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Desras fixe les conditions du dialogue

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image Desras et Martelly (Archives)

Dialoguer, oui, mais il faut avant tout des préalables. Tout en rejetant d’un revers de main la demande du chef de l’Etat d’avoir un mandat pour le rencontrer, le président du Sénat fixe à son tour ses conditions pour reprendre le dialogue avec Michel Martelly là où il a été interrompu le 14 octobre.

Une loi électorale, le respect des prérogatives du Sénat, la publication de la liste des noms pour la Cour des comptes et du contentieux administratif, la libération des prisonniers politiques, le retrait de tous les mandats arbitraires et autoritaires, cesser les persécutions politiques, telles sont les exigences du président du Sénat pour reprendre le dialogue avec le président de la République.

Une fois ces exigences satisfaites Michel Martelly enverra un message clair prouvant sa volonté d’établir un Etat de droit et «ce n’est qu’à ce moment qu’on pourrait dialoguer avec lui », a soutenu le sénateur Dieuseul Simon Desras intervenant vendredi matin sur Radio Magik 9. Selon lui, le chef de l’Etat souffre actuellement d’un déficit de confiance.

Ces demandes ne sont qu’un devoir constitutionnel pour le locataire du palais national, a estimé le sénateur Desras. « Ce n’est pas un cadeau ni une faveur qu’il nous fera. Non. C’est un devoir politique qu’il n’a jamais pu faire.  Aujourd’hui, Michel Martelly veut dialoguer rien que pour rester au pouvoir », a-t-il dénoncé. D’un revers de main, le sénateur a rejeté l’idée de trouver un quelconque mandat de son assemblée pour rencontrer le président de la République.

Pour le palais national, ce mandat constitue une garantie formelle que l’accord qui sera trouvé à la suite du dialogue avec les parlementaires sera respecté. « Cette mesure traduit la bonne volonté et la sincérité de l’exécutif à trouver un accord durable », a soutenu pour sa part Lucien Jura, porte-parole de la présidence.

Dieuseul Simon Desras et Michel Martelly, les deux plus importantes personnalités politiques du pays, se sont croisés pour la dernière fois le 17 octobre dernier au Pont-Rouge à l’occasion de la commémoration de l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines. Depuis, il n’existe aucune communication entre ces hommes d’Etat.

«Le président de la Chambre des députés et moi, nous venons de passer huit mois sans parler avec le président Martelly », a révélé le parlementaire. Signe que ça va mal entre le chef de l’Etat et les présidents des deux branches du Parlement.

Lucien Jura, qui n’était pas en mesure de dire si le président allait convoquer en session extraordinaire les députés, a préféré déclarer que dans un avenir très proche « des donnes seront sur la table qui permettront d’arriver à une série de conclusions beaucoup plus satisfaisantes et heureuses pour plus d’un. » Une réponse en mode de langue de bois ou en mode de je ne sais pas.

Après avoir rencontré à deux reprises les Parlementaires pour la stabilité et le progrès (PSP) la semaine dernière, le chef de l’Etat veut étendre ces discussions à d’autres secteurs de la vie nationale en vue de trouver préalablement une entente et éviter du coup la navette de la loi, a informé le député Abel Descolines, porte-parole du PSP.  Selon le parlementaire, dans son agenda, le président de la République souligne à grands traits les partis politiques, des membres de la société civile, les représentants des autres blocs qui se réclament de l’opposition au niveau du Parlement et notamment les présidents des deux chambres.

Dieuseul Simon Desras et Jean-Tholbert Alexis, respectivement président du Sénat et président de la Chambre des députés, n’ont pas caché ces derniers jours leur désamour pour le chef de l’Etat qu’ils accusent de vouloir dissoudre le Parlement à partir du deuxième lundi du mois de janvier 2014. « Le président Michel Joseph Martelly n’a pas de position arrêtée. Il est très ouvert », a déclaré Abel Descolines, pour qui il n’y a pas d’autres moyens de trouver une solution à cette crise que le dialogue.

Dans le cadre de la rencontre avec les députés du PSP, vendredi dernier, Michel Joseph Martelly avait exprimé sa volonté d’introduire dans le menu de la convocation à l’extraordinaire la loi sur le Fonds national de l’éducation (FNE) et celle sur la signature électronique, selon le député de Mirebalais-Boucan Carré. La question de l’échéance électorale, à savoir s’il faut organiser une seule ou deux élections au cours de l’année 2014, a également été abordée lors de cette rencontre. 

Robenson Geffrard

Source: Le Nouvelliste



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