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Le parc industriel controversé de Caracol, un « pas décisif », selon Martelly

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Le président Michel Martelly a estimé que le parc industriel controversé de Caracol (Nord-est) marque un « pas décisif » dans le désenclavement d’Haiti en matière de développement économique.

Martelly s’est exprimé ainsi au moment de procéder à l’inauguration du parc, de 246 hectares, en présence du premier ministre Laurent Lamothe, de plusieurs ministres, du président de la Banque interaméricaine de développement (Bid), Luis Alberto Moreno, de la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, et de l’ancien président des Etats-Unis, William Clinton.

La cérémonie a eu lieu également en présence de l’ancien président René Préval, sous l’administration de qui a été initié le projet.

« Ensemble aujourd’hui, nous couronnons un exemple par excellence de coopération et de partenariat internationaux », se réjouit Martelly, pour qui cette réalisation illustre la manifestation de la continuité tant recherchée dans les actions de l’Etat haïtien.

« Ce parc industriel est un modèle de coopération Internationale et un symbole de la nouvelle Haïti qui bouge », insiste-t-il.

65 milles nouveaux emplois seront créés avec l’installation de cette zone franche industrielle, qui accueille pour le moment un millier de travailleurs, selon les données officielles.

La mise en place de ce parc a bénéficié de l’aide de la BID et des États-Unis d’Amérique.

L’inauguration du parc est un « rêve » devenu réalité, considère le président de la BID, Luis Moreno, qui assure que son institution travaillera conjointement avec le chef de l’État haïtien en vue de « la création d’emploi et la décentralisation ».

Le parc de Caracol aura des résultants bénéfiques pour le pays en termes d’emplois et d’opportunités économiques, croit la secrétaire d’État étasunienne, Hillary Clinton.

Grace à ce parc, « les enfants auront la chance d’aller à l’école, de vivre en santé et de réaliser leurs rêves », parce que leurs mères avaient la chance d’y travailler, espère t-elle.

Pour sa part, l’envoyé spécial des Nations-Unies, William Clinton, croit que le parc offre de nouvelles opportunités de décentraliser l’économie du pays et de créer des emplois.

Plusieurs études attestent des risques environnementaux relatifs à l’installation d’un parc industriel à Caracol, une des réserves naturelles du pays. Ces inquiétudes sont réitérées par la Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA), tandis que des agriculteurs ont dénoncé la semaine dernière la confiscation de leurs terres.

Luis Moreno assure que la BID mettra un fonds disponible évalué à plus d’un million de dollars américains pour aider à protéger et préserver la baie de Caracol. [emb gp apr 22/10/2012 18 :00]

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