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Des parlementaires surfent sur une vague de contestation anti-Martelly

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Plusieurs parlementaires rejoignent des groupes sociaux dans leur contestation de certaines dérives reprochées au président de la république Michel Martelly.

Les présidents des deux chambres ont affiché leur désaccord par rapport au comportement de Michel Martelly dans une lettre publiée suite à la démission de Garry Conille.

La lettre évoque « une situation de grande inquiétude » qui « détourne l’attention de la population ». Desras et Louis-Jeune appellent à « une vigilance des citoyens et citoyennes… pour éviter le pire ».

Lors d’une manifestation anti-Martelly, organisée récemment par des groupes de base attachés à Lavalas, parti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide, des sénateurs et députés ont témoigné leur support à la contestation.

Lors de cette manifestation, des milliers de partisans de l’ex-chef d’État, Jean Bertrand Aristide, ont scandé des propos hostiles au président, Michel Joseph Martelly, comme « Aba Martelly, Aba l’armée rose, Martelly doit soumettre ses passeports au parlement ».

Ces manifestants entendent occuper la rue le 18 mars prochain, date qui marque le retour de l’ex président, Jean Bertrand Aristide en Haïti.

Aux alentours du parlement, les organisateurs ont invité des parlementaires à prendre la parole en la circonstance en vue de s’adresser aux manifestantes et manifestants, notamment les sénateur Francky Exius, John Joël Joseph et le député Sorel Jacinthe.

A cette occasion, le sénateur Francky Exius a dénoncé les manœuvres tendant à accuser Jean Bertrand Aristide de trafiquant de drogue et de corrupteur tout en réitérant sa solidarité au mouvement lavalas.

Le rapport d’enquête sur les actes reprochés à Aristide en 2004 est politique, selon Exius qui demande son annulation.

« Comme ’lavalassiens’, vous pouvez compter sur nous. Nous, les sénateurs n’entendons pas violer la loi mais les faire respecter », assure t-il.

Le sénateur John Joël Joseph rappelle que le départ de Jean Bertrand Aristide en 2004 serait dû à un "coup d’État". Il souligne le rôle joué par la lutte de Fanmi lavalas pour le retour de l’ex-président.

« Ils disent qu’Aristide n’a pas le droit de parler. Nous sommes là pour parler à sa place. Ils pensent qu’ils peuvent effrayer Aristide, nous sommes là pour contrecarrer les dangers pour lui », polémique-t-il.

Pour sa part, le député Sorel Jacinthe dit supporter toute organisation luttant dans la mouvance démocratique contre le projet de mise en place du système dictatorial de Martelly.

Il lance un appel à tous les démocrates du pays qui ont combattu depuis les années 1957 à 1986 en faveur d’un système démocratique, en vue de faire un front commun en dépit de leur appartenance politique différente pour freiner le « projet dictatorial » du chef de l’Etat.

« La dictature ne doit jamais refaire surface dans le pays parce qu’elle a causé trop de mal », souhaite-t-il.

En ce sens, il appelle à un retour à la mouvance démocratique qui charrie l’application des principes démocratiques, condition sine qua non de la stabilité du pays.

Le député Arnel Bélizaire (Veye yo/Delmas/Tabarre) demande, de son coté, au président Martelly de « soumettre son passeport plutôt que de donner des motos » [allusion aux dons de motocyclettes effectués par Martelly fin 2011]. [emb kft gp apr 02/03/2012 11:20]

Alter Presse

 

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