Accueil | Nouvelles | Culture | La ponctualité des groupes musicaux haïtiens: Une situation déplaisante et insultante

La ponctualité des groupes musicaux haïtiens: Une situation déplaisante et insultante

Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image

Le marché musical haitien fait encore face à certains problèmes qui peuvent affecter la renommée d’un orchestre et provoquer sa chute. Entre autres, il faut citer la ponctualité au rendez-vous que certains orchestres ne respectent pas. On remarque que les soirées ne commencent plus à l’heure précisée dans les affiches publicitaires. Un tel fait devient si courant qu’on ne peut plus parler de soirées dansantes, puisque les bals commencent après minuit, des fois après 1: 15 a. m. On est déjà au matin à cette heure. C’est vraiment une situation déplaisante, entraînant une chute considérable du nombre de participants aux bals. 

À qui la faute ?

La tolérance a ses limites. Il revient aux organisateurs de soirées d’exiger que la ponctualité soit respectée.  Il y a un point important à signaler. Les groupes musicaux imposent leur loi, sans offrir la possibilité aux clients organisateurs de faire valoir leur point de vue. Il faut que ces derniers fassent des propositions pour se protéger contre les groupes retardataires. Il serait recommandé de stipuler dans le contrat « fantôme » que leur donnent les représentants de ces orchestres qu’une déduction de salaire sera imposée proportionnellement au temps de retard. 

Les associations philanthropiques qui organisent des soirées de levée de fonds en sont les principales victimes. Elles acceptent un soi-disant contrat d’un orchestre, présenté sur une feuille volante (pas sur un papier à en-tête), ne montrant ni le logo de l’orchestre, ni l’adresse physique où le groupe musical tient lieu de résidence. Un fait capable d’être prouvé légalement au tribunal si besoin est. Est-ce un manque de professionnalisme ou une déviation intentionnelle de certains groupes musicaux haïtiens pour essayer d’enfreindre la loi? C’est une façon de duper les honnêtes gens et d’esquiver l’Oncle Sam. Nu Look tient fort à cette pratique. Et ce groupe musical de Miami est reconnu comme retardataire. Et cela ne date pas d’aujourd’hui. Cette formation musicale a connu la gloire, et, dans un temps, la déchéance à cause de l’indiscipline de son maestro.  

Le 27 mai 2017, à New York, Nu Look a été engagé pour animer la traditionnelle soirée de levée de fonds d’une association philanthropique respectueuse et respectée. Le rendez-vous était fixé pour 9 heures p.m. Le groupe musical était arrivé avec une heure de retard, ne respectant pas les exigences que lui avait imposées l’organisateur de la soirée.  Et, cet orchestre a récidivé le 24 juin dernier lors d’une double affiche avec une formation musicale qui célébrait son anniversaire à New York. Ce qui confirme que « Abitis se vis ». 

Dans les deux occasions susmentionnées, aucune action légale n’a été prise sur place contre ce groupe musical récidiviste. Ce qui lui donne carte blanche pour continuer toujours à se présenter en retard aux activités auxquelles il est invité à participer. Ce qui est étonnant c’est que les membres des comités de loisirs de ces associations en question sont des gens instruits et éduqués, mais qui ne connaissent pas bien le terrain piégé du divertissement (de l’industrie haïtienne de la musique). Toutefois, il importe de leur reprocher leur nonchalance. Car ils refusent de demander conseils aux gens qui connaissent et comprennent toutes les astuces qu’utilisent ces groupes musicaux indisciplinés et retardataires. 

Les risques d’investissement dans ce domaine sont grands et ils leur sont inconnus. Le proverbe créole peut bien s’appliquer dans cette situation : « sòt ki bay, enbecil ki pa pran ». Cependant, on n’arrive pas à comprendre pourquoi ces groupes musicaux haïtiens adhèrent à toutes les conditions que leur imposent des promoteurs étrangers, mais refusent de collaborer sainement avec les organisateurs haïtiens. Ils n’arrivent jamais en retard au lieu de rencontre quand des étrangers les engagent. Ils acceptent même qu’on leur serve du prêt-à- manger « ready to feed »  /  fast food.   

L’habitude, une seconde nature

Le comportement des groupes retardataires doit être légalement sanctionné, car il est totalement inapproprié que des musiciens professionnels agissent de cette manière. Comment peut-on imaginer qu’un groupe, qui a reçu un cachet de $ 11 000 d’une association régionale pour assurer une animation d’une heure et quelques minutes, à New York, arrive en retard sans qu’aucune déduction n’ait été retenue pour compenser le temps d’attente des organisateurs? 

Malgré le retard, les représentants de Nu Look exigent que cette association acquitte sa dette pleinement envers leur formation musicale, d’après le porte-parole de l’entité organisatrice de la soirée Nu Look  /  Les Fantaisistes de Carrefour. Il était question de traduire Nu Look en justice puisque son représentant à New York était très agressif envers la personne qui s’occupait de relation publique de l’association, aux dires du porte-parole.  On suit l’évolution de ce dossier de très près. Nu Look doit changer son mode de fonctionnement et se montrer ponctuel à tous les rendez-vous. 

Ces pauvres philanthropes qui organisent des soirées ne comprennent pas encore que le compte bancaire sur lequel ils déposent le premier versement requis par l’orchestre n’appartient pas vraiment au maestro ni non plus au manager du groupe. Dans le cas de Nu Look, personne ne connaît l’actuel Manager du groupe. Sur les contrats fantômes,  Nu Look utilise un certain F.H qui rappelle le nom d’un Manager d’un autre groupe musical actif. Les organisateurs de levée de fonds ignorent les subterfuges qu’utilisent certains orchestres populaires pour éviter d’être tenus responsables de leurs actes malhonnêtes au cas où ils seraient traduits au tribunal. 

En général,  les signataires de ces contrats fantômes que fournissent ces groupes musicaux aux organisateurs de soirées de levée de fonds sont des prête-noms. Ce sont des cas de fraudes graves punissables par la loi aux États-Unis et dans tous les pays où il existe un état de droit. On espère que ce groupe musical change de pratique et montre un certain respect auquel ont légalement droit les organisateurs aussi bien que les invités aux soirées dansantes. On lui adresse toujours les mêmes reproches,  même s’il n’est pas le seul groupe musical se trouvant dans cette situation. 

Le même incident était arrivé au groupe Disip de Gazzman Couleur, qui animait une soirée à New Jersey cette année, sous prétexte qu’il n’y avait pas d’ingénieur du son sur place à 1 heure 30 a. m.  Une orange pourrie suffit pour gâter tout le contenu d’un panier de fruits. Avec la montée fulgurante de deux nouveaux groupes basés à New York, ceux de Miami risquent de perdre du terrain s’ils ne renforcent pas la discipline qu’exige le business de la musique.  Il semble qu’un changement au classement de la compétition ne soit pas loin.  Qui veut aller loin ménage sa monture, dit le proverbe.  

[email protected]



Audionow:
Etats Unis: 641.552.5200 T-Mobile/MetroPCS: 360.398.4333 Canada: 438.795.4395 514.900.6012 Bresil 021 40 42 11 31 France: 01.90.14.14.75 Republique Dominicaine 849.936.7140 Mexique 08.99.27.46.700
Studio: 718) 355-9853 / (718) 303-2551 / (509) 2813-9450 / (509) 2813-9452 / (509) 2813-9456 Adresse: 45, Rue Chavannes Port au Prince, Haiti
Email: radiocaraibesfm<at>yahoo.fr
Tél: (509)4300-4300 / 3701-4300
WhatsApp: (509) 3701-4300

  • email Envoyer par email à un ami
  • print Version imprimable
  • Plain text Texte complet
Notes
Pas de note pour cet article
Estimez cet article
1.00