 à « Le Monseigneur » à Silver Spring, Maryland et du même coup au Café Capri. En 1984, Guy écrivit une chanson titrée «Goodbye Marie» qui connut un grand succès. En cette même année, il décida de rentrer en Haïti. Il y resta cinq mois. On le retrouva en spectacle à l’Hôtel El Rancho, au Djumbala Night Club, seul à l’affiche, d’après sa révélation au cours de notre entretien. Il revint aux États-Unis et continua son envol, en passant au Capitol Hill à Washington, D. C, pour arriver jusqu’au « West End Grill » à Bethesda, Maryland en 1998. En cette année, il se rendit une autre fois en Haïti, où il eut le temps d’honorer deux contrats, l’un à Kinam II à Pétion-Ville et l’autre à Cassagne Restaurant à Port-au-Prince. Au cours de son parcours, l’artiste a aussi marqué un bref silence. Comme je l’ai toujours dit, le silence est un langage complexe qui des fois ne se définit pas avec justesse. Cependant pour un artiste, le silence peut signifier une période de méditation, de longue introspection et de travail assidu. Pour faire ressortir son haut degré d’humilité, Guy R. Jean nous a parlé de l’esprit philanthropique qui l’anime. Il a réalisé des œuvres philanthropiques à travers une organisation à but non-lucratif qu’il a fondée et l’a baptisée du nom de «SEEDS», qui s’engage à aider les enfants démunis d’Haïti. La découverte de l’univers musical de l’artiste Guy R. Jean a produit les disques suivants : « One Single », « Album, Vol I », « Invitation, Volume II », « Sentiments et Souvenirs », « Nostalgie » et « Si ». J’ai auditionné toutes les chansons de cet artiste. Je remarque l’évolution musicale du chanteur. « Invitation Vol II » me permet d’explorer la composition musicale qui se focalise sur certains points forts de la structure musicale. Son inspiration lui a permis de créer du nouveau et dégager du neuf à partir de l’absent. L’artiste nous invite dans ses voyages et il partage ses découvertes avec nous. Il transcrit son univers, dépeint ses fantasmes et réalise ses rêves les plus chers. En fait, il fait de sa vie un grand rêve et du rêve une réalité. Il chante la réalité et lui attribue une dimension émotionnelle. Il nous conduit en promenade au grand jardin poétique. Dans le CD « Nostalgie », il nous gratifie de onze (11) chansons qui sont : «Les Années Ont Passé», « Nostalgie », « Au Secours Mon Ame Se Brûle », « Parce que », « Durham Town », « Le Pénitencier », « Bonjour Port-de-Paix », « Smokin Ke Fann », « Où Est Passé Le temps », « Obsession », « Aunque Me Cueste la Vida ». La composition « Port-de-Paix » est une ode à sa ville natale. À travers ses rêveries, Guy R Jean recrée le passé et interroge le temps. Il trouve que sa ville natale a changé de visage et il le dit : « Bonjour Port-de-Paix, oh que tu as changé. Je ne te reconnais plus, je marche le long des rues, le regard curieux, cherchant parmi les passants un visage familier ». L’artiste a donc laissé parler son cœur et sa conscience sans tricher. Il accepte son tort et se montre plus fort que l’orgueil qui, souvent, force bien d’autres à nier leur origine. Il s’agenouille pour demander pardon à travers les paroles de cette chanson, «Pardonne-moi ville chérie, oh, car moi aussi je t’ai abandonnée ». Il fait preuve de courage en acceptant son tort. C’est en fait son mea culpa, mea maxima culpa. L’artiste réinvente l’espoir Dans son dernier CD « SI », l’artiste nous met en face d’une réalité que peut-être nous aurions peur d’exprimer. Les paroles de cette chanson nous dictent un fait : dire ce que l’on ressent sans détour. Il est toujours bon de se référer au passé mais quand on s’y accroche trop on risque de troubler son présent, surtout si le passé nous brûle. Nous devons donc vivre notre présent dans toute sa plénitude et créer des conditions capables de nous rendre heureux. « Si » reflète un peu le doute qui envahit l’artiste. Il nous écrit à propos, dialoguant avec son amour : « Si tu mentionnes le passé, il vaut mieux ne plus se revoir, on a déjà tout oublié, de nous deux plus rien à savoir, il faut cependant pour me rassurer me dire que tu m’aimes encore, j’ai parfois des doutes qui me rendent nerveux et si malheureux ». Malgré tout, il vit