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Les Haïtiens impatients de voir le nouveau chef de l’État à l’œuvre

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image Jovenel Moise - 58eme Président d'Haiti

L’intronisation de Jovenel Moïse au Palais national, c’est pour le 7 février 2017. Choisi par quelque 500 mille Haïtiens sur un électorat de plus de 6 millions d’électeurs, il va briguer la magistrature suprême de l’État pour servir sans parti pris, plus de 12 millions d’âmes qui attendent dans l’expectative, des améliorations certaines sur les plans social, économique, politique et culturel.

À environ trois semaines de l’investiture du président élu Jovenel Moïse, les Haïtiens sont impatients de voir le nouveau chef de l’État (58e) à l’œuvre dans ce pays meurtri, ravagé par des catastrophes naturelles en série. L’élu du PHTK va prendre les commandes d’un peuple fragmenté, en guenille et au bord de l’asphyxie avec la dépréciation de la gourde qui exacerbe sa misère.

Soixante-huit (68) gourdes, c’est la somme qu’il faut aujourd’hui pour avoir 1 dollar américain. Alors que, le pays importe dix fois plus qu’il exporte. Le contenu de nos assiettes au quotidien, ne compte en grande partie, que des produits étrangers. Idem pour les habits que nous portons. Depuis déjà plusieurs années, couturiers et couturières haïtiens, pour ne citer que cette catégorie socioprofessionnelle, ne fonctionnent que de façon occasionnelle.

Ceci dit, il faut toujours une quantité de devises pour acheter les nécessaires à l’extérieur. Résultats : inflation, vie chère et réduction considérable du pouvoir d’achat. Les gens, notamment les moins nantis, constatent impuissants et dans la précarité totale, leur condition d’existence se dégrade à petit feu.

Face à de telles évidences, l’impatience de voir l’agissement de la nouvelle équipe dirigeante s’enflamme d’aube en aube, de crépuscule au crépuscule. On a hâte de juger les promesses de campagne. Les promesses non tenues de politiciens de ce petit pays, le plus pauvre de l’hémisphère, hantent encore les esprits.

Certains redoutent même, avec l’arrivée de Jovenel Moïse au timon des affaires de l’État, une sorte de masochisme politique, s’agissant de la continuité de l’Administration de Martelly qui ne peut s’enorgueillir d’avoir su offrir mieux au peuple haïtien par rapport aux prédécesseurs, alors que l’ex-chef de l’État prétendait, per fas et nefas, changer le système.    

Une patate chaude dans les mains du nouveau président 

Les avis divergent et fusent de toutes parts en ce qui concerne la prise du pouvoir par Jovenel Moïse. Certains considèrent le pays dans son état actuel, comme une véritable patate chaude dans les mains de l’homme qui sera consacré sous peu, le premier citoyen de la nation.

Avec déjà sur le dos un Guy Philippe, sénateur élu de la Grand’Anse sous la bannière du PHTK, structure politique du président élu, les Haïtiens sont surtout impatients de voir comment Jovenel Moïse, durant son quinquennat, ira mobiliser ensemble, comme soutenu pendant toute la durée de sa campagne électorale, les rivières, la terre, le soleil et les gens pour arriver à développer le pays de façon durable.

Cette énonciation qualifiée par plus d’un de « folklorisme » fait déjà l’objet de grande curiosité tant au niveau de la classe politique que du côté des observateurs les plus avisés. Une énonciation, ponctuée d’un slogan de campagne «nèg bannann nan », devenue tristement, la marque de fabrique de M. Moïse. L’homme d’affaires de la classe moyenne en a bien utilisé pour conquérir les cœurs de ses 500 mille électeurs au dépourvu d’un programme politique bien fuselé, clair et précis.   

Pour de nombreux observateurs comme l’économiste et journaliste, Thomas Lalime qui intervenait sur les ondes d’une station de radio privée de la capitale récemment, cette affaire de mettre ensemble les rivières, la terre, le soleil et les gens pour développer de façon durable le pays, n’est autre que du folklorisme, frisant même l’ésotérique.

Lalime, s’est, de façon ironique, interrogé sur les mécanismes que le président va mettre en place pour mobiliser, insiste-t-il, les rivières, le soleil, la terre et les gens dans la perspective de développer le pays. L’économiste croit que ce sont des éléments difficilement mobilisables. Thomas Lalime pense que le président ferait mieux de s’inspirer du Plan stratégique pour le développement d’Haïti (PSDH).

De toute évidence, M. Lalime est très loin d’être le seul curieux désireux de voir le dauphin de Michel Martelly, muni de sa baguette magique, relever ce grand défi, dans un contexte où la Banque mondiale estime dans son récent rapport sur les perspectives économiques mondiales pour 2017,  concernant l’économie d’Haïti, que la croissance économique du pays sera négative pour s’établir à -0,6%.

Une nouvelle accablante pour le pays, mais aussi pour le nouveau président élu, Jovenel Moïse qui prendra les rênes du pouvoir le 7 février prochain, suivant les prescrits constitutionnels.

Alix Laroche - HPN



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