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L’ambassadrice américaine en tête-à-tête avec l’opposition

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Les représentants de quatre partis politiques de l’opposition ont répondu mardi à l’invitation de l’ambassadrice américaine pour discuter de la crise politique. Plusieurs dizaines de manifestants étaient massés devant les locaux de la Fusion des sociaux-démocrates pendant la rencontre qui a duré environ une heure.

La rencontre a débuté à 4 heures p.m., quelques minutes après l’arrivée de l’ambassadrice Pamela Ann White. La crise politique et l’avenir du pays se jouent dans une petite salle du local flambant neuf de la Fusion, entre opposants au pouvoir Martelly et la représentante du puissant voisin du Nord. Le MOPOD, le parti Ayisyen pou Ayiti, la plateforme INITE et la Fusion des sociaux-démocrates sont les quatre partis politiques ayant répondu à l’invitation de l’ambassadrice des Etats-Unis.

Le local de la Fusion et les parages sont placés sous haute sécurité. Le Swat team, l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO) et d’autres unités de la police nationale contrôlent les lieux. Ce qui n’a pas empêché plusieurs dizaine de manifestants de se mobiliser devant le local de la Fusion à Christ-Roi. Ces militants de l’opposition dénoncent la rencontre et s’en prennent à l’ambassadrice américaine.

« Les partis qui ont pris la décision de s’asseoir avec l’ambassadrice n’ont rien à voir avec la lutte que nous menons depuis tantôt trois ans », lance André Fardeau, qui parle au nom de la table de concertation, réunissant plusieurs groupements de l’opposition. Nous ne sommes ni pour des négociations ni pour la commission consultative. Nous sommes dans un point de non-retour, nous exigeons le départ pur et simple de Michel Martelly et de Laurent Lamothe », a-t-il poursuivi. « Go home Pamela, nous ne pouvons négocier alors que nos frères et sœurs sont en prison », lancent des manifestants qui n’ont pas manqué de mots pour invectiver la diplomate américaine.

5 heures 20, les agents de sécurité de l’ambassade américaine se mobilisent. Deux minutes plus tard, la grande barrière s’ouvre. Pamela White se pointe presque seule devant les journalistes et les protestataires. Les forces de l’ordre ont dû gonfler leurs muscles pour protéger l’ambassadrice chahutée et pressée de toute part. Elle n’a pipé mot avant de monter à bord du 4/4 de l’ambassade américaine. Peu après le départ de Mme White,  le secrétaire général du Parti Fusion des sociaux-démocrates, Rosemond Pradel, annonce aux journalistes que les représentants des partis vont tenir un point de presse.

Monsieur Pradel précise d’entrée de jeu que seulement deux des représentants des partis ont été désignés à prendre la parole durant la réunion. « L’agronome André Victor et l’ancien ministre de la Justice Paul Denis sont aussi les personnes autorisées à s’adresser à la presse », tente d’expliquer Rosemond Pradel dans le vacarme créé par les protestataires qui ont envahi la salle de conférence. Selon André Victor qui a fait le résumé de la rencontre aux journalistes, l’ambassadrice américaine, qui a convoqué la rencontre, voulait échanger avec l’opposition afin de mieux comprendre son point de vue de la réalité politique.

Les représentants de l’opposition affirment avoir énuméré quatre points pour répondre à la préoccupation de Madame White. « La crise politique actuelle concerne les Haïtiens et c’est à eux qu’il incombe la responsabilité d’en trouver une solution, a expliqué en tout premier lieur les leaders de partis à la diplomate américaine, selon André Victor. Nous ne rejetons pas les supports de l’étranger, mais c’est à nous autres Haïtiens qu’il revient de trouver une issue à l’impasse. » 

Sur les consultations du président Martelly, l’opposition reste ferme. « Nous ne pouvons pas nous asseoir dans des consultations. Nous sommes plutôt disposés à prendre part à des négociations sérieuses avec un agenda bien défini », ont fait savoir les représentants des partis à la diplomate. « Nous sommes pour des négociations où l’on peut tout mettre en jeu, même un éventuel départ du président Martelly », insiste plus tard le député Saurel Jacinthe, qui a participé à la rencontre en tant que représentant de la plate-forme INITE. 

Et les négociations doivent tenir comptent des revendications populaires. C’est aussi ce que réclament les partis de l’opposition qui affirment avoir expliqué à l’ambassadrice qu’il convient de tenir compte des dernières évolutions la situation. «  Le mot d’ordre du MOPOD reste le même, nous réclamons le départ du président Martelly et du Premier ministre Lamothe. La formation d’un gouvernement de transition et l’organisation d’élections générales avec un nouveau Conseil électoral », rappelle  Turneb Delpé à la presse sous la pression des manifestants qui réclament le départ du président Martelly et de son Premier ministre.

Sans pouvoir prendre la parole, Paul Denis se lève le premier et quitte la table. Il est suivi de l’ancienne candidate à la présidence Mirlande Manigat qui représentait  aussi le MOPOD. Les autres participants à la rencontre quitteront aussi la salle de conférence sous les cris des protestataires qui se sont montrés méfiants jusqu’au bout.

Louis Joseph Olivier Source Le Nouvelliste



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