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Sécurité et stabilité, des défis à relever pour le nouveau commandant militaire des casques bleus

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Le nouveau commandant militaire de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH), le général Fernando Rodrigues Goulart, a estimé que la sécurité et la stabilité constituent les plus importants défis au moment où il assume le commandement de cette force.

« La sécurité et la stabilité représentent les plus gros problèmes » de l’heure, a déclaré le général Goulart à la presse à l’issue de la cérémonie de passation de commandement qui a eu lieu dans la soirée du 27 mars à la base du bataillon brésilien de la MINUSTAH à Tabarre (périphérie nord-est).

À propos du phénomène de l’insécurité qui affecte particulièrement la capitale depuis plusieurs semaines, Goulart a soutenu que la force onusienne a déjà accumulé « beaucoup d’expériences » dans la mise en œuvre de dispositions pour résoudre ce problème.

« Nous continuons à observer la situation et sommes prêts à conduire et multiplier des opérations pour remplir cette partie de notre mandat », a-t-il ajouté.

Depuis le début de l’année, environ 150 personnes ont été tuées à travers le pays, beaucoup d’entre elles par balle, selon un rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).

D’autre part, à propos de la question des présumés anciens membres de l’armée dissoute en 1995 et qui occupent à nouveau plusieurs espaces à travers le territoire, Goulart a indiqué que la MINUSTAH « travaille avec le gouvernement sur ce problème » pour rechercher « une solution pacifique ».

« Le gouvernement haïtien a clairement demandé aux anciens soldats de rentrer chez eux », a-t-il souligné.

Le général Fernando Rodrigues Goulart a exprimé sa « fierté » d’assumer le commandement de la MINUSTAH, dont il dit avoir observé « pendant longtemps la performance ».

La mission fait face, pourtant, de plus en plus à de persistantes critiques, et de nombreux acteurs de la société la juge inefficace, alors que des abus divers lui sont reprochés, ainsi que d’être à l’origine de l’épidémie de choléra qui sévit depuis octobre 2010 en Haïti.

Dans son discours, le commandant sortant, le général Luis Eduardo Ramos, a, pour sa part, relevé l’« importante mission » des soldats qui prennent part, a-t-il dit, à la « reconstruction de ce beau pays ».

La cérémonie de passation de commandement s’est déroulée en présence du président Michel Martelly, du ministre de la justice, Michel Brunache, et du secrétaire d’État à la sécurité, Réginald Delva.

Était également présent le représentant adjoint du secrétaire général de l’ONU, Kevin Kennedy.

Le général Rodrigues Goulart, 54 ans, est entré dans l’armée brésilienne en 1974, et est devenu Officier d’infanterie en 1980. Depuis lors, il a fait carrière à plusieurs postes de commandement.

En 1993, il était observateur militaire à l’Opération des Nations Unies au Mozambique (ONUMOZ) et, en 2007, commandant de secteur à la Mission des Nations Unies au Népal.

De mai 2008 à mai 2010, au grade de colonel, il a travaillé au Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU (DOMP) comme officier supérieur de liaison à la Division Europe et Amérique latine.

Après avoir été promu au grade de général de division, il a commandé la huitième Brigade d’infanterie motorisée, à Rio Grande do Sul, de 2011 à 2012. [gp apr 28/03/2012 08 :00]

Alter Presse
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