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Anel Alexis Joseph n’envisage nullement la démission et défend, du bec et des ongles

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Dans le collimateur de plusieurs secteurs à cause du processus controversé de formation du conseil électoral permanent, le président du conseil supérieur du pouvoir judiciaire, Me Anel Alexis Joseph, a écarté mardi l’idée de présenter sa démission et réitéré avec ses quatre collègues solidaires la validité du scrutin contesté du 24 juillet en entérinant les trois noms retenus.

Patrick Métellus, juge à la cour d’appel de Port-au-Prince, Yves Benoît Jean-Marie, proche parent de la ministre des finances, Marie Carmelle Jean-Marie, et Salnave Exantus, ancien fonctionnaire des archives nationales, sont bel et bien désignés pour représenter le CSPJ au prochain CEP, ont indiqué lors d’une conférence de presse les membres du bloc majoritaire au sein de l’organe de gestion du système judiciaire plongé dans une crise profonde.

« On ne peut pas revenir en arrière », a lancé Me Anel Alexis Joseph en rejetant, pour la énième fois, toute éventuelle reprise du vote qui, selon ses propos, avait permis à la majorité de s’exprimer dans la transparence et le respect des règlements en vigueur face à l’abstention d’un groupe minoritaire de quatre membres de l’institution.

Sous la menace d’une mise en accusation à la Chambre basse que réclame la fédération des barreaux d’Haïti (FBH), le numéro un du CSPJ et président de la cour de cassation s’étonne d’être ciblé à ce point et repousse parallèlement les appels à la démission qui se sont multipliés ces derniers jours.

« Non je ne vais pas démissionner. Qu’est-ce que j’ai fait de mal. Je n’ai rien fait de mal », s’est exclamé Me Joseph apparemment très confortable malgré le départ précipité de deux de ses collègues, Mes Néhémie Joseph et Dilia Lemaire, en protestation contre ce scandale mettant à nue la dépendance de la toute jeune institution dont l’avenir serait en péril.

De son côté, Me Alix Civil, représentant du ministère de la justice au CSPJ, soutient que les noms des quatre contestataires figuraient dans le procès-verbal du vote du 24 juillet. Ils se seraient retirés au moment où les délibérations allaient aboutir au choix des trois candidats retenus sur une liste de douze présélectionnés.

Une thèse rejetée par le groupe des quatre qui continue d’exiger l’invalidation de ce supposé scrutin organisé en deux temps avec d’abord la réunion de quatre voix inférieure au quorum requis, puis l’ajout, plusieurs jours après, d’une cinquième, celle de Me Antoine Norgaisse. Neutre avant de rallier le camp du président, le vice-président de la cour de cassation a qualifié sa prise de position tardive de « décision de sagesse » dont la seule motivation était la préservation de la survie du conseil supérieur du pouvoir judiciaire.

Les deux autres membres favorables au vote polémique, Mes Thiers Malette et Jean Etienne Mercier, assistaient également à la conférence de presse.

En revanche, dans l’autre camp, on notait l’absence des représentants de la cour d’appel, Me Max Elibert, et des tribunaux de première instance, Me Gustave Pharaon, farouchement opposés à ce que certains qualifient de forfaiture. spp/Radio Kiskeya

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