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Le vote électronique exploré pour les prochaines élections

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Le Collège transitoire du conseil électoral permanent (Ctcep) va « explorer la possibilité » d’utiliser le vote électronique pour les prochaines élections qui doivent être organisées prochainement en Haïti.

C’est le président du Ctcep, Jean-Marie Vianey Emmanuel Menard, qui en a informé l’agence en ligne AlterPresse au cours d’un entretien téléphonique ce 2 mai 2013.

« Nous pensons dépêcher des missions dans des pays où l’expérience est acquise. Certes, il y a des avantages et des inconvénients. Quand nous aurons à notre disposition un rapport complet sur la question, le conseil pourra décider si le vote électronique sera adopté », a confié Menard à AlterPresse.

De toute façon, si pour rattraper le retard d’environ deux ans déjà accumulé, les élections doivent se tenir d’ici la fin de 2013, il est à se demander si toute la machinerie électronique sera en place à temps.

Menard dit devoir attendre les résultats de l’exploration avant de pouvoir rassurer sur ce point.

Le vote électronique permettrait-il d’éviter les cas récurrents de fraudes lors du moment crucial de rédactions des procès verbaux et de publier les résultats électoraux plus rapidement ?

Dès l’organisation des élections générales de 2006, le conseiller Rosemond Pradel, en s’inspirant du Brésil, avait déjà proposé le vote électronique.

L’actuel secrétaire général du parti de la Fusion des sociaux démocrates haïtiens a encore réitéré cette proposition, vue comme moyen d’avoir des élections honnêtes, crédibles et peu couteuses.

Ce point de vue ne fait cependant pas l’unanimité au sein des milieux politiques, certains dirigeants craignant que le contrôle de la machine (même électronique) soit pris par des secteurs intéressés, notamment du pouvoir en place. Voilà pourquoi ils prônent la vigilance citoyenne.

Pour d’autres citoyens le vote électronique peut être un moyen « de recouvrer la souveraineté nationale ».

« Quand les élections d’un pays sont financées par la communauté internationale, championne de l’ingérence, ce pays n’est pas souverain » commente en anonyme, un responsable politique.

Les dernières élections ont coûté la bagatelle somme de 29 millions de dollars étasunisiens. La communauté internationale les avait financées à hauteur de 68%. Le président du Ctcep a soutenu l’indépendance de l’institution qui est « responsable dans sa globalité d’organiser les élections. C’est au conseil de prendre les dispositions nécessaires pour soumettre (au gouvernement) le budget pour les prochaines élections comme nous avons la mission constitutionnelle de préparer l’avant-projet de loi électoral qui sera remis à l’exécutif pour transmission au législatif ».

Lors d’une conférence de presse donnée dans la matinée du 2 mai, le Ctcep a déjà annoncé la formation d’une commission spéciale de 6 membres devant se plancher sur l’avant projet de loi électorale.

Comme pour innover, Menard informe que l’autorité électorale étudie la possibilité de permettre aux citoyens haïtiens vivant à l’étranger et détenteurs de la Carte identification nationale (Cin) de voter dans une ambassade ou dans un consulat d’Haïti dans leur pays d’accueil.

Officialisé le 11 avril 2013 par la publication de l’arrêté présidentiel dans le journal officiel de la république, Le Moniteur #63, les 9 membres du Ctcep ont été installés dans leurs fonctions le 19 avril 2013.

Chacun des pouvoirs de l’Etat a désigné trois membres dans le cadre de la mise en place de l’institution électorale.

Le bureau est ainsi formé : Jean Marie Vianney Emmanuel Ménard (Pouvoir Exécutif, président), Marie-Clunie Dumay Miracles (Pouvoir Législatif, Vice - Présidente), Marie Carole Duclervil Floréal (Pouvoir Judiciaire, Secrétaire Générale), Pierre Simon Georges (Pouvoir Législatif, Trésorier).

Applyx Félix (Pouvoir Judiciaire), Chantal Raymond (Pouvoir Exécutif), Léopold Berlanger (Pouvoir Judiciaire), Margareth Giraud St-Louis (Pouvoir Exécutif), Néhémy Joseph (Pouvoir Législatif) font office de conseillers. [efd gp apr 2/05/2013 14 :40]

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