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HOPE : un coup de fouet au textile haïtien

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HOPE : un coup de fouet au textile haïtien Vers la fin des années 80, le secteur du textile, déjà sur la pente descendante, comptait 180 usines et avait plus de 180 000 employés. Après le coup d'Etat de 1991, les usines se sont délocalisées. Et en 2003, il ne restait que 6 usines au secteur pour seulement 9 000 emplois, selon le magazine économique de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Ouest (CCIO). Cependant, après l'adoption de la loi HOPE en 2006 par le Congrès américain, l'industrie du textile a comme pris un bon coup de fouet. Haïti: Les avantages de la loi américaine HOPE (Haïti hemispheric opportunity throuth partenership encouragement) qui octroie des traitements préférentiels aux articles de textile et d'habillement fabriqués en Haïti ont déjà permis l'arrivée de 7 entreprises coréennes et la venue probable de nouvelles compagnies brésiliennes et taïwanaises. En effet, cette législation permet d'économiser, selon le magazine Momentum, 32% sur chaque produit livré aux Etats-Unis. « Résultats : les espaces de production sont aujourd'hui tous occupés. Le parc industriel de Port-au-Prince affiche complet. Quatre nouveaux hangars sont actuellement en construction. Trois parcs industriels sont aussi en perspective : un au nord de Port-au-Prince, dans la zone de Corail, un dans le Nord à Caracol et un autre à Ganthier », constate le magazine Momentum. Le secteur du textile haïtien n'avait pas l'infrastructure nécessaire pour accueillir pareilles opportunités. Le parc industriel de Caracol, dont la première phase de construction coûtera 55 millions de dollars américains, devrait permettre la construction de 12 000 logements dans la région de Caracol et donner naissance à 65 000 nouveaux emplois directs. Un investissement de 78 millions sera consenti par la firme coréenne SAE-A en équipements et en infrastructure au niveau du parc industriel de Caracol, qui s'étend sur une superficie de 250 hectares. Les Etats-Unis feront un apport de 120 millions de dollars pour la construction d'une unité de production d'énergie pour le parc de Caracol et les zones avoisinantes. Votée en décembre 2006 par le Congrès américain, la loi HOPE permet à l'industrie du textile, entre autres, de créer, depuis 2007, quelque 20 000 nouveaux emplois et de mettre 29 000 ouvriers en activité. 150 000 emplois pourraient être créés en dix ans, si Haïti exploite les opportunités offertes par cette législation, selon le magazine de la CCIO. En effet, une troisième version de la loi HOPE étend les privilèges qu'Haïti peut tirer de cette loi jusqu'en 2020. Appelé HELP (Haïti economic lift program), cette version prise en mai 2010 autorise l'exportation sans taxe, à 400 millions de mètres carrés par an, d'un type de vêtement aux Etats-Unis, soit plus de neuf fois de plus que la deuxième version votée en 2008, indique Momentum. Selon le magazine économique, 70 millions de mètres carrés par type de tissu équivaut à une production de 60 millions de chemises, soit environ 93 000 douzaines par semaine. Pareille production, lit-on dans le nouveau magazine, exige une main-d'oeuvre d'environ 30 000 personnes. Les résultats de la loi HOPE pointant déjà à l'horizon, la Chambre de commerce et d'industrie de l'Ouest fait la remarque suivante dans le premier numéro de son magazine économique : « En 2009, les exportations de produits textiles vers les Etats-Unis se chiffraient à 512 millions de dollars américains, soit 90% des exportations totales et 10% du produit intérieur brut (PIB) du pays ».

Les avantages de la loi américaine HOPE (Haïti hemispheric opportunity throuth partenership encouragement) qui octroie des traitements préférentiels aux articles de textile et d'habillement fabriqués en Haïti ont déjà permis l'arrivée de 7 entreprises coréennes et la venue probable de nouvelles compagnies brésiliennes et taïwanaises. En effet, cette législation permet d'économiser, selon le magazine Momentum, 32% sur chaque produit livré aux Etats-Unis. « Résultats : les espaces de production sont aujourd'hui tous occupés. Le parc industriel de Port-au-Prince affiche complet. Quatre nouveaux hangars sont actuellement en construction. Trois parcs industriels sont aussi en perspective : un au nord de Port-au-Prince, dans la zone de Corail, un dans le Nord à Caracol et un autre à Ganthier », constate le magazine Momentum. Le secteur du textile haïtien n'avait pas l'infrastructure nécessaire pour accueillir pareilles opportunités.

Le parc industriel de Caracol, dont la première phase de construction coûtera 55 millions de dollars américains, devrait permettre la construction de 12 000 logements dans la région de Caracol et donner naissance à 65 000 nouveaux emplois directs. Un investissement de 78 millions sera consenti par la firme coréenne SAE-A en équipements et en infrastructure au niveau du parc industriel de Caracol, qui s'étend sur une superficie de 250 hectares. Les Etats-Unis feront un apport de 120 millions de dollars pour la construction d'une unité de production d'énergie pour le parc de Caracol et les zones avoisinantes.

Votée en décembre 2006 par le Congrès américain, la loi HOPE permet à l'industrie du textile, entre autres, de créer, depuis 2007, quelque 20 000 nouveaux emplois et de mettre 29 000 ouvriers en activité. 150 000 emplois pourraient être créés en dix ans, si Haïti exploite les opportunités offertes par cette législation, selon le magazine de la CCIO.

En effet, une troisième version de la loi HOPE étend les privilèges qu'Haïti peut tirer de cette loi jusqu'en 2020. Appelé HELP (Haïti economic lift program), cette version prise en mai 2010 autorise l'exportation sans taxe, à 400 millions de mètres carrés par an, d'un type de vêtement aux Etats-Unis, soit plus de neuf fois de plus que la deuxième version votée en 2008, indique Momentum. Selon le magazine économique, 70 millions de mètres carrés par type de tissu équivaut à une production de 60 millions de chemises, soit environ 93 000 douzaines par semaine. Pareille production, lit-on dans le nouveau magazine, exige une main-d'oeuvre d'environ 30 000 personnes.

Les résultats de la loi HOPE pointant déjà à l'horizon, la Chambre de commerce et d'industrie de l'Ouest fait la remarque suivante dans le premier numéro de son magazine économique : « En 2009, les exportations de produits textiles vers les Etats-Unis se chiffraient à 512 millions de dollars américains, soit 90% des exportations totales et 10% du produit intérieur brut (PIB) du pays ».

Carlin Michel
michelcarlin@yahoo.fr source: Le Nouvelliste

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