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Comment résoudre le problème d’acte de naissance et d’identification ?

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Le problème d’acte de naissance et d’identification, des droits fondamentaux du citoyen, a été au cœur des débats de Forum du samedi 4 mars 2017. Et pour en débattre, le Forum a invité le directeur général des Archives nationales Jean Wilfrid Bertrand, l’ancien directeur général de l’Office national d’identification Jean Baptiste Fils Saint-Cyr et le professeur d’université Ronald Augustin. 

D’entrée de jeu, le directeur général des Archives nationales reconnait que le problème d’identification est un problème crucial. Sans pouvoir vraiment vérifier l’exactitude du chiffre, il estime à 3 millions le nombre de personnes vivant en Haïti sans acte de naissance dont la majorité se trouve dans les zones rurales très reculées. A cela, le responsable des Archives a ajouté la désuétude du système d’enregistrement dès la naissance. Pour pallier ce grave problème – qui constitue également une violation des droits humains – Jean Wilfrid Bertrand recommande l’utilisation  des moyens du bord telle l’implication des autorités religieuses, des responsables de centres de santé, de dispensaires dans l’enregistrement des enfants à la naissance.   En outre le problème d’identification des Haïtiens vivant dans des zones frontalières  a été débattu. Les invités ont fait état de ces citoyens n’ayant aucune identité.  

Le juriste Ronald Augustin enjoint l’Etat à jouer son rôle tel que l’y obligent les différentes conventions qu’il a ratifiées à cette fin. Le problème d’acte de naissance et d’identification est dû, selon lui le professeur Augustin, à la faiblesse de l’Etat, des institutions chargées d’enregistrer les personnes.  

L’ancien directeur général de l’Office national d’identification, Jean Baptiste Fils Saint-Cyr, a déploré le fait par des institutions privées ne respectant pas scrupuleusement l’utilisation de la carte d’identification nationale tel que l’exige la loi. 

Concernant l’épuration  des bases de données de l’ONI – qui fait souvent l’objet de critiques surtout lors des dernières élections –, l’ancien directeur général de l’ONI Jean Baptiste Fils Saint-Cyr rejette la responsabilité sur les institutions concernées, qui selon lui, doivent informer l’ONI des noms de personnes à enlever de sa base de données.   

Le problème de mise en commun des bases de données des institutions d’identification a été également sur la table de discussion de Forum.  Ainsi, le directeur général des Archives nationales a annoncé que les Archives nationales, le Service d’immigration et d’émigration et l’ONI travaillent à la synergie de ces trois de base de données. Ce qui permettrait l’accès rapide et fiable aux informations et d’offrir des services de qualité aux citoyens. Ce travail  pourra également résoudre de nombreux problèmes liés aux activités de faussaires.  Le directeur général s’est réjoui que cela fasse partie des priorités du nouveau de la République Jovenel Moïse.