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John Steve Bruenasch, samba intemporel

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image John Steve Brunache

Tous les yeux sont rivés sur le concert baptisé « Renaissance » prévu ce samedi au Marriott Hotel avec John Steve Bruenasch à l’affiche et Boukman Eksperyans en guest-star. Grâce à cette initiative d’Encre d’Or et de la RTVC, le samba procède, de son aveu, à un retour à ses racines puisque, depuis plus de 25 ans, il n’a jamais foulé le sol du pays. Portrait d’un artiste avec un seul album sorti en 1994 comportant des textes qui n’ont jamais pris une ride.

Grâce à Madanm, Linyon, Yahwhé, La relèv…et Chimen Limyè, le titre éponyme de son unique opus, Jhon Steve Bruenasch rentre dans le club sélect de ces artistes et groupes affranchis du passage du temps. Toutes ses compositions n’ont jamais été galvaudées en dépit du fait qu’elles ont servi de générique à des émissions, de publicités pour les foires et autres activités populaires ou encore récupérées à des fins politiques dans des mouvements qui ont marqué notre histoire contemporaine. 

Il est né "Brunasche" à Jérémie d’un père Cubain et d’une mère haïtienne qui ont trois enfants. La musique est un bain dans lequel il est trempé depuis l’enfance. Dans le quartier, donner des sérénades est une tradition autant que le football. Le quidam autant que le notable est virtuose du banjo, de la guitare ou d'autres instruments. En plus,  pour avoir été enfant de chœur à l’école congréganiste qu’il a fréquentée, les chants grégoriens et autres rythmes catholiques participent à son développement musical

Vers l’adolescence, il rentre dans la  capitale pour poursuivre son parcours académique. Durant les eighties, interpellé par les conditions difficiles dans lesquelles vivaient ses compatriotes, il se met à composer des textes qui devront plus tard figurer dans son répertoire. Après le bac,  il est plus attiré par la musique que par les études.

Quelque peu nostalgique de l’ambiance dans laquelle il a baigné en province,  il décide de monter avec quelques potes fraîchement arrivés à Port-au-Prince un groupe baptisé « Tonm Tonm » en référence au plat à base du fruit de "lam veritab" admis comme étant endémique à la Grand'Anse.

Le groupe surfant sur la vague des premiers vidéoclips haïtiens réalisés par la TNH devient très vite un inconditionnel des mélomanes avant de sombrer rapidement comme un château de cartes à cause du décès d’un des membres dont le pseudo est « Mayi Moulen ».  Ils étaient cinq au départ. Leur clip "Linyon" a eu beaucoup de succès.

En 1990, John Steve se lance en solo,  poursuivant dans la lignée du travail du défunt groupe. Il parvient à la  3e place avec le titre « La relèv » à un concours à succès qu’organisait la American Airlines. 

Il faudra attendre 1994 pour qu’il lance Chimen Limyè,  son album réunissant les titres sur lesquels il travaillait depuis Tonm Tonm. Le succès n’attend pas, il est sollicité partout à l’étranger. Mais jamais avant l’initiative d’Encre d’Or et de la RTVC, on n'avait réussi à le faire rentrer au pays. « C’est un plaisir, un honneur de produire finalement en Haïti. Je retrouve mes racines, je reviens à la source. C’est rafraîchissant, c’est bon pour mon âme », confie-t-il. Il ajoute avoir éprouvé du plaisir en déambulant après tant d’années sous notre soleil,   dans nos rues tortueuses. 

Entre-temps, pour vivre, s’occuper de sa famille qu’il avoue nombreuse, il achète des actions dans des entreprises aux USA après avoir beaucoup bossé. Le "e" final de son patronyme a bougé pour succéder au "u" pour être plus commercial. Derrière cette nomenclature se cache un mégaprojet sur lequel il travaille et dont il se garde d'en dévoiler la teneur pour l’instant.  

Selon le samba, ses textes sont intemporels parce qu’ils proviennent de la source. Il entend par là le ressenti dans la peau qu’il éprouvait à l’époque où il les écrivait. «  J’admets sans prétention le qualificatif de poète prophétique par lequel bien des gens me désignent parce que bien des choses que je chante se réalisent après coup »,  ajoute le chanteur.

Aux fans qui viendront samedi,  il leur dit qu’il fera  de leur satisfaction son devoir. Il les attend donc tous autour de la scène à Marriott ce samedi. Boukman Ekpseryans sera aussi de la partie pour des retrouvailles extraordinaires.

Chancy Victorin source ticket magazine



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