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"La MINUSTAH prête à intervenir pour désarmer et déloger les groupes armés occupant d' anciennes bases des ex-FADH, mais c'est en appui à la PNH, à la demande du

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La responsable de l’information de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah), Elianne Nabaa, a indiqué lundi que les casques bleus sont prêts à intervenir pour désarmer et déloger les groupes armés qui occupent plusieurs anciennes installations des ex-forces arméees d'haïtiti  dissoutes de fait depuis  1995.

Dans une interview à radio Solidarité, Mme Nabaa a souligné que la MINUSTAH ne peut intervenir qu'en  appui à la PNH (Police Nationale d’Haïti), et son aide doit être sollicitée par les forces haïtiennes.

La fonctionnaire onusienne a aussi indiqué que la Minustah ainsi que des acteurs de la communauté internationale essaient de faire voir au gouvernement haïtien les risques qu’il y a de tolérer que des groupes armées, en dehors de la PNH, occupent plusieurs installations dans le pays, une situation qui risque, redoute-t-lle, de déboucher sur des conflits.

Nous sommes là disponibles et disposés, prêts à coopérer s’ils sollicitent l’assistance de la Minustah, mais à c’est à la PNH qu'il incombe de passer à l'action, a rappelé la responsable de l’information de la MINUSTAH.

Madame Nabaa estime quand même que des actions concrètes devraient être entreprises au lendemain de l’ultimatum qui avait donné (notamment par la presidence et le ministère de l'Eterieur et de la defense) à ces groupes paramilitaires, délai qui a expiré le week-end écoulé.

 Plusieurs secteurs auxquels appartiennent entre autres des parlementaires et des membres de la société civile critiquent ce qu’ils appellent le laxisme des autorités compétentes dans le dossier des groupes armés.

Le directeur exécutif du Réseau National de Défense de Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance, a  dénoncé ce qu’il appelle le manque de fermeté des autorités, un comportement qui pourrait être considere comme une preuve que le gouvernement est en train de constituer un groupe paramilitaire.

" C'est une situation que ni les parlementaires, ni la population ne devraient accepter, a dit Pierre Espérance  qui  y voit  un mauvais précédent et  un grave danger pour la population.

Le président de la chambre des députés, Levaillant Louis-jeune, appelle pour sa partla police nationale à traquer ceux  qu'il considère comme des bandits pour garantir un climat de paix dans le pays, sans pression politique ni position partisane.

Le parlementaire qui se déclare très préoccupé par la recrudescence de l’insécurité dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, estime que cette situation pourrait être la conséquences des conflits entre les différents pouvoirs de l’Etat notamment l’Exécutif et le Législatif.

De son coté le député Ronald Larèche, membre de la commission justice et sécurité publique de la chambre basse, estime que la Minustah ne devrait pas attendre l’autorisation du gouvernement pour désarmer et déloger les groupes qui occupent les anciennes bases des ex-FAd’H (Forces Armées d’Haïti).

Travailler au renforcement de la democratie fait partie de l'agenda defini par le conseil de securité pour la MINUSTAH et la presence des paramilitairs est une entorse à la démocratie.


Selon M. larèche, la recrudescence de la criminalité dans le pays est une conséquence des confusions que crée la présence de groupes armés dans les anciennes bases militaires.

C’est anormal, dit-il, qu’en présence des troupes onusiennes, il y ait des bandes armées qui, au vu et au su de tous, s’entrainent dans plusieurs coins du pays. Il y a, poursuit-il, des bandits qui en profitent pour prendre d’assaut la population et garder la société en otage.

Le secretaire d'Etat à la Sécurité publique, Réginald Delva, avait fait savoir vendredi  que, "suivant un accord avec les autorités, ces citoyens ne seront pas contraints de vider les lieux, mais n’auront pas, pour l’instant, à circuler en tenue militaire et armés". Les négociations se poursuivent, disait-il encore, en même temps qu’un inventaire est en train d’être fait pour connaitre les ressources humaines qui sont disponibles au niveau de ces camps.

Il est possible de saisir les opportunités qu’offre cette crise, a declare Delva, estimant que parmi les jeunes qui s’entrainent actuellement, il y en a qui ont choisi de ne pas intégrer des bandes armées, affirmant plutôt attendre, selon lui, la remobilisation de l’armée pour pouvoir servir leur pays.

Plusieurs autres parlementaires ont estimé que la présence des hommes armés dans les anciens sites militaires ouvre la voie à la formation de tous autres groupes. Et la  MINUTAH se doit d'agir avec ou sans l'aval du gouvernement
.

Le député Larèche estime par ailleurs que le DG de la PNH, Mario Andrésol, devrait prendre des mesures drastiques contre tout membre de l’institution policière qui refuserait d'obéir à ses ordres.

Les rumeurs circulant à tout bout de champ selon lesquelles des changements seront opérés incessamment à la tête de la PNH, visent à affaiblir l'institution policière et à pousser des subalternes à se rebeller, selon des parlementaires.

AHP

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