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Me André Michel pour un départ planifié de la Mission Onusienne

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Le responsable du « groupe 77 », Me. André Michel, a dans une correspondance adressée au représentant du Secrétaire général des Nations Unies, Mariano Fernandez, en date du 17 0ctobre, fixé sa position sur la présence de la mission onusienne en Haïti. Selon l’homme de loi, la constitution de 1987 est mise en veilleuse. « Car, dit-il, la présence des troupes onusienne constitue une entrave à son application ». Le farouche opposant au Président Martelly qui exige le départ de la Mission, se prononce, toutefois, en faveur d’un retrait planifié. Un calendrier n’excédant pas le premier janvier 2014, ajoute-il, doit être élaboré en ce sens.

Maître Michel assimile « la présence des casques bleus en Haïti à une occupation ». Celle-ci présente une triple anomalie : historique, juridique et constitutionnelle », lit-on dans la lettre ouverte. Mettant en avant la détermination avec laquelle, ses ancêtres avaient, au prix de leur sang, brisé les chaines de l’esclavage au début du 19 siècle, continue de dénoncer la violabilité, par ces bottes ferrées de soldats étrangers, du territoire haïtien.

La présence de cette force d’occupation, n’est pas conforme aux prescrits constitutionnels, fait remarquer le juriste au représentant de Ban Kimoon. « Il est contraire à la morale publique que les Nations Unies continuent de violer leurs propres lois et principes.

Le leader du « groupe 77 », condamne aussi, dit-il, la transgression du territoire de la Première République nègre du monde dans son triple espace : aérien et terrestre et maritime. « La présence de la MINUSTAH est une violation flagrante de la Constitution haïtienne », a-t-il déclaré. En outre, il voit dans la présence de la MINUSTAH, «un danger pour la démocratie haïtienne naissante ».Il appelle les autorités haïtiennes à œuvrer dans le sens de la reprise effective de la souveraineté nationale. Le juriste estime qu’avec « le départ des troupes onusiennes, doit précéder célébration -dans la dignité- du 210e anniversaire de l’indépendance d’Haïti, le 1er janvier 2014.

Par ailleurs, il en a profité pour exiger, justice et réparation pour les victimes des nombreuses exactions de la MINUSTAH. Il dit souhaiter que M. Mariano Fernandez transmette ses préoccupations, croit-il, justifiées au secrétaire général Ban Kimoon dont il est le représentant dans le pays de Dessalines.
Vaudreuil Calixte
Le matin
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