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Oprah Winfrey visite Haïti sous haute sécurité

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image Oprah Winfrey a marché parmi les tentes en compagnie de l'acteur Sean Penn. Photo: AP

L'animatrice américaine Oprah Winfrey a effectué une tournée d'un campement réservé aux sinistrés du puissant tremblement de terre de janvier 2010 en Haïti, lundi, une visite marquée par d'imposants dispositifs de sécurité et par la détention, pendant 90 minutes, d'un photographe local qui voulait couvrir l'événement.

Entourée d'agents de sécurité, Mme Winfrey a marché parmi les tentes en compagnie de l'acteur Sean Penn, qui a contribué à la création d'un organisme de soutien qui apporte de l'aide aux gens vivant dans le campement. Mme Winfrey a annoncé que les efforts de M. Penn feront l'objet d'un reportage sur son réseau, le Oprah Winfrey Network.

Selon ce qu'a déclaré Mme Winfrey aux reporters, on aborde ainsi un nouveau chapitre, en sillonnant l'univers et en prenant connaissance de fascinants exemples de ce qui peut être accompli afin de faire une différence dans le monde. Sean Penn a fort bien accueilli cette manifestation d'intérêt de «la femme la plus élégante au monde» et s'attend à ce que celle-ci aide Haïti.

Le campement où travaille le groupe dirigé par l'acteur américain a été érigé sur un ancien club de golf et est devenu le lieu de résidence de milliers de personnes depuis le séisme qui a laissé en ruines une importante partie de la capitale haïtienne.

Mme Winfrey s'est pointée à Haïti, dimanche, accompagnée d'un important dispositif de sécurité. Des gardes et des policiers ont vidé l'aéroport pour empêcher que des journalistes ne filment son arrivée. Ses représentants n'ont pas précisé son itinéraire, bien que le président Michel Martelly a confié qu'il planifiait la rencontrer. Les mesures de sécurité ont été tout aussi importantes durant sa visite du campement en compagnie de Sean Penn.

Le photographe Lionel Lafortune, l'un des représentants des medias tentant de couvrir la visite de Mme Winfrey, a été détenu par un garde alors qu'il entrait sur le site du campement et prenait des photos.

Un reporter de l'Associated Press a notamment vu un agent de sécurité agripper Lafortune, qui travaille pour le journal Haïti Progrès, et le traîner vers une petite station de police située sur le camp. Des officiers lui ont alors demandé de vider le contenu de sa carte-mémoire et ont refusé de lui permettre de quitter. Le photographe a refusé d'effacer sa photo, et les policiers ont maintenu sa détention jusqu'à l'arrivée d'un supérieur, l'inspecteur Jean-Lionel Aurélien, qui a ordonné sa remise en liberté.

Evens Sanon
Associated Press
Port-au-Prince
«Les journalistes ont le droit de travailler sans être la cible d'intimidation», a lancé l'inspecteur Aurélien.

Plus tard, un porte-parole de Mme Winfrey, Chance Patterson, a confié que le garde n'avait apparemment pas réalisé que M. Lafortune était associé à un media.

«Personne ne savait qui il était, ce qu'il faisait ou pour qui il travaillait», a expliqué M. Patterson, un vice-président principal chez Harpo Studios, la maison de production du «Oprah Winfrey Show», et qui accompagne Mme Winfrey lors de son voyage cette semaine.

«Il est arrivé en courant, apparemment, et a commencé à prendre des photos. Il a été interrompu et le supérieur est arrivé et a demandé qu'il soit libéré. C'est tout», a raconté M. Patterson à l'Associated Press.

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