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« Mario Andresol en disgrâce pour avoir facilité l’arrestation de dealers proches du pouvoir »

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L’opération menée conjointement par la DCPJ (BLTS) avec la DEA le jeudi 23 Février dernier à Tabarre et qui a permis la saisie de 300 kilos de cocaïne et l’arrestation d’un colombien (Jairo Jaimes Panuela) et d’un haïtien du nom de Compère Charitable  n’était pas aussi simple qu’on le croyait. C’est du moins ce que le député de Delmas/Tabarre a laissé entendre hier à l’émission Ranmase sur Caraïbes FM.  Cette opération autorisée par le directeur général de la police, Mario Andresol semble avoir consommé son divorce d’avec le palais national. L’ancien officier de l’Armée d’Haïti qui n’était pas en odeur de Sainteté avec Michel Martelly est devenu tout simplement un personnage indésirable dont on réclame presqu’ouvertement le départ car, il a osé s’attaquer aux dealers proches du président de la République et ceci n’a pas de pardon, a encore indiqué Arnel Bélizaire qui confie même que la convalescence prolongée du DGPNH (opération au pied) n’est que diplomatique et que l’intention c’est de l’éloigner le plus que possible du commandement de l’Institution et l’obliger à  s’en aller. « Ce n’est pas sans raison que le commerce de la drogue a augmenté dans le pays depuis l’avènement de Michel Martelly ; Haïti est redevenue le carrefour de la drogue qu’elle était à un moment donné ». déclara plus loin Arnel Bélizaire qui, sur la même lancé a dénoncé « une milice rose » que le président de la République envisage d’implanter dans le pays en lieu et place du projet de l’Armée qu’il clame haut et fort. Le sénateur Annick François Joseph croit que ce désordre généralisé (des hommes en armes à  Lamentin et un peu partout dans le pays) est orchestré par le pouvoir à  dessein pour intimider ses opposants et faire peur aux gens. « Qu’on leur donne le nom qu’on veut, s’il vous plait ne les appelez pas militaires démobilisés car, des adultes de 30 ans et moins qui en font partie ne peuvent pas avoir été membres d’une armée inactive depuis plus de 17 ans », s’est emporté le parlementaire appuyé par le Dr Jean Hénold Buteau de ACAO qui indique que cette stratégie fait partie d’un plan habilement ourdi pour nous conduire tout droit vers  le totalitarisme. L’impréparation, l’amateurisme et l’improvisation de cette nouvelle équipe au pouvoir font évidemment craindre le pire pour l’avenir immédiat de ce pays d’autant plus qu’elle gouverne avec une arrogance ‘’insolente et déconcertante’’ ; ils font croire que rien n’a été fait avant avec une campagne de propagande qui coute cher au pays, a encore dit Jean Jean Buteau. L’ancien responsable syndical (CONASOVIC), Rosemond Jean accusé d’avoir été à la tête d’un commando de ces hommes en armes à  Carrefour avant-hier et qui a eu des démêlées avec des agents de la police était venu à  l’émission pour se défendre et défendre le mouvement mais il a été « mangé tout cru » par le sénateur Joseph qui a accusé le syndicaliste de servir de collabo au pouvoir pour perpétuer le désordre dans la ville et permettre la résurgence d’une pratique ancienne sous la dictature, à  savoir le VSN ou les bandes de hors la loi ou groupes paramilitaires. Le député Bélizaire a aussi accusé Rosemond Jean d’attaché (civil en armes au service d’un pouvoir pour ses louches activités criminelles). « J’étais militaire et j’ai servi dans la 43e compagnie, dites-moi Rosemond à quelle unité est-ce que vous apparteniez et c’est à ce seul titre que je pourrai continuer à dialoguer avec vous » ; le concerné qui a avoué  n’avoir jamais été dans l’Armée et qu’il est un simple conseiller pour les « militaires démobilisés » a été désavoué par le panel ; le professeur D’Meza lui a même conseillé de revenir à ses premiers amours, à savoir la défense des sociétaires victimes des coopératives.  Auguste D’Meza qui confie qu’il y a une grande tension due à un climat de méfiance et de la peur installée dans le pays met la société en garde contre le retour de la dictature en Haïti. « J’entend souvent des gens dire qu’on est à  quelques pas de la puissance étoilée et qu’une dictature ne saurait s’instaurer dans le pays ; je leur réponds qu’elle peut venir sous une forme déguisée comme le totalitarisme et qu’avant qu’on ne s’y rende compte, elle pourrait avoir le temps de faire des ravages irréparables ; autant la contrer dans l’œuf et tuer toute velléité en ce sens ». Le président du sénat et de l’Assemblée Nationale, Desras Simon Dieuseul avait fait un passage-éclair à l’émission pour attirer l’attention de l’opinion publique sur un complot préparé au camp Canaan (Camp des réfugiés du 12 Janvier au nord de la capitale) pour assassiner des personnalités dont le sénateur Annick François Joseph. « Je suis venu dire à  ces esprits écervelés que le coup ne passera pas car, la nation se mettra debout pour contrer toute forme de totalitarisme et de pouvoir qui dirigera  par la terreur et la répression ».  Annick François Joseph dira même que des collègues sénateurs sont mêlés dans ce coup-bas et qu’il ne se laissera pas intimider, pas plus qu’il ne baissera pas l’échine. « En temps et lieu, je dévoilerai le nom de ces traitres », conclut le parlementaire décidé plus que jamais à  faire son travail de législateur et a pousser le dossier de l’enquête sur la nationalité du président de la République jusqu’au bout pour que ‘’nous soyons pas diriges par un blanc sans le savoir’’.