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L'écrivain Jean Claude Fignolé craint pour sa vie et dénonce le délégué Norman Wiener

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Jean Claude Fignolé, écrivain, maire de la ville des Abricots et président de l'Association des maires de la Grand'Anse, avertit l'opinion de menaces qui pèsent sur sa vie et dénonce le retour à des pratiques qui étaient en cours du temps de la dictature, dans une lettre adressée à la Plate-forme des droits humains. Fignolé met en cause Norman Wiener, délégué départemental, représentant du président Michel Martelly dans la Grand'Anse.

Madame Yolaine Gilles,
Responsable de la plate forme des droits humains
En ses bureaux

Madame,

De sources diverses, je viens d'apprendre que le délégué départemental en Grand'Anse, Monsieur Norman Wiener, a écrit une lettre au président Martelly dénonçant mes actions en faveur de la décentralisation et du développement du département de la Grand'Anse comme déstabilisatrices pour son autorité, pour le gouvernement, donc attentatoires à la sûreté de l'Etat.

Nous voilà revenus aux moments les plus fous et les plus criminels des dictatures antérieures quand leurs sicaires, pour consolider les avantages tirés de l'exercice d'un pouvoir discriminatoire, voyaient des complots partout.

De l'avis de tous, des menaces, suite à cette dénonciation, pèsent sur ma vie. Je vous demande d'alerter l'opinion publique nationale, internationale, les instances pour la protection des droits de l'homme et du citoyen pour les informer de la dérive qui s'annonce et de sa mise en branle par un satrape local au service de je ne sais quel intérêt qui semble ne pas hésiter à être crapuleux.

J'en profite pour vous suggérer d'envoyer une commission d'enquête dans la Grand'Anse pour suivre mes actions soit à la Mairie des Abricots soit à la tête de l'Association des Maires de la Grand'Anse aux fins de découvrir si elles sont contraires à l'objectif que je me suis assigné: aider ma commune et mon département à ancrer leurs rêves dans les voeux de décentralisation et dans les espérances de développement qui devraient en découler.

Souhaitant malgré tout que le président Martelly ne soit pas assez insensé pour avaliser la dérive de Monsieur Wiener, je vous prie, chère Madame Gilles, d'agréer mes salutations distinguées.

Jean Claude Fignolé

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