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Haïti au Grand Palais à Paris : des drames, une histoire et une création foisonnante

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image Toussaint Louverture

Le Grand Palais à Paris consacre une séduisante exposition à Haïti, réunissant des œuvres de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui. Un autre regard sur la vie et l’histoire de l’île. Voici trois raisons pour lesquelles l’expo mérite un détour.

1 Dépasser les stéréotypes
Haïti, terre meurtrie. L’œuvre de Jean-Ulrick Désert, Constellations de la déesse, est là pour rappeler le terrible tremblement de terre de janvier 2010 et ses 230 000 morts : sept cents étoiles accrochées sur du velours rouge, et une croix qui se dégage. Mais l’exposition dépasse les drames. Elle veut lutter contre les poncifs. L’art naïf, s’il est bien présent, ne suffit pas à résumer la création haïtienne. De même que les traditions, les influences du culte vaudou, de la religion et de la franc-maçonnerie : si elles sont bien réelles (voir les statues en béton des rites rada, nago et petro), elles sont aussi dépassées. Les artistes se les approprient, les malaxent, comme avec ces poupées de Pierre Barra, entremêlées dans du tissu, des perles et du ruban.
2 Une immersion
Des scènes du quotidien évoquent une douceur de vivre : Le Baiser (Hector Hyppolite), La Balançoire (Manuel Mathieu)… Haïti, c’est aussi cela. Et une faculté à défier la mort. C’est Mon cercueil, de Préfète Duffaut : un cercueil en art naïf avec la mer, des bateaux en partance… Des couleurs qui explosent, aux quatre coins de l’exposition. On découvre aussi l’art du portrait, avec une galerie des présidents haïtiens, ainsi que celui de Toussaint Louverture, icône de la révolution haïtienne. Les œuvres de Jasmin Joseph, et ces officiels représentés en animaux, sont aussi là pour dénoncer et moquer la société haïtienne, hiérarchisée.
3 Créativité
Un bouillonnement et un dynamisme qui sautent aux yeux, la « récup » élevée au rang d’art, comme cette Vierge de Nasson, nichée dans une petite barque en bois et faite de petits objets métalliques. Il y a aussi ces portraits des dictateurs Duvalier, « Papa Doc » et « Baby Doc », réalisés avec des agrafes plantées dans du bois (Sasha Huber). Ici, l’art est un trompe-la-mort.
« Haïti », au Grand Palais, PARIS. jusqu’au 15 février de 10 h à 20 h (22 h le mercredi, fermé le mardi). Tarifs : 12 - 9 €.

PAR MATTHIEU DELCROIX

Source: Lavoixdunord



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