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Le marché musical après la tournée estivale 2017, en Haïti, des groupes musicaux d’outre-mer

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image Une soirée animée par Harmonick aux Cayes

La tournée estivale des groupes musicaux en Haïti a été une vraie surprise cette année. Beaucoup plus de groupes avaient décidé d’alimenter la compétition musicale au cours de cette période. Une telle décision avait créé un encombrement, rendant la compétition plus difficile pour la majorité des groupes musicaux. Cette diversité a aussi eu son effet, causant le faux pas de plusieurs formations musicales à plusieurs occasions. D’un autre côté, les gens se trouvaient dans l’embarras du choix pour vraiment décider à quelle soirée ils voulaient participer.  

Les investisseurs et groupes musicaux jouent à qui perd-gagne

On a été témoin de quelques soirées qui n’avaient pas satisfait les espérances des investisseurs ni non plus celles de certains groupes musicaux. Malgré ces difficultés, les plus affectés s’autoproclament gagnants aujourd’hui, laissant croire que toutes les soirées qu’ils avaient animées ont été une réussite. Ce business de la musique est incompréhensible. Les investisseurs et promoteurs jouent à « qui perd- gagne » (J.R. Noël).  Que veulent-ils prouver au grand public ? On ne comprend pas comment un individu qui a perdu son investissement puisse se déclarer vainqueur, oubliant que toutes les preuves sont encore disponibles pour prouver le contraire. 

On ne saurait oublier de mentionner la soirée de Disip à Marchand qui a été boycottée. On accuse Gracia Delva d’être l’auteur de ce coup monté. Le promoteur était interdit d’organiser la soirée, sans qu’il ne connaisse les vraies causes, dit-il. Aucune explication claire ne lui a été fournie. Gracia Delva ne s’est jamais prononcé sur cette affaire louche l’impliquant directement. Le plus grand problème que confrontent les évaluateurs et observateurs des activités des groupes en tournée c’est que les évaluations ne se font pas à partir des données scientifiques. 

La véracité des informations diffusées par les dirigeants d’orchestres 

Tout le monde spécule, sans même tenir compte des paramètres utilisés à travers le monde dans tous les concours organisés. Dans le cadre des tournées annuelles, on ne peut pas vraiment parler de concours puisqu’il n’y a eu aucune structure mise en place pour  montrer qu’il s’agit d’une vraie compétition. Au fait, tel n’a pas été le cas puisqu’aucun règlement n’a été établi pour que les orchestres le mettent en application. 

Les orchestres s’éparpillaient à travers la capitale et les différentes villes de province. Aucun groupe n’était accompagné d’un attaché de presse. Et aucun organe de presse en Haïti n’a la capacité de déléguer des observateurs à toutes les soirées des groupes à travers le pays.  Sur quoi vont-ils se baser pour déterminer les gagnants. On les attend à la croisée des chemins où la vérité triomphe toujours sur le mensonge (J.R. Noël). Mieux vaut  une triste vérité qu’un mensonge joyeux. Toutes les informations reçues des managers ou des musiciens d’un groupe sont biaisées. 

Certains managers de groupes essaient de duper le public en exagérant le nombre de participants aux bals que leurs groupes avaient animés. Il y a une pratique qui devient monnaie courante dans ce circuit. Il s’agit des photos truquées que certaines formations musicales très connues affichent sur les réseaux sociaux (J.R.Noël). On n’aurait jamais imaginé qu’un groupe musical aurait eu l’audace d’afficher une photo où l’on arrive à identifier, près du podium, un ami d’enfance qui est décédé depuis au moins deux ans. Les groupes utilisent toutes sortes d’astuces pour se montrer compétitifs aux yeux du public. Pourtant, ils n’affichent pas des photos de bals, qui d’après tout le monde, n’ont pas réussi. Ils ne se rendent pas compte que la qualité des prestations est prise en considération par des observateurs impartiaux qui s’y connaissent.  

Certains animateurs, et même des organes de presse, vont décider des gagnants de la tournée 2017 sans être capables de justifier leurs choix. Une telle pratique n’a jamais étonné grand  monde. Et une fois n’est pas coutume. C’est étonnant qu’aucun animateur ou journaliste culturel n’a encore présenté une liste de gagnants sans afficher leurs critères de sélection, comme à l’accoutumée. Tous les groupes se déclarent meilleurs, cherchant à influencer les journalistes culturels et les animateurs  de radio dans leur décision pour déterminer le groupe le plus performant de cette période estivale. Il serait mieux qu’on se taise sur cette classification puisqu’elle ne fait pas avancer le compas direct à l’échelle internationale.  

Les retombées financières de la tournée estivale 2017

Du point de vue financier, on aurait tendance à croire que tous les groupes ont fait de bonnes recettes. Telle n’a pas été la situation puisque quelques formations musicales ont pris le risque d’organiser leurs propres soirées. Certaines d’entre elles n’avaient pas réussi. Il faut souligner que toutes les affiches annonçaient  des soirées où des groupes musicaux partageaient la scène avec d’autres orchestres. On commence à observer un phénomène montrant que les promoteurs sont une espèce en voie de disparition puisque certains groupes décident de ne plus utiliser leur service et assistance pour organiser de grandes soirées dans des villes comme le Cap-Haitien.  On peut citer les groupes Klass, Nu Look,  Harmonik et Gabel. 

Les orchestres pourraient, dans ce même esprit, organiser entre eux des spectacles ou des concerts capables d’attirer plus de gens que les bals. On doute fort qu’ils vont considérer une telle possibilité parce qu’ils ne s’entendent pas quand il s’agit du bien-être collectif. L’on se demande même si ce comportement égoïste n’est pas culturel, c’est inné (J.R. Noël). Il faut aussi prendre en compte les dépenses que ces orchestres ont encourues pendant leur déplacement d’une ville à une autre, telles que : les frais d’hébergement et de repas, de transport, le coût pour garantir la sécurité des musiciens, argent de poche des membres du groupe et tout aussi bien la couverture de frais divers.  

Dans un tel bilan, on ne droit pas exclure les soirées gâchées par la pluie ou celles que les orchestres ont annulées par anticipation d’un nombre restreint de participants à un bal ou à un autre. Certains groupes musicaux connus sont largement déficitaires. Tandis que d’autres attendent encore le solde que leur droit un quelconque organisateur de soirées à qui ils avaient vendu des dates pour organiser un ou deux bals qui n’avaient pas réussi.  Les musiciens de certaines formations musicales commencent à perdre patience puisque les responsables de leurs groupes ne tiennent pas leur promesse de s’acquitter de leur dette envers eux.  Le marché musical compas direct n’a pas changé de décor, malgré tout le buzz qui se faisait au autour des  tournées d’été 2017 en Haïti.  

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