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CEP de la discordre: Réaction des secteurs de la société civile

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La décision du président Michel J. Martelly de mettre sur pied le Conseil Electoral Permanent (CEP) à 6 membres, malgré l'impossibilité pour l Assemblée législative de désigner ses représentants, n en finit pas de faire couler encre en salives.

Ils sont presqu'unanimes les différents secteurs de la vie nationale, classe politique, organismes de droits humains, organisations socio-professionnelles et  parlementaires, à dénoncer la gestion que le président fait du processus de mise sur pied d'une institution appelée à organiser les élections dans le pays pour les 9 prochaines années.

L Évêque émérite de Jérémie, Mgr Willy Romellus, estime que si les conditions ne sont pas réunies aujourd'hui pour mettre sur pied le CEP permanent, le chef de l Etat devrait reconnaitre la nécessité de former un ultime CEP provisoire en vue de l organisation des prochaines compétitions électorales.

Cela permettrait d'éviter une nouvele crise au pays, a-t-il dit, exhortant les autorités haïtiennes à tenir compte des contestations qui entourent le processus de formation du CEP permanent.

Rappelant que les autorités ne dirigent pas pour elles-mêmes mais pour la population, Mgr Willy Romellus dit redouter que le pays ne connaisse des jours dificiles, à cause de l entêtemenet de ceux  qui font fi des constestations géneralisées.

Pour sa part, le responsable du Conseil Haïtien des Acteurs Non Étatiques (Conhane), Edouard Paultre déplore justement que le CEP ait été formé sur fond de contestations.

Il appelle le chef de l Etat à reprendre le processus de sa mise en place de manière à éviter une crise au pays.

La Plateforme des  Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH) continue elle aussi de critiquer la conduite du processus de  formation du CEP permanent par le chef de l Etat.

Son secrétaire exécutif, Anthonal Mortimé juge regrettable que le président Martelly fasse la sourde oreille aux cris de différentes institutions et forces vives de la société.

Selon lui, Michel Martelly n a aucune volonté de soutenir l'Etat de droit dans le pays, rappelant que l Etat de droit rime avec application de la loi.

Au Sénat de la République, le dossier du CEp permanent reste au coeur des discussion. chaque jour arrive avec ses nouvelles dénonciations, voire des révélation. Mercredi, un sénateur du Nord, Moïse Jean-Charles, a accusé un ex-collèque Youry Latortue d'avoir induit en erreur l Assemblée en choisissant le juge Amel Alexis Joseph comme membre du CSJP, alors qu'il aurait depassé l'âge pour occuper ce poste.

"L'ancien sénateur Latortue savait pertinemment que Me Joseph ne remplissait pas les conditions pour faire partie du CSPJ étant agé de 72 ans alors qu il devrait avoir au plus 65 ans pour faire partie d une pareille sturcture selon la loi de 2007 sur la magistrature", a dénoncé MOïse Jean-Charles.

Pierre Francky Exius est  tout aussi critique vis-à-vis de l Exécutif. C est une première, note le parlementaire qu il y ait un CEP contesté, alors que, généralement, ce sont des élections contestées qui animent les débats.

Saluant la position des partis politiques qui se sont prononcés contre les agissements de l'Exécutif dans la mise sur pied du CEp permanent, le parlementaire dit espérer que les autres organisation politiques qui ne l'ont pas encore fait, vont emboiter le pas.

Pour sa part, le sénateur Francisco De La Cruz rappelle au chef de l'Etat qu il pourrait se heurter au refus des parlementaires de voter la prochaine loi électorale qui sera soumise à leur appréciation. Mais l'Exécutif pourrait vouloir organiser les prochains élections sous l'égide de l'ancienne loi électorale

Il faut que Martelly freine son TGV, dit le parlementaire qui souligne que le refus du chef de l Etat de s asseoir avec les forces vives du pays pour débatre de la question est une preuve de sa volonté de conroler l appareil électoral.

Source: AHP

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