avec l’espoir que tout s’arrangera. Il sait que ses problèmes ne peuvent durer éternellement puis que rien n’est éternel dans la vie. Le chanteur réinvente l’espoir. Il chasse ses propres déchirements, dissimule ses doutes et ses désirs, à travers son travail introspectif quotidien. Il avoue son sentiment et prouve son innocence puisqu’à travers « Si », il confesse : « tu m’accuses d’indifférence, de naïveté, de frivolité, et pourtant chérie, je vis de passion, d’obsession et de fidélité, je regrette ces circonstances qui m’ont obligé de partir ». Je ne voudrais pas être l’avocat du chanteur. Mais, si l’on se réfère aux paroles convaincantes de la chanson, il est innocent jusqu'à preuve du contraire. Seul au tribunal de la Conscience qu’on pourra lui rendre le verdict qu’il mérite. L’introspection s’avère nécessaire ici plus qu’avant. Entre l’arbre et l’écorce, on n’y met pas le doigt. La perception nous recrée aux yeux des autres et sans le vouloir l’on devient cette nouvelle créature qu’on fait de nous. Tout comme la parole, elle crée. L’œuvre de l’artiste lui a valu deux nominations Au concours qu’organisait « Just Plain Folks Awards », la chanson « Lola » a valu à Guy Robert Jean une première nomination dans la catégorie « Meilleure Chanson » et l’album « Si » a été nominé dans la catégorie « Meilleur Album ». Il faut dire que parmi 350 000 chansons venues du monde entier et que l’organisation avait reçues et auditionnées, « Lola » a été choisie. J’ai bien vérifié les données avant de passer l’information au public. L’album « Si »a aussi été sélectionné parmi 25 500 Disques Compacts. « Lola » présente un autre côté de l’artiste qui, des fois, spécule. Il perd patience, il accuse la personne qu’il aime puis visite son monde intérieur, s’en reprend et réorganise sa pensée. Puis, il s’apaise. Il avance pour dire ce qu’il ressent, « Lola, Lola, Lola, tu te moques pas mal de mes implorations, tu te moques pas mal de mes douleurs, comme beaucoup d’autres je suis victime, victime de ton charme, Lola, Lola, pardonne-moi si parfois je délire, pardonne-moi si j’ai perdu la tête… ». On voit que la peine, la douleur et la passion regorgent ses écrits. Il transcende le temporel pour explorer les tréfonds de son âme et l’univers qu’il s’est créé. Il fait du « temps » la pièce maitresse de son inspiration. Je le trouve naturel puisque la musique est un art du temps. . Si toutes les histoires sont là dans le temps, pourquoi chercher ailleurs ce qui est à sa portée. C’est ce que fait Guy Robert Jean. L’amour demeure la thématique de son répertoire musical. Guy semble embrasser plus d’une facette du monde artistique. Son langage me fait aussi découvrir un Guy Robert Jean peintre. Il le confirme. L’album « Si » me parait bien différent des autres tant au niveau de composition musicale, de la forme, des arrangements, de la voix, des mélodies, de la polyphonie (ou harmonie), du rythme et des couleurs. Je ne pourrais laisser dans l’ombre la contribution et la participation active du guitariste français Joe Wilford à la réalisation de cet album. Le tube « Je Me Demande » dépeint le problème des sans-abris, le malheur des refugiés haïtiens et le cri des opprimés. C’est une chanson rhabillée à l’air du temps. Les paroles sont très expressives. En conclusion, je dirais que la vie est un vaste océan où se baigne tout le monde. Deux extrêmes possibilités peuvent déterminer notre destin : Se noyer si on ne sait pas nager ou nager si on ne veut pas se noyer. Guy Robert Jean a nagé à travers l’immensité de ses rêveries et finalement il fait face à une réalité plus forte que lui. Les bonnes choses n’arrivent qu’à ceux qui savent attendre. C’est la morale de l’histoire ! robertnoel22@yahoo.com * Quand on a 3 dièses (#) à l’armure (après la clef de Sol sur une portée), on prend la note du dernier dièse (#) et on la hausse d’un demi-ton pour obtenir la tonalité majeure du morceau. Si le dernier dièse est Sol dièse #, on la hausse d’un demi-ton et l’on obtient la tonalité de la chanson qui dans un tel cas est La Maj ou Fa dièse # mineur (Fa # min est le 6e degré mineur de La Maj ). S’il ya un seul bémol (b) à la clef, la tonalité est donc Fa Maj.