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Pour réduire la mortalité maternelle en Haiti

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La présidente de l’Association des Infirmières Sages-femmes d’Haiti (Aisfh), Julianna Joseph François, plaide en faveur de l’augmentation du nombre de sages-femmes à travers le pays, afin de réduire le taux de mortalité maternelle, le plus élevé dans la région des Caraïbes.

« Si nous souhaitons arriver à la réduction de la mortalité maternelle en Haïti, il faut, de toute urgence, que le nombre de sages-femmes, soit augmenté de façon considérable », soutient l’infirmière, lors d’une cérémonie marquant la journée mondiale des sages-femmes, célébrée chaque année le 5 mai.

Lors de cette cérémonie, à laquelle a assisté AlterPresse, Julianna Joseph François préconise un plan de rétention des cadres, afin d’éviter leur déperdition, et l’intégration des infirmières sages-femmes dans le système de santé, dès la fin de leur service social.

Malgré de multiples efforts, le taux de mortalité maternelle en Haïti reste le plus élevé dans les Caraïbes et l’Amérique latine. Il est estimé à 350 pour cent mille naissances vivantes, selon l’Organisation mondiale de la Santé (Oms).

Depuis 17 ans (2000-2017), une cohorte de sages-femmes est déployée à travers Haïti, avec pour mission principale de militer, corps et âme, contre les décès au niveau maternel et néo-natal.

Le nombre de sages-femmes, desservant la population haïtienne, ne dépasse pas 425.

Un avant-projet, du cadre légal de la profession des sages-femmes, sera bientôt soumis au parlement, projette la présidente de l’Aisf.

« La forte demande de services de santé de la reproduction dépasse l’offre de services des professionnels de santé, plus spécifiquement les sages-femmes », admet le Dr. Fritz Gérald Nerette, du Ministère de la santé publique et de la population (Mspp) .

Pour lui, les sages-femmes constituent un maillon incontournable dans la mise en œuvre des services de santé.

Marielle Sander, du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), indique combien l’investissement de deux dollars per capita permettrait d’éviter, d’ici l’année 2036, 12 mille décès maternels, 74 mille décès de nouveau-nés, et 25 mille mort-nés .

Dr Luis Filipe Codina, de l’Organisation panaméricaine de la Santé / Organisation mondiale de la Santé (Ops/Oms), assure que cette entité facilitera l’échange d’expériences positives dans différents domaines, à savoir la formation, la recherche, l’expérience de travail, la législation, et l’humanisation des soins de l’accouchement.

Au terme de la cérémonie, la sage-femme Marie Lirette Casimir a été distinguée, par le Mspp, pour son dévouement à mettre au monde six enfants, durant le passage de l’ouragan Matthew à Jerémie (Sud-Ouest) les lundi 3 et mardi 4 octobre 2016.

Alter Presse