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Enquête sur la nationalité: Le premier ministre et ses ministres ignorent deux jours consécutifs une invitation de la commision sénatoriale: menace d'interpellation

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Le premier ministre Garry Conille a une nouvelle fois ce mardi manqué à sa parole, en allant à l'encontre de ses récentes declarations selon lesquelles il collaborrerait avec avec la commission sénatoriale enquêtant sur la nationalité du président Joseph Michel Martelly et des membres du gouvernement.

Les autres ministres du gouvernement n'ont de ce fait pas  déposé eux non plus leurs documents de voyage devant la commission d'enquête, allant ainsi dans le sens du president Michel Martelly qui a fait savoir à plusieurs reprises qu'il n'avait aucune intention de donner suite à la demande de la commission.

Le Conseil des ministres presidé lundi par le chef de l'tat avait décidé que ses membres s’abstiennent de soumettre les documents réclamés à moins que, par décision de justice, il en soit autrement ordonné.


Le premier ministre aurait donc été obligé de se soumettre à cette disposition, même si des sources proches du gouvernement ont rapporté qu'il n'aurait pas signé le document, selon certaines sources.


Le président du Sénat et de l’Assemblée Nationale, Dieuseul Simon Desras, affirme ne pas comprendre l’attitude du chef du gouvernement et des ministres, estimant qu’ils seraient très mal conseillés.

Le parlementaire affirme que le premier ministre avait fait appeler lundi la commission d'enquête pour informer qu’il ne se présenterait pas.  Mais aujourd’hui personne ne nous appelés pour s’excuser, a-t-il dit.

Dieuseul Simon Desras a fait savoir que cette attitude pourrait laisser croire que les membres du gouvernement ne reconnaissent pas l’autorité des parlementaires qui pourraient eux-aussi se retrouver dans la situation de faire pareil.

Il conseille aux parlementaire de continuer à remplir leurs devoirs avec honneur, moralité et retenue de manière à  exercer leurs prérogatives en toute , dignité, .

"Nous sommes prêts à exercer nos droits constitutionnels", a averti le sénateur Desras qui rappelle qu’après l’invitation, il peut y avoir convocation puis interpellation.

Le président de la commission sénatoriale d’enquête, Joseph Lambert reputé aujourd’hui très proche du chef de l’Etat, abonde dans le même sens.

Il donne un ultimatum de 48 heures aux concernés pour qu’ils fassent le dépôt au Sénat de leurs document de voyage sinon, a-t-il  dit, , on serait amené à la pénible obligation de franchir le cap de l’interpellation.

J’ai entendu dire que la décision de ne pas faire le dépôt des documents exigés par les sénateurs a été prise en conseil des ministres mais personne ne nous a avertis, a dit Joseph Lambert.

Il rappelle que si le président, qui est un élu, peut dire qu’il compte garder dans sa poche ses documents de voyages, les membres du gouvernement qui sont l’émanation du parlement dont il tire leur légitimité, n’ont pas cette marge de manœuvre.

Pour sa part, le sénateur Moïse Jean-Charles qui soutient  depuis des mois que le chef de l'Etat et des ministres du gouvernement detiennent la nationalité
etrangère maintient sa position. Pour lui, la correspondance de l'ambassade americaine relative au dossier du president Martely confirme que ce dernier a la nationalité americaine.

L'ambassade américaine a indiqué que le numéro de passeport PUSA043911230 n'a pas été  émis au nom du president Martelly mais rappelle dans le même temps que des dispositions de la législation américaine interdisent  de publier des informations non autorisées sur des citoyens américains

Selon le senateur du Nord, le mensonge ne restera pas longtemps caché, que la verité va bientôt éclater et que le président Martelly n'aura pas d'autre choix que de reconnaitre cette verité.

Moïse Jean-Charles a d'autre part indiqué que les sénateurs Joseph Lambert et Youri Latortue en fin de mandat, devraient bientôt quitter la commission senatoriale d'enquête, en raison de  leur trop grande proximité avec le président Martelly. A Jacmel dimanche, le chef de l'Etat a publiquement promis son support au sénateur Lambert pour les prochaines senatoriales.


Le coordonnateur de la plateforme Inite (Unite) a insi abandonné son parti.

Source: AHP

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