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Agriculture: La production de Millet en péril

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image Carmel André Béliard

Avec l’attaque du puceron jaune, la culture du millet (petit mil) risque de ne plus être possible dans le pays si rien n’est fait au plus vite. Entre 2014 et 2015, les pertes ont été estimées à 50 % de la récolte totale et en 2015-2016 la totalité de la récolte a péri en raison de la présence du puceron jaune qui en fait voir de toutes les couleurs aux agriculteurs. Le niveau d’implication du ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles dans la Caravane du changement, devenue très en vue, le ministre en charge, Carmel André Béliard, se confie.

Les pertes causées par le puceron jaune sont estimées à 123 000 tonnes cultivées sur une superficie de 121 000 hectares. La perte de ces récoltes de millet a un poids économique et politique lourd sur la gouvernance de l’administration de Jovenel Moïse et sur l'ensemble du gouvernement de Jack Guy Lafontant.

La nouvelle administration dont fait partie le ministre de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural,  l’agronome Carmel André Béliard, dit avoir réfléchi longuement sur les problèmes posés par le puceron jaune au point que le ministère signe avec la Fondation CHIBAS (affiliée à l’Université Quisqueya) du chercheur haïtien Gaël Pressoir un contrat de 9 millions de gourdes en vue de la production de 100 tonnes de millet résistantes à l’attaque du puceron.

À la question de savoir si les 100 tonnes suffiront à combler les besoins du pays, Carmel André Beliard a fait savoir que selon les informations fournies par la direction de la production végétale de son ministère les besoins en semences de millet sont estimés à 1 500 tonnes. Le ministre dit avoir la garantie de la Direction de l’innovation et du service national semencier dans ce domaine. La coopération canadienne aide le pays à financer 500 tonnes supplémentaires. À raison de 7 tonnes à l’hectare, il suffit d’emblaver 71 hectares de millet. Tout compte fait, l’État haïtien dispose-t-il de parcelles suffisantes pour mener à bien un tel processus ? Le ministre Béliard a répondu laconiquement en disant que l’État en dispose davantage. 

 Toutefois, a appris Le Nouvelliste, les semences obtenues ne sont pas garanties à 100 % mais à 90%. Les services techniques qui n'existent que dans un cadre de production semi-artisanal 80% de garantie sont suffisants.  Les informations fournies par le MARNDR font croire que la firme de M. Pressoir travaillait pour la Brasserie nationale (Brana) afin de trouver une variété de Sorgho qui présente le plus fort taux de sucre possible afin de produire une malta de qualité.  

En ce qui a trait au sujet à la mode, la Caravane du changement, le ministère est partie prenante de la Caravane du changement tant vantée par la présidence, et a précisé le niveau d'implication du MARNDR actuellement. « La Caravane est avant tout une œuvre d'imagination et de créativité du président et du Premier ministre qui vise à améliorer le bien-être collectif. 

Elle vise, entre autres, à mettre l'Etat au service de la population et de la nation entière. C'est une démarche collective pour apporter le changement réel dans la vie des citoyens », a expliqué le ministre Carmel André Béliard. 

Selon M. Béliard, la Caravane du changement veut améliorer l’économie nationale à travers la dynamisation de l’agriculture et la réhabilitation de nos infrastructures.  La Caravane, ajoute-t-il, vise notamment à mettre ou à remettre en valeur les plaines irriguées. « L’agriculture pluviale est une entreprise risquée.  

À n’importe quel moment, la sécheresse peut entraîner la perte des cultures.  Les périmètres irrigués réduisent le risque de la sécheresse et offrent plus de sécurité aux planteurs », a-t-il insisté.

Le ministère de l’Agriculture accueille de manière positive l’appui apporté par la présidence à son secteur aux infrastructures hydro-agricoles en particulier, a confié Carmel André Béliard en indiquant que c'est une volonté politique manifestée sans réserve. « Les travaux de curage de canaux d’irrigation et de drainage dans la plaine de l’Artibonite, dit-il, ont déjà permis l’accès régulier à l’eau des 32 000 hectares que comporte la vallée de l’Artibonite ». 

