Radio Television Caraibes: Haiti, Actualites, Nouvelles, News, Politique: Le président Michel Martelly affirme que lorsque l’Etat renvoit un individu, il le renvoit et c’est tout Le président Michel Martelly affirme que lorsque l’Etat renvoit un individu, il le renvoit et c’est tout ================================================================================ La Redaction on 05/03/2012 20:57:00 Le président Michel Martelly a fait savoir lundi que la décision de renvoyer le cartel municipal de Port-au-Prince sera exécuté indépendamment de la volonté du maire révoqué, Muscadin Jean-Yves Jason, de rester accroché au poste. Jeudi, le maire Jason avait fait savoir qu’en dépit du fait qu’il a été " soi-disant révoqué par l’administration centrale, il n’a pas l’intention de quitter son poste au profit d'un nommé, avant la tenue des élections devant désigner son successeur. Dénonçant ce qu’il a appelé un « Coup d’Etat » fomenté par le gouvernement central, M. Jason avait également appelé les maires touchés par cette mesure à la résistance. Répondant à question d'un journaliste le chef de l’Etat a fait savoir que cette décision sera respectée, informant que c’est le gouvernement qui a révoqué. ll a souligné que lorsque l’Etat renvoit un individu, il le renvoit et c’est tout, le reste est peut-être de l’incompréhension. Pour ce qui est de l’organisation des prochaines élections, Michel J. Martelly a informé que le calendrier électoral sera publié une fois le premier ministre ratifié et le nouveau gouvernement installé. C’est le prochain gouvernement qui aura à organiser les prochaines élections donc il faut attendre son installation pour connaitre le calendrier électoral, a dit le chef de l’Etat. Il dit souhaiter que les parlementaires ratifient le premier ministre désigné, Laurent Lamothe de manière à favoriser l’installation du gouvernement dans le meilleur délai, affirmant que l’organisation des prochaines élections est une des priorités de son administration. Toutefois, à la chambre basse , un nombre important de députés ont fait savoir que tant que la commission enquêtant sur la nationalité du président n'aura pas la possibilité de produire son rapport, le dossier du premier ministre désigné Laurent Lamothe restera pendant. Cependant qu'au Sénat des menaces de mort qui auraient eté proférées contre le sénateur François Annick Joseph en rapport avec ses revelations sur le même dosier risque de compliquer la situation. Pour ce qui est du climat d’insécurité qui connait une certaine recrudescence ces derniers temps avec notamment plusieurs cas d’enlèvement et d’assassinat, le chef de l’Etat affirme que contrairement à ce que l'on croit, l’insécurité n’es pas en hausse dans le pays. Pourtant, parallèlement à des cas d'enlèvement, un juge et un avocat ont été assassinés la semaine dernière en l'espace de 24 heures. Pour le chef de l'Etat, les derniers cas d’insécurité enregistrés dans le pays ne signifie pas que le phénomène est en hausse. Il nous faut, a-t-il dit, analyser les statistiques des derniers mois ou celles du mois de février 2011 pour faire une bonne analyse de la situation sécuritaire du pays. Michel Martelly préfère se fier au chef civil de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah): Mariano Fernandez dispose d’un bon service de renseignement. Et à partir ce dont il didpose, je remarque qu’il n’y a pas lieu de parler d’augmentation de l’insécurité dans le pays, se rassure-t-il. AHP