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André Apaid ne devait rien au fisc!

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Les autorités de la direction générale des Impôts ont sollicité la levée de l’interdiction de départ à l’encontre de plusieurs entrepreneurs. Selon ces responsables, ces noms-là figuraient dans cette liste par erreur. André Apaid, l’un des entrepreneurs très connus dans le milieu des affaires en Haïti affirme qu’il fait partie de ceux dont leurs noms ont été effacés de la liste des récalcitrants. Il soutient que cette mesure était à la fois injuste et inappropriée.

Selon, Grevais Charles, l’un des avocats de l’homme d’affaires, l’entreprise en question n’existe pas depuis plus de sept ans. Il signale dans cette affaire une connotation politique. Ainsi, il y voit l’implication directe du chef de l’État et promet de tout faire afin que justice soit rendue dans le cadre de ce dossier.

« André Apaid ne doit rien au Fisc et n’a rien versé à la DGI dans le cadre de cette affaire » a fait savoir Me Charles. L’homme de loi préjuge que le président de la République veut instaurer un climat de peur dans le rang des entrepreneurs qui ne sont pas ses amis.

De l’avis d’André Apaid, le moment est très mal choisi pour des persécutions politiques. « Ce n’est pas ainsi qu’on va changer le pays », a déclaré l’entrepreneur. Aussi poursuit-il, cette peur qui s’installe dans le camp des investisseurs pourrait avoir des conséquences néfastes sur la création d’emplois. Il se dit déterminé à aller jusqu’au bout de cette affaire.

André Apaid et ses deux avocats présents à Le Plaza, hier vendredi lors de la conférence de presse sont tous d’avis que le président se sert des fonctionnaires de l’État en vue satisfaire ses désirs inavouables et inavoués. Il pronostique que le chef de l’État met le fisc au service des persécutions politiques. Concernant le chef du Parquet de Port-au-Prince, il croit qu’il se trouve sous les diktats de M. Martelly.

Les responsables de la DGI affirment par ailleurs, que le bordereau émis à l’encontre de M. Apaid a été annulé suite à la soumission des documents prouvant qu’il bénéficiait en 2002, une exonération de toute taxe pendant une période de quinze ans. Entre-temps, M. Apaid recommande au chef de l’État de sursoir à ces agissements. Sinon, dit-il, le pays s’enlisera sous peu, dans une crise sans précédente. Il demande par ailleurs aux responsables de la DGI de prioriser la technicité sur la politique.
Jose Flécher

Le Matin
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