Un appui technique en semences et en engrais a été fourni aux planteurs. 

En attendant le moment des vérifications, M. Béliard annonce que d’ici quatre mois, le pays devrait bénéficier d’une production additionnelle de 80 000 tonnes métriques de riz, ce qui contribuera à diminuer la facture des importations annuelles de riz qui dépassent 40 000 tonnes actuellement.  La caravane fait escale dans la péninsule du Sud, qui a été durement touchée par le cyclone Matthew.  La remise en état des infrastructures d’irrigation permettra le retour de niveaux normaux de production agricole dans cette zone, au bénéfice des planteurs et de leurs familles et d’augmenter la sécurité alimentaire dans le Sud du pays.

Aux dires du ministre de l’Agriculture, les actions de la Caravane sont discutées  et exécutées avec  le ministère à travers sa Direction des infrastructures agricoles (DIA), l'Organisme de développement de la vallée de l’Artibonite (ODVA) et ses directions départementales, dans les différentes zones d’action.

Sans doute que plus d'un aimerait savoir si cette Caravane laisse le temps au ministre de s’occuper d'autre chose à part le millet dont il a fait mention précédemment. À cela, Carmel André Béliard précise: « Comme je l’ai mentionné, la Caravane du changement donne la priorité aux plaines irriguées. Dans le pays, on a d’autres écosystèmes, notamment les plaines sèches, les plaines humides non irriguées, les montagnes sèches et les montagnes humides.  Tous ces écosystèmes sont cultivés à l’aide des eaux de  pluie et sont aussi gérés par le ministère. »

 En outre, ajoute le patron du MARNDR, le ministère fait la promotion de l’élevage, donne de l’appui aux filières productives et aux agro-entreprises.  Le ministère appuie la production du café, du cacao et des denrées d’exportation, dont fait partie la mangue.  Si vous regardez la feuille de route, elle comporte 60 actions distinctes.  « Faites-moi confiance, le ministère a beaucoup d’activités en cours, en plus de son support à la Caravane du changement.  Permettez-moi de vous rappeler que le sorgho est en priorité une culture des zones sèches et une composante importante de la sécurité alimentaire.»

La caravane dans le Sud concerne actuellement environ cinq ministères (MARNDR, MDE, MTPTC, MSPP et MENFP). Pour le MARNDR, explique M. Béliard, la Caravane s’intéresse d’abord aux périmètres irrigués, aux pistes agricoles, sans exclure la promotion de l'élevage, la relance des cultures du café et du cacao, etc. La péninsule du Sud est riche en rivières et en périmètres irrigués.  La remise en état de ces systèmes endommagés par le cyclone Matthew permettra la relance de l’agriculture et de l’élevage dans cette zone. 

 Le ministre Carmel André s’est lancé par ailleurs dans une série d’interrogations. « Savez-vous que la zone de Torbeck est l’une des plus importantes productrices de riz en dehors de la vallée de l’Artibonite ?  Savez-vous que le marché de Kans est l’un des plus grands marchés de maïs de la République ? Savez-vous que du temps de l’Institut de développement agricole et industriel (IDAI), la plaine des Cayes approvisionnait Port-au-Prince en lait à partir de la beurrerie du Sud ? »

Entre le passé révolu et les moyens limités de la nation, le pays doit faire face à des défis actuels. La Caravane, explique l’agronome Béliard, aidera à redynamiser le secteur agricole dans le Sud, ce qui bénéficiera aux producteurs, à leurs familles, créera des emplois agricoles et améliorera la sécurité alimentaire.  Actuellement, le pays produit 40% de ses produits alimentaires. 50% sont importés et 10% sont apportés par l’aide alimentaire.  Le pays doit augmenter sa production agricole et la Caravane contribuera à ce changement. 

Dieudonné Joachim source le nouvelliste



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