Les porte-parole du PSP se défendent d'être sous la coupe de l'Exécutif
Les Députés au club Indigo
Le député Abel Descollines (centre) a démenti lundi les accusations selon lesquelles, le nouveau bloc majoritaire dit "Paqrlementaires pour la Stabilité et le Progrès" (PSP) ayant vu le jour à la chambre basse a été constitué pour se mettre au service du president Michel Martelly et dans la logique d'aider l'Exécutif à boucler le processus de mise sur pied du CEP (Conseil Electoral Permanent) compte tenu de l'impossibilité matérielle pour l'assemblée législative de se prononcer sur la question.
La question du CEP n'a même pas été abordée lors de la retraite du Club indigo s'est défendu l'élu de Mirebalais/Boucan Carré, précisant que le PSP n'a pas encore de position arrêtée sur la question du CEP.
Ledit bloc a été formé lors d'une retraite organisée le week end dernier, à l'initiative du gouvernement.
Abel Descollines a fait savoir que l'objectif du PSP est d'accompagner le nouvernement dans ses démarches constitutionnelles. "Nous allons accompagner l'action du gouvernement dans la mesure où ses actions visent les intérêts de la population et la stabilité du pays", a-t-il dit.
Pour sa part le député des Gonaïves, président du bloc minoritaire de la chambre des députés, (PRI parlementaires pour le Renforcement des Institutions), dénonce la démarche de ses collègue du PSP. S'il est vrai que la chambre basse reconnait à chaque député, le droit d'appartenir à un bloc, le parlementaire juge anormal que le PSP soit constitué à l'initiative de l'Exécutif.
"Cela montre clairement que les membres du PSP ne seront pas en mesure d'assumer leurs prérrogatives de contrôler l'Exécutif en toute indépendance", a-t-il estimé.
C'est également la position du coordonnateur général du parti politique OPL (Organisation du Peuple en Lutte), Sauveur Pierre-Etienne.
M. Pierre Etienne estime que le chef de l'Etat qui a convoqué les députés, en les encourageant, a-t-il dit, de venir accompagnés, considère ces derniers comme des adolescants qui ne s'interessent qu'à leur ventre et leurs bas-ventre.
Insinuant que les parlementaires en question auraient été rétribués, le coordonnateur de l'OPL a fait savoir que c'est aux populations de leurs circonscriptions respectives et à leurs partis politiques qu'il revient de les sanctionner pour mauvaise conduite.
AHP





