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Jean-Baptiste Remarais, entre éducation et communication

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image Jean Baptiste Remarais

Jean-Baptiste Remarais. Ce nom dit forcément quelque chose aux fans des émissions Matin Caraïbes et Analyse. Ticket se propose de dresser le portrait de ce présentateur qui partage sa vie entre l’éducation et la communication.

L’éducation est l’un des credo de Jean-Baptiste Remarais. Amoureux de l’enseignement, celui-ci lui y a dédié dix années de sa vie. Jusqu’à ce qu’il constate avec regret que la médiocrité a aussi gagné les bancs de l’école. « L’école n’a plus les mêmes référents. Ces derniers sont devenus en quelque sorte ''antiscolaires''. L’école n’est plus basée sur les valeurs éducationnelles », déplore l’ancien professeur de langues vivantes - français, créole, anglais, espagnol- et de sciences sociales. « L’obscurantisme s’est partout installé. Haïti fait face à une crise globale, sociétale portant les caractéristiques d’un pays incapable d’embrasser les voies de la lumière. En l’occurrence le savoir, la vérité, les mouvements politiques conséquents », poursuit l’ancien étudiant de l’École normale supérieure (ENS) et de la Faculté linguistique appliquée (FLA).

Après ce regrettable constat, cet amant de l’audiovisuel, de la communication médiatique intègre en 2013 la Radio Caraïbes. L’aventure de M. Remarais avec son autre dada pouvait donc commencer. Une façon pour ce père de trois enfants de promouvoir une autre forme d’éducation – sociale, politique-, de garder malgré tout ses racines d’éducateur. « J’ai rejoint le staff de Matin Caraïbes, une émission socioculturelle qui, en dépit de sa portée humoristique, traite de sujets importants. Grâce à ce canal, j'arrive à  transmettre un message citoyen, civique, social. Lequel est aussi relatif à notre identité, l’identité haïtienne. Moun nwa. Un combat contre toute forme de néocolonialisme », a-t-il indiqué.

Deux années plus tard, soit le 8 mars 2015, l’ancien membre de l’OPL est sur les ondes de la Télévision Caraïbes avec Analyse. « Un programme sociopolitique, économique et culturel. En fait, tout ce qui touche la société fait objet d’Analyse. Pa gen tèm ki pa ka analize. Tout sujet, tout domaine. Néanmoins, c’est l’analyse comme outil scientifique et éclairé. L’émission est une source d’information pour notre public », explique le présentateur qui trie ses invités sur le volet. 

Jean-Baptiste Remarais se présente comme un libéral. Il croit en une éducation libérale. Laquelle ne prétend en aucune manière restreindre le droit à la liberté de quiconque. « Nul n’a besoin d’un système de contraintes pour mener sa vie à bon port. L’essentiel, c’est d’apprendre les principes de la liberté dans le but de s’autodiscipliner. Pour éduquer un enfant, on n’est pas obligé de recourir aux fouets. Ou pa bezwen yon rigwaz, yon matinèt. Il suffit d’être un modèle : la modélisation comportementale », dit-il. Ce libéral dans l’âme ne fait aucune réserve en matière de liberté. « La liberté en tout. Il relève du droit de chacun de faire librement usage de son corps. À chacun son orientation sexuelle, professionnelle, religieuse. Néanmoins, il faut éviter de choquer les gens de notre entourage. Sinon, la sexualité deviendrait répréhensible. Légiférer sur les pratiques sexuelles en Haïti n’est pas vraiment crucial. Puisqu’il existe un ensemble de mœurs beaucoup plus puissantes que les lois. Pour répéter Montesquieu, je dirai que les bonnes mœurs quand elles sont bien pratiquées atterrissent mieux que les meilleures lois », évoque l’ancien membre de la Fusion, qui a mis fin à sa militance au sein des partis politiques.

Le natif du Cancer soutient, entre autres, les idéaux féministes. « Je suis un homme féministe. Je crois en l’équité de genre. Celle-ci se révèle être le moteur de toute société », affirme l’ancien élève du lycée Anténor Firmin. Par ailleurs, le membre de l’Office de concertation pour le développement a déploré « l’éducation fournie aux femmes ne contribue pas à faire d’elles des femmes autonomes, indépendantes. Sauver la femme même contre la femme, me dis-je souvent. Parce qu’elles ont la capacité de réaliser, d’accomplir de grandes choses ».

Des rêves, le mordu de la lecture et de la poésie en a. « Je rêve d’un monde meilleur où la liberté, la vérité, la justice sociale sont de mise. Je voudrais voir tous les Haïtiens évoluer dans un pays prospère, libre, juste », émet-il après une grande inspiration.

Sindy Ducrépin source Ticket Magazine



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