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Harold Bruno démis de ses fonctions

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Condamné par la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif à restituer les 76 millions de gourdes qu'il a détournées à l’Etat haïtien, Harold Bruno a été démis de ses fonctions de directeur de la Caisse d'assistance sociale (CAS),vingt-quatre heures après son installation. « Suite à certaines informations reçues et vérifiées, relatives à la gestion de M. Harold Bruno durant son passage au ministère des Affaires étrangères et des Cultes en 2006, la présidence est revenue sur sa décision de faire de M. Bruno le directeur de la Caisse d’assistance sociale », a informé le Bureau de communication du Palais national. Par conséquent, poursuit une note de la présidence, le citoyen Harold Bruno est démis de ses fonctions comme directeur de la CAS, entité dépendant du ministère des Affaires sociales et du Travail.

Dans la note rendue publique à la mi-journée du mercredi 15 août 2012, le Bureau de communication de la présidence s’est gardé de faire état des détournements de fonds pour lesquels l’ancien administrateur du ministère des Affaires étrangères a été condamné par le tribunal administratif.

Un arrêt de débet émis contre M. Bruno en 2008 par la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif a été transmis au parquet et au Parlement pour les suites de droit. Selon cet arrêt, l'ancien administrateur du MAE doit remettre au Trésor public les fonds dilapidés.

« La place de Harold Bruno est derrière les barreaux », a réagi le sénateur Steven Benoît, écœuré par l’installation à la CAS de celui qu’il a dénoncé il y a 5 ans de cela dans le détournement de 76 millions de gourdes destinées au paiement mensuel du personnel des représentations diplomatiques haïtiennes à l’étranger et à l’allocation des boursiers haïtiens à Cuba.       

M. Bruno a été aussi condamné à rembourser 128 000 dollars américains encaissés sous forme de pots-de-vin des 472 000 dollars américains qui devraient servir au réaménagement des locaux abritant le consulat d'Haïti en République dominicaine.

Le sort de Hérard Abraham, qui occupait le poste de ministre des Affaires étrangères au moment du détournement des 76 millions de gourdes, selon l’arrêt de débet du tribunal administratif, a été réservé au Parlement.

Bientôt au parquet ?

Quatre ans après cet arrêt de débet, l’action publique n’a jamais été mise en mouvement contre le principal auteur du détournement des 76 millions de gourdes. « Je ne suis pas encore  officiellement touché des décisions du tribunal administratif », a indiqué le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Jean-Renel Sénatus. « Je ne sais pas si mes prédécesseurs en ont été formellement informés », a ajouté le chef du parquet de Port-au-Prince. Me Sénatus a promis de prendre davantage connaissance de l’arrêt de débet émis contre l’ex-administrateur du ministère des Affaires étrangères avant de se prononcer.

Le Parlement reste aussi de marbre sur le sort de l’ex-chancelier Hérard Abraham. « La Cour  n'a pas de compétence pour se prononcer sur la gestion d'un ancien ministre », avait expliqué le président du tribunal administratif, Arold Elie, dans un entretien accordé à Le Nouvelliste le 1er février 2008.

Source: Le Nouvelliste

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