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Le responsable de la MINUSTAH estime la prise d'assaut d'anciens sites des ex-FADH de nature à nuire à l’image du pays sur