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Etzer Emile «L'entreprise individuelle est à combattre et à bannir»

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image Etzer Emile

Développer l’esprit d’entrepreneuriat collectif  est la solution proposée aux étudiants, notamment ceux de la faculté de droit et des sciences économiques de L'Université d'Etat d’Haïti  par l’économiste Etzer Emile pour combattre le taux de chômage grandissant dont ils sont les principales victimes. Dans sa conférence autour du thème « Entrepreneuriat : une alternative à la création d’emplois », le 11 juillet 2017, l’économiste  invite les jeunes à combattre le phénomène de l’entreprise individuelle caractéristique de notre société.

Près de 150 000 jeunes investissent le marché de l’emploi chaque année. Or seulement 34 % arrivent  vraiment à s’insérer,  indique Etzer Emile. Un constat qui montre clairement, de l’avis de l’économiste, que le marché de l’emploi est très restreint et cela n’est pas près  de  changer si l’on tient compte des faibles efforts consentis par les autorités pour y remédier. Seulement 84 000 emplois, sont créés par l’Etat. Fort de tout ceci, les étudiants arrivant sur le marché du travail  n’ont qu’une alternative, précise M .Emile. S’ils veulent prendre leur avenir en main et aspirer à une réussite dans le pays, il leur faut monter  des entreprises. C ‘est le seul moyen de créer de l’emploi pour soi-même et pour d’autres. 

 « C’est réellement  dommage que dans nos écoles jusqu’à présent les programmes d’éducation et  de formation ne promeuvent pas  le développement d’attitudes et de compétences entrepreneuriales », déplore Etzer Vilaire, soulignant que l’éducation entrepreneuriale fait gravement défaut en Haïti. Or il est admis qu’il n’y a pas de croissance économique sans développement d’entreprise, a-t-il avancé.

Dans son exposé, l’économiste  a ainsi appelé les étudiants à  s’autoformer à l’entrepreneuriat, en dépit du fait que ce dernier  soit absent de leur cursus. Il les a également exhortés à développer l’esprit d’entreprise, à réfléchir sur des projets  innovateurs  capables de susciter  un marché  et à monter des plans d’affaires solides.

Selon  lui, les étudiants n’ont pas intérêt à privilégier la formation d’entreprises individuelles compte tenu  des nombreuses contraintes que connaît ce secteur. L’entreprise collective demeure la plus appropriée pour des jeunes entrepreneurs dans le contexte actuel. Les contraintes étant nombreuses, à savoir l'absence de démocratisation du crédit, taux de prêt très  élevé, environnement politiques instable, sans oublier l’historique de ces types d’entreprises dans le pays. 85 % de ces entreprises ne survivent pas après trois ans alors que 90% ont été lancées avec des fonds propres. 

Dans l’entreprise collective, les étudiants ont la possibilité de s’entraider en apportant chacun des ressources diversifiées pour la bonne marche de l’entreprise, ce qui favorisera dans une certaine mesure   le développement du pays. L’entreprise individuelle est à combattre et à bannir, soutient M.  Emile.

Par ailleurs, l’économiste a averti les étudiants de ne pas se laisser aller à la passion dans leur choix de type d’entreprise, cause de bon nombre d’échecs d’entreprises. C’est le marché qui dicte l’entreprise et non la passion, argumente Etzer Emile. Il a pris l'exemple des Russes qui profitant de la demande ont inauguré un vol direct entre la Russie et la Jamaïque, ce qui a permis à ces derniers de récolter une augmentation de 600% du nombre des arrivées dans leur pays en un an.

A la question relativement aux cadres légaux qui manquent dans le pays pour régler des conflits et certaines croyances populaires  empêchant la mise en commun, Etzer Emile a repondu aux étudiants présents de dépasser les blocages. Au moment opportun on avisera, a-t-il déclaré, ajoutant que le climat n est jamais trop mauvais pour investir ensemble.

«Les jeunes doivent cesser d’être des objets de manipulation, des éléments de décoration, ou d’avoir une présence symbolique dans les décisions».

Martine Isaac Source le nouvelliste



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