Des individus armés en treillis militaires débarquent à Jacmel
Militaires à Jacmel (photo Bonzouti)
Un groupe d’hommes et de femmes armés et en treillis militaire sont arrivés ce mardi, à la mi-journée dans la ville de Jacmel et ont paradé dans plusieurs rues de cette ville du Sud-est.
C’est individus se réclamant des anciennes forces armées d’Haïti ont fait savoir qu’ils sont venus dans la ville dans le but de se familiariser avec la population jacmélienne. L’un de leurs porte-paroles, le sergent Aubin Larose a été très critique vis-à-vis des casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti dont il a réclamé le départ.
Ce sont, a-t-il dit, des agents qui se sont rendus coupables de nombreux actes répréhensibles notamment des viols, sur filles et garçons, des meurtres par pendaison, des vols, en plus d’avoir introduit le choléra dans le pays.
Aubin Larose affirme que ses hommes sont dans le Sud-est, dans le cadre d’une tournée nationale dans les 10 départements du pays, en vue de se famiiariser avec la population.
Cependant, le porte-parole de l’organisation "Front Sud-est", Vital Délouche, très hostile aux anciens militaires a jugé arrogante la présence de ces hommes et femmes armés dans la ville.
Il a dit noter qu’aucun d’eux n’est de Jacmel et promis de mobiliser la population contre ces hommes et femmes qui selon lui appartiendraient à une milice rose.
"Il ne s’agit pas de militaires mais de milices proches du gouvernement", estime Vital Délouche.
A Petit Goave, des agents de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre (UDMO) appuyés par des policiers administratifs venus de Port-au-Prince, ont empêché un groupe d’hommes en treillis militaires d’occuper un bâtiment désaffecté qui appartenait à la famille Biamby sous la dictature des Duvalier.
AHP





