Le chef de l’Etat, Michel Martelly, qui fait face depuis plusieurs semaines à un mouvement de contestation, a choisi mercredi la commémoration du 206e anniversaire de l’assassinat du père de la patrie, Jean-Jacques Dessalines, pour condamner les manifestations en cascade de l’opposition et réaffirmer avec force sa volonté de maintenir le Conseil électoral permanent contesté.
« Fini le temps des grands discours, des mensonges et des manipulations. L’heure est à l’action », a lancé, avec des gestes de comédien, le Président de la république en jeans et bras de chemise à Marchand-Dessalines (Artibonite, nord), première capitale noire de l’histoire où l’ambiance n’était guère à la solennité traditionnelle.
"Le Conseil électoral permanent est formé définitivement", a du même souffle déclaré Martelly en laissant entendre que les manifestations de rue orchestrées contre lui visaient à déstabiliser son régime et à l’empêcher d’atteindre ses objectifs.
Avant Marchand-Dessalines, le dirigeant haïtien avait déposé une gerbe de fleurs au Pont-Rouge (entrée nord de la capitale), l’endroit où fut assassiné l’Empereur Jean-Jacques Dessalines, le 17 octobre 1806. Par la suite, il avait, devant plusieurs centaines d’enfants réunis au Palais National, présidé une cérémonie axée sur la priorité qu’accorde le pouvoir à l’éducation.
Bizarrement, au cours de cette première partie de la journée, Michel Martelly était en tenue de ville tandis que le Premier ministre Laurent Lamothe ne portait qu’une simple chemise décontractée. spp/Radio Kiskeya





