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Dans la Franc-Maçonnerie

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Mise au point du Suprême Conseil des 33e d'Haïti de 1836

Se référant à la note parue dans Le Nouvelliste #38649 des lundi 12 et mardi 13 décembre 2011 intitulé Suprême Conseil de 2011 du grade 33e pour la République d'Haïti (sic), l'Ordre Maçonnique Haïtien composé du Grand Orient d'Haïti de 1824, du Suprême Conseil des 33e d'Haïti de 1836 et du Suprême Grand Conclave d'Haïti de 1981 croit devoir apporter à l'attention du public en général et des Francs-Maçons en particulier les éclaircissements et rectifications suivants :

En 1835, lorsque le Franc-Maçon français, le très illustre Frère Charles Stiguy, Grand Inspecteur Général 33e, conçut l'idée d'introduire en Haïti le Rite Ecossais Pur, il a obtenu l'année suivante, en 1836, l'autorisation du Suprême Conseil de France de former non seulement la première Loge Ecossaise en Haïti, Le Mont Liban No.1, mais aussi le Suprême Conseil des 33e d'Haïti en cette même année.

Alors que le renouvellement de sa charte constitutionnelle a été formulé le 21 février 1969, ce fut aussi le 21 février 1803 que le Conte de Grasse Tilly et son beau-père Jean-Baptiste Delahogue, voulant entrer en possession de leurs biens laissés à Saint-Domingue depuis 1792 débarquèrent au Cap-Français respectivement avec le titre de Grand Commandeur et de Lieutenant Grand Coordonnateur dont le siège était à Port-au-Prince et créèrent le Suprême Conseil de Saint-Domingue, deuxième Suprême Conseil créé dans le monde après celui de Charleston (USA) en 1802 par ces mêmes frères.

Depuis lors, le Suprême Conseil des 33e d'Haïti de 1836 existe et fonctionne Ad Majorem Gloria Dei tout en gardant intacte la pratique du Rite Ecossais Ancien et Accepté conformément à sa devise Ordo Ab Chao et Deus Meumque Jus. Prétendre que, depuis quarante (40) ans, il n'existe pas de Suprême Conseil régulier sur le territoire, c'est afficher son ignorance de l'histoire maçonnique d'Haïti, c'est renier sa propre identité, sa propre mémoire.

La vérité est que, depuis sa création et son homologation par le Suprême Conseil de France, lui-même créé en 1804, le Suprême Conseil des 33e d'Haïti entretient d'étroites relations avec tous les Suprêmes Conseils réguliers du monde, actuellement au nombre de 40, dont les Suprêmes Conseils de France, de Belgique, d'Italie, de Grèce, de Roumanie, de Serbie, de l'Espagne, de la Russie, de la Hongrie, du Liban, des Philippines, du Gabon, de Cameroun, du Bénin, d'Afrique de l'Ouest, du Canada, du Brésil, du Salvador, de l'Equateur, du Pérou, de la Bolivie, de la Colombie, du Venezuela, du Portugal, de la République Tchèque, de Paraguay, du Mexique, etc.

Afin de faciliter la fluidité des relations entre ces Suprêmes Conseils et assurer la sauvegarde du Rite Ecossais Ancien et Accepté, il a été créé depuis 1992 une instance de coordination baptisée Liaison Internationale des Suprêmes Conseils Amis dont Haïti est membre fondateur et son siège se trouve à Paris. Cette association se réunit tous les deux (2) ans dans un pays différent et la 7e réunion qui devait avoir lieu en octobre 2010 en Haïti au Club Indigo, dont l'organisation a été confiée au Suprême Conseil d'Haïti de 1836, a été annulée à la dernière minute à cause de l'apparition soudaine de l'épidémie de choléra.

Récemment, en mai 2011, a pris naissance à Sao Polo au Brésil la Confédération Panaméricaine des Suprêmes Conseils d'Amérique et de la Caraïbe dont le Suprême Conseil d'Haïti est membre fondateur. L'objectif de cette confédération est de regrouper les Suprêmes Conseils de la Caraïbe et de l'Amérique afin de les sensibiliser à l'observance de l'unicité et de spiritualité du Rite Ecossais Ancien et Accepté.

Selon les principes de moralités et de régularité qui régissent le fonctionnement des Suprêmes Conseils à travers le monde, il ne doit exister qu'un seul Suprême Conseil au sein d'un Etat et c'est en vertu de ce principe qu'un traité de paix et d'amitié a été signé en 1981 par les trois (3) instances susmentionnées de l'Ordre maçonnique haïtien sous le patronage du Sérénissime Grand Protecteur de l'Ordre d'alors, le président Jean-Claude Duvalier.

La note dont la parution annonce la création en 2011 d'un autre Suprême Conseil dans la République d'Haïti ne traduit que des actes posés par des imposteurs, animés de l'esprit mercantiliste et affairiste.

Ce sont ces mêmes hommes qui, en 1998, ayant vu qu'ils allaient être écartés du Conseil Exécutif du Grand Orient d'Haïti en raison de leur mauvaise gestion, sont allés organiser dans un hôtel à Martissant un convent parallèle à leur solde, pour inventer un autre Grand Orient rabougri et sans loges, sans égrégore.

Aujourd'hui encore en 2011, ce sont ces mêmes hommes, s'enlisant dans leur effronterie, sont venus avec une nouvelle forme d'association dénommée Suprême Conseil de 2011 pour exploiter la naïveté des uns et des autres et assouvir leur soif de gain matériel.

Le Suprême Conseil des 33e d'Haïti de 1836 tout en dénonçant l'immoralité de cette initiative malhonnête, met en garde les frères de l'Ordre Maçonnique Haïtien contre ces menées attentatoires à la noblesse de l'institution maçonnique et, en conséquence, les invite à se serrer les reins, à garder leur sérénité, à entrer et méditer dans leur cabinet de réflexion pour ne pas donner libre cours à leur épanchement.

Fait à Port-au-Prince, le 22 décembre 2011

Pour le Suprême Conseil des 33e d'Haïti de 1836

Ronald G. Décembre
Souverain Grand Commandeur

Dieuseul Anglade
Grand Ministre d'Etat

Patrick Pierre Fils
Grand Chancelier

André Alexis
Grand Maitre des Cérémonies

Joseph Lavanda Sama
Grand Expert

Michel F. Bonnet
Lieutenant Grand Commandeur

Antoine R. Jeudy
Grand Secrétaire Général

Joseph R. Saturne
Grand Trésorier du Saint Empire

Joseph Alcan Dorméus
Grand Capitaine des Gardes

 

Source: Le Nouvelliste

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