Radio Television Caraibes: Haiti, Actualites, Nouvelles, News, Politique: Les deux membres démissionaires du CSPJ interdit de participer à une rencontre convoquée par Anel Alexis Les deux membres démissionaires du CSPJ interdit de participer à une rencontre convoquée par Anel Alexis ================================================================================ La Redaction on 21/09/2012 07:20:00 Les deux membres démissionaires du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) Me Néhémie Joseph (corps judiciaire) et Me Dilia Lemaire (droits humains) ne devraient pas répondre ce vendredi à une invitation du président du Conseil, Me Anel Alexis Joseph, pour discuter, avec les autres membres, du dossier du Conseil électoral permanent. Me Joseph, également président de la cour de cassation, est accusé d'avoir choisi unilatéralement les trois représentants du CSPJ au CEP permanent qui fonctionne aujourd'hui avec 6 membres sur 9, le Sénat ne disposant pas des 2/3 requis pour choisir avec la chambre, les 3 représentants du corps législatif Selon des rumeurs de toutes sortes, le président du CSPJ pressé par des secteurs de la communauté internationale qui souhaitent que des elections se tiennent au plus vite, chercherait à sortir de sa situation peu confortable, sans perdre la face en invitant ses collègues à la réunion de vendredi. C'est pourquoi, une correspondance a été adressée à chacun des 8 membres du CSPJ y compris les deux démissionnaires. Les secteurs qui les avaient désignés au CSPJ exigent le retrait préalable de l'arrêté du 27 juillet nommant le CEP à six membres dont les 3 retrésentants contestés du CSPJ. Le président de la FBH, Me Carlos Hercule se demande sur quoi le CSPJ va statuer alors que ses représentants sont toujours en fonction au CEP. Le magistrat estime que le chef de l'Etat devrait d'abord rendre vacants les postes occupés par les conseillers électoraux contestés pour favoriser la reprise du processus de désignation au niveau du CSPJ. La ƒédération des barreaux d'Haïti a voté jeudi une résolution en ce sens dans laquelle elle indique qu" Avant de reconsiderer la resolution du 13 Aout 2012 (sur le rappel de son représentant au CSPJ), la FBH exige le retrait de l'arrêté présidentiel ayant donné lieu à I'installation au CEP des trois (3) membres arbitrairement désignés par le CSPJ". La FBH a dans cette résolution réaffirmé son attachement au respect des règles éthiques et démocratiques. Le directeur exécutif du RNDDH (Réseau National de Défense de Droits Humains) Pierre Espérance a la même lecture de la situation. Il exige le retrait de l'arrêté présidentiel nommant le CEP présidé par Me Josué Pierre Louis pour que le CSPJ puisse reprendre le processus de désignation de ses représentants au CEP permanent. M. Espérance a également dénoncé "les rencontres à répétition des membres du CSPJ avec le chef de l'Etat au palais présidentiel". Une correspondance d'un groupe d'organisations de droits humains a eté adressée jeudi au president du CSPJ. " Les Organisations haïtiennes de promotion et de défense des droits humains, signataires de la note du 16 août 2012, vous réaffirment que leur représentante ne siégera pas au sein du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire tant que les problèmes fondamentaux l’ayant forcée à laisser son siège ne seront pas résolus », écrivent-elles en substance. Le président de la commission justice et sécurité publique de la chambre des députés, Emmanuel Fritz-Gérald Bourjolly, affirme ne pas comprendre la démarche de la FBH et du RNDDH. Pour le parlementaire, si la rencontre se tient vendredi en l'absence des conseillers démissionnaires Dilia Lemaire et Néhémie Joseph et que les autres membres entérinent le choix des conseillers électoraux représentant l'institution au CEP permanent, ils ne pourront pas, par la suite s'en plaindre. Le CSPJ n est ni Dilia Lemaire, ni Néhémie Joseph pas plus qu il n est le président du CSPJ Anel Alexis Joseph, a lancé M. Bourjolly qui est même allé à se demander si ces conseillers démissionaires sont pourvus de bon sens. Toutefois, pour beaucoup de secteurs, si une solution n'est pas trouvée dans ce dossier, il y a de sérieux risques qu'il compromette les élections et accentue la crise politique, alors que le pays fait déjà face à une grave crise sociale. AHP