Haiti-Presse: Lente communication après Sandy
Des professionnels et observateurs de médias étrangers ont reproché la lente communication du gouvernement haïtien peu après le passage de l’ouragan Sandy qui a fait plus de 50 morts et des dégâts important dans le pays.
« Les autorités haïtiennes sont venues avec ces chiffres (Plus de 50 morts) plusieurs jours après le passage de Sandy. Faute de moyens sans doute, elles n'ont pas réussi à informer à temps », a expliqué un journaliste qui était sur place, ajoutant que l’administration Martelly a décrété l'état d'urgence seulement une semaine après le passage de Sandy.
« Sur Haïti, on avait très peu d'images et peu d'informations », a souligné le directeur de la rédaction de BFMTV (France), précisant que la chaîne d'info en continue « a commencé par faire un sujet global sur le passage de l'ouragan a travers les pays de la Caraïbe (Jamaïque, Cuba, Bahamas), parce qu'il n'y avait pas assez d’infos sur Haïti pour en faire un seul sujet ».
À TF1, la première et la plus ancienne chaîne de télévision généraliste nationale française, qui n'avait pas non plus d'envoyé spécial à Port-au-Prince, souligne également qu'il n'y avait «pas énormément de matière, pas beaucoup d'images».
Un autre journaliste de la presse internationale critique la faible distribution de l’électricité, qui peut-être, a empêché certains d’envoyer des informations utiles.
« Aux États-Unis, pendant et après le passage de la super tempête Sandy sur la cote-est (New-York, New-Jersey, Virginie), tout le monde envoyait des images, des photos avec son téléphone portable. En Haïti, il n'y a pas cet afflux », a-t-il expliqué.
Frantz Alcéma (USA) salutano@yahoo.fr
HPN





