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Michèle Pierre-Louis en examen par devant l'ULCC

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Blanchie par la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif dans l'affaire de détournement présumé des 197 millions de dollars de Petro Caribe, le dossier de l'ex-Première ministre, Michèle Pierre-Louis, passe un autre examen à l'Unité de lutte contre la corruption. Une épreuve qui risque d'être longue. Explications.

Dans une minuscule salle annexée au bureau du directeur général de l'Unité de lutte contre la corruption (ULCC), Amos Durosier, sont stockés un lot de dossiers relatifs à la gestion de Michèle Pierre-Louis, la deuxième femme Première ministre d'Haïti, en vingt-cinq ans de démocratie tâtonnante. Dans des boîtes en carton soigneusement entretenues, une centaine de documents attendent d'être passées au crible par les experts de l'ULCC. « Nous continuons à dépouiller les dossiers reçus des différentes entités », répond Durosier à une question sur les avancées de l'investigation diligentée au lendemain du détournement présumé de fonds dénoncé par des parlementaires.

L'investigation menée par l'ULCC est plus délicate par rapport à l'enquête de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif qui a blanchi l'ancienne Première ministre, a précisé Amos Durosier. Le directeur entend éviter toute lenteur de son administration dans le traitement du dossier qui avait servi de prétexte au Sénat pour infliger une motion de censure au gouvernement de Michèle Duvivier Pierre-Louis. Nous n'avons pas, dit-il, la responsabilité de faire l'épurement des comptes qui est le travail du tribunal administratif. « Notre rôle est de vérifier si les dépenses ont été effectuées selon les normes, les règles de passation de marchés et si les rapports sont conformes à la réalité du terrain, a expliqué le patron de l'ULCC. C'est plus délicat par rapport à la Cour supérieure des comptes qui vérifie si toutes les dépenses ont été exécutées selon le budget. »

Pour produire son rapport, la commission de quatre membres créées à l'ULCC arpente les terrains où des projets ont été financés à partir des fonds d'urgence décaissés au lendemain des cyclones qui ont ravagé, en 2008, diverses régions du pays. « La commission interroge les bénéficiaires des contrats passés dans le cadre du programme d'urgence », a encore expliqué M. Durosier, qui n'est pas lié au rapport de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif. Chose certaine, a-t-il rassuré, on ne ferme pas les dossiers ici à l'ULCC. Et parmi les dossiers ouverts au bureau d'un blanc immaculé dans le quartier de Pacot figure celui de l'ancien ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, indexé dans un rapport du Reseau national de défenses des droits humains (RNDDH).

L'ancienne Première ministre a révélé, il y a une semaine, que l'audit réalisé par la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif l'a lavée de tout soupçon dans le détournement présumé des 197 millions de dollars du fonds Petro Caribe. Ce scandale, dénoncé par des parlementaires de l'ancienne plateforme Le

spwa de René Préval, a servi d'argument pour destituer, en 2009, le gouvernement de Michèle Duvivier Pierre-Louis. Pour le moment la Cour des comptes n'a pas communiqué sur ce dossier ni émis de commentaire.

Le Nouvelliste a tenté en vain d'avoir une réaction de Michèle D. Pierre Louis.

Claude Gilles

Source: Le Nouvelliste

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