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Les funérailles émouvantes des quatre membres d'une famille tués à Thomassin

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Des centaines de personnes ont assisté jeudi matin, dans une atmosphère d'intense émotion, aux funérailles des quatre membres de la famille de Cindy Monchéry, assassinés et brûlés dans leur maison à Thomassin (Pétion-Ville), le jeudi 27 septembre 2012.

L'émotion était palpable dans la foule réunie dans l'enceinte de l'église de Dieu de la Prophétie du Bicentenaire. Personne sur terre ne saurait rester insensible à la douleur de la jeune Cyndy Monchéry qui a vu partir d'un seul coup son père Manès Monchéry, sa mère Carline G. Monchéry, son frère de 18 ans Olivier Monchéry et sa petite sœur de 12 ans Fiknika Monchéry, assassinés puis calcinés...

Les trois cerceuils alignés rappellent l'innommable crime perpetré voilà 15 jours dans une résidence dans les hauteurs de Pétion-Ville. Les dépouilles étaient tellement méconnaissables qu’on a dû garder les cercueils fermés pour éviter aux assistants la vue d'un spectacle aussi horrible. Les chants  ont été tour à tour interprété. La cérémonie s'est déroulée  dans une ambiance marquée par la douleur et l'espérance.

Totalement effondrée, Cindy Monchéry, infirmière de profession, vit en ce moment la pire expérience de sa vie. Ses amis  d'une voix étranglée par les larmes, ont témoigné leur affection et leur amitié à ceux qui l'ont quittée si brutalement. « Que de rires, de pleurs, de complicité partagée », se souvient une amie de Cindy.

La Jeune chambre internationale Haïti (JCI Haïti), mouvement de jeunes citoyens actifs du monde dont Cindy Monchéry est  membre, se dit indignée et éprouve du chagrin avec la disparition brutale de tous les membres de la famille de Cindy. « Il s'agit d'une souffrance sans précédent au sein du mouvement, un événement qui nous éloigne brusquement d'un passé auquel nous tenions. La douleur prend chair dans notre mémoire en considérant les conditions dans lesquelles ces amis, frères et sœurs ont trouvé la mort », selon une note de JCI Haïti. 

De son côté, le président national de JCI Haïti, John Walter Destiné, s’est incliné  devant les dépouilles de ces quatre victimes et a présenté, ses sympathies aux familles éplorées, particulièrement à Cindy Monchéry qui pleure amèrement la disparition des êtres qui lui sont les plus chers.

Devant ce malheur, comme devant beaucoup d’autres auxquels notre société fait face, la JCI Haïti ne saurait garder le silence. Aussi   invite t-elle toutes les structures citoyennes de la société civile à faire front commun contre l’impunité.

Selon Yves Bernard Remarais, past président  de JCI Excellence, la nouvelle du massacre de cette famille l'a frappé énormément. « C’est un choc. On ne peut pas imaginer que quelqu’un ait pu abattre quatre personnes puis mettre le feu sur leurs cadavres. Je me mets vraiment à la place de ma collègue et de sa famille victime », a-t-il indiqué.

Les dépouilles des victimes ont été inhumées en milieu de journée à Anse-à-Veau (département des Nippes). Une recrudescence  du phénomène de l’insécurité a été enregistrée dans la capitale haïtienne et ses environs au cours des deux dernières semaines. Les bandits continuent de dicter leur loi dans plusieurs quartiers.

Amos Cincir Source : Le Nouvelliste

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