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Des faux mendiants dans les rues de Port-au-Prince

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Les rues de Port-au-Prince sont bondées au quotidien de mendiants qui cherchent à obtenir une pièce d’argent des passants, mais parmi eux il y a beaucoup qui abusent de la générosité des gens et prennent l’argent pour l’utiliser à d’autres fins, a constaté Haïti Press Network.
Ces vrais « faux mendiants » utilisent plusieurs astuces pour toucher la générosité des gens, certains se font mettre de faux pansement et teignent la peau pour donner l’impression d’avoir été blessé, et d’autres mentent aux gens en disant qu’ils veulent se rendre à un endroit ou veut acheter quelque chose.

Ceux qui portent les pansements se font parfois accompagner d’enfant pour augmenter leur chance de toucher la sensibilité des gens.

Ils demandent 5 gourdes « un adoken », mais en fin de la journée collectent des centaines de gourdes.

Un Pétion-Villois raconte qu’une fois il était dans un Tap-tap, un jeune homme est monté dans la voiture demandant un « adoken » pour pouvoir acheter du pain, en descendant de la voiture son pantalon a failli tomber parce que ses poches étaient remplies de pieces.

Jean explique qu’il y a toujours un type dans les Tap-tap, circuit de Delmas, qui demande toujours de l’aider à compléter son argent pour pouvoir acheter un gros sachet d’eau afin d'aller revendre en détails, mais n’en achète jamais vraiment.

« Ce dernier circule chaque jours dans les rues avec ce même argument. Je pense qu’il faut le freiner », a-t-il ajouté.

Les gens deviennent prudents et ont tendance à ne plus rien donner aux mendiants. Ils leur conseillent d'aller chercher du travail au lieu de mendier sans arrêt dans la rue.

« Tisè», une mendiante à Pétion-Ville interviewée par HPN raconte ses déboires. Mère de 5 enfants, elle est veuve depuis plusieurs années. Elle vit dans le camp Canaan depuis le séisme du 12 janvier 2010, étant malade, elle ne peut plus faire la lessive chez les gens comme autrefois. Elle se sent abandonnée et est devenue mendiante.

« Malgré mon état de santé je prends parfois la route à pied sortant de Pétion-ville pour arriver au camp Canaan, si je pouvais trouver une personne pour m’aider, je ne serais plus mendiante », a-t-elle indiqué.


deruisseaujim@gmail.com

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