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Le nouveau groupe musical « KAÏ » de Richard Cavé face à de grands défis

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image Kai

L’habitude produit des effets qui, souvent,  nous font rester stupéfaits devant la rupture abrupte d’une relation entre deux êtres qui s’aiment éperdument,  ou bien face à l’effondrement d’un partenariat existant entre un groupe d’individus partageant les mêmes intérêts et les mêmes rêves. Toute séparation entraîne des conséquences et crée souvent un grand vide difficile à combler. On n’arrive pas facilement à faire la différence entre l’habitude et l’amour, surtout quand il s’agit de relations de longue durée. Vraiment, on confond souvent « l’habitude » et « l’amour ».  Cela se remarque aussi dans l’univers musical où évoluait le groupe Carimi. 

Le mot CaRiMi est un dérivé des noms de Carlo, Richard et Mickaël. Etait-ce l’habitude ou l’amour qui les unissait ?  Les membres fondateurs du groupe Carimi avaient souvent fait état de leur solide amitié d’enfance. Mais, ils n’ont pas su vraiment prioriser leurs intérêts communs et, de ce fait, ont causé la dissolution de cette formation musicale qu’à trois ils avaient créée. Ces trois amis avaient fait un vœu « pour le meilleur et pour le pire » qu’ils n’ont pas tenu. De cette séparation est né un nouveau groupe que Richard Cavé baptise du nom de « KAÏ », et qui a d’énormes défis à relever. 

À qui la faute? 

Mickaël Guirand avait, une seconde fois, décidé de se séparer du groupe. Son départ a troublé l’océan sur lequel Carimi voguait sans crainte d’un quelconque mauvais temps. On pourrait invoquer Alphonse de Lamartine pour dire à Carimi : « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ». Ce groupe s’est fragmenté en trois.  On a pu découvrir que chacun des membres fondateurs avait un nouvel agenda. Richard Cavé espérait recoudre le tissu déchiré au plus vite, mais, ne pouvant céder aux caprices de Carlo, il a enfin choisi de faire cavalier seul. Il laisse libre choix à Carlo Vieux et Mickaël Guirand de décider de leur vie artistique.  Il faut quand même rappeler que ces anciens membres fondateurs de Carimi ont fait preuve d’une grande discrétion. Ils disent tout au cours des interviews qu’ils ont accordées, mais jamais les vraies causes de leur rupture. On sait que la dissolution de Carimi est due au manque de communication entre ses fondateurs. 

Le public blâme et accuse Mickaël Guirand de tous les péchés du monde. Certains inventent même des récits sans fondement. Il faut quand même rappeler à Mickaël que le public s’inquiétait de son absence. C’est ce qui avait créé tout le drame. On se sent soulagé d’apprendre qu’il revient sur la scène HMI. Il sera à l’affiche en compagnie de Tabou Combo au festival de Bercy, le samedi 8 avril 2017. C’est déjà une preuve que son moral est au beau fixe. D’autres gens au contraire pensent que Carlo est responsable de la détérioration de la crise, en faisant des déclarations qui laissaient croire qu’il abandonne à jamais la scène HMI. Les preuves sont encore là. 

Carlo présentait de longs éditoriaux sur les réseaux sociaux et les stations de radio, où il avait déclaré qu’il voulait passer plus de temps avec sa famille et qu’à côté de la musique il avait d’autres moyens pouvant lui permettre de vivre aisément. Voilà qu’aujourd’hui, Carlo Vieux a intégré le groupe « 5 Lan », mieux connu sous le nom de « djaz gouyad la » sur la scène HMI.  Donc, il y a anguille sous roche. De Carimi à 5 Lan, est-ce une progression  / promotion  ou une régression ? Faut-il croire ces musiciens du monde konpa dirèk sur parole?  Le cas Carlo en est un exemple montrant qu’il faut toujours se méfier des déclarations de ces  musiciens.

On accuse aussi l’ex-manager de Carimi de n’avoir pas tenu ses promesses envers Mickaël Guirand. Celui-ci n’avait pas donné signe de vie à ses camarades depuis son abandon. Il avait besoin d’un exutoire pour alléger le poids qui pesait lourd sur son existence. Loin du monde et loin du bruit ! Pendant qu’il avait le statut d’agent libre, il était convoité par d’autres orchestres. Son talent et sa popularité attiraient certains groupes musicaux, mais les conditions n’ont pas été vraiment réunies pour lui offrir un contrat décent. Mickaël se méfie des belles promesses de campagne de tous ceux qui le convoitaient. Est-ce pourquoi il est en route vers un autre destin. Les quinze ans que le chanteur a passés au sein de Carimi lui confèrent une valeur marchande qui n’est pas à la portée des petites bourses. C’est ce qui a retenu certains convoiteurs à l’écart. 

Richard Cavé a bravé la tempête pour concrétiser son rêve 

Richard a engagé d’autres musiciens et a fait appel à Mikaben (Mickaël Benjamin) qui, à cause de ses engagements personnels, semble détenir un statut permanent d’artiste invité à toutes les soirées qu’anime KAÏ. Cela ne tient pas. D’après notre compréhension du showbiz, un artiste invité est quelqu’un qui fait une apparition de très courte durée au cours d’un spectacle spécial, puis se retire de la scène. Mikaben sert plutôt de support à Richard Cavé qui, aujourd’hui, joue le rôle de chanteur-lead du groupe. On n’est plus au temps de Carimi où Mickaël Guirand chantait et animait pendant toute une soirée. 

Richard Cavé pour faire sentir la présence de KAÏ a mis une chanson démo en circulation, accompagnée d’une vidéo en support. . Il s’agit du tube « Malad » qui a gagné rapidement du terrain. Comme autre stratégie, il avait pris l’initiative de participer au carnaval haïtien 2017 tenu aux Cayes, même quand les responsables du groupe savaient bien que KAÏ n’avait pas le punch musical qu’il fallait pour briller à cet événement culturel. L’essentiel pour KAÏ ce n’était pas de gagner le pari, mais plutôt d’imposer son existence. Coup de maître! 

Les prestations en live de KAÏ  le placent sur la bonne voie. Sa récente participation à « La Nuit des Jeunes », au club Amazura, a été un parfait exemple. C’est surtout la présence sur scène de ces musiciens qui les fait admirer. Ils bougent et transmettent leur énergie au public, particulièrement Mikaben. Cependant, leur musique manque un peu de substance, et l’homogénéité ne se ressent pas encore. Ils peuvent facilement combler cette lacune en intensifiant leurs séances de répétitions. Richard Cavé doit travailler sa voix et pratiquer les techniques respiratoires pour être complètement en plein contrôle de la situation. Il a certaines précautions à prendre au cours des prestations de KAÏ. Pour l’instant, il doit s’abstenir de participer à la chorale après avoir chanté les lignes mélodiques.

L’apprentissage: La meilleure école de la vie

Richard Cavé avait aussi jugé bon de choisir Shedly Abraham comme batteur de son nouveau groupe, mais celui-ci l’a abandonné aux premiers cillements des paupières, malgré ses promesses d’allégeance. Le titre de maestro revient de droit à Richard Cavé. Celui-ci doit s’attendre à d’autres défections, d’après ce que nous confie un musicien de KAÏ. Shedly est un excellent batteur konpa dirèk, mais qu’aurait-il apporté de nouveau au groupe KAÏ, sinon le traditionnel « Menm ti bagay la » ? La survie et le succès de KAÏ dépendront de plusieurs paramètres, tels que : la discipline, une bonne production musicale, une promotion agressive et un marketing convaincant, le respect des dirigeants envers les musiciens, le respect mutuel entre musiciens et la promptitude de paiement du salaire des artistes, etc.  

On ne peut pas trop blâmer Shedly, s’il n’avait signé aucun contrat avec KAÏ. Mais il faut quand même rester un homme de parole et de conviction et tenir ses promesses en tout temps et en tout lieu. Des animateurs de radio ont déjà décerné l’épithète de mercenaire à Shedly Abraham et l’ont accusé d’être un  traître.  Richard Cavé et le manager de KAÏ devraient s’attendre au désistement prématuré de Shedly, considérant les activités personnelles du batteur.  Shedly et d’autres musiciens de son entourage et de sa génération font partie de l’équipe « Kanpe  a ».  Cette équipe « Kanpe » se compose d’anciens musiciens, membres d’un groupe musical de jeunesse et de quartier qui sont arrivés aux États-Unis à la même époque, et dans les mêmes conditions pour y établir domicile. Quand on fait un tour d’horizon dans l’univers musical konpa dirèk, on constate que 90% des membres de cette équipe « Kanpe » sont maestros de groupes musicaux. 

Richard Cavé a beaucoup à apprendre dans la vie, surtout dans ce monde musical où il évolue. La situation à laquelle il fait face est beaucoup plus complexe qu’elle ne paraît. La sortie précipitée du premier album de KAÏ peut avoir deux effets. Le CD peut lui servir de clé universelle lui permettant d’ouvrir toutes les portes. L’autre possibilité c’est la durée de temps que le disque va prendre pour exploser. Si la fanfaronnade qui gravite autour de ce premier CD de KAÏ est utilisée comme une stratégie de promotion, elle peut tout aussi bien affecter son succès et causer la plus grande déception. Car la fanfaronnade élève les espérances au-delà même de l’imaginaire. Et quand celles-ci ne sont pas satisfaites, on s’engouffre dans la déception totale. Ce qui  peut affecter le groupe et empêcher son avancement. On souhaite le contraire et longue vie au groupe KAÏ. 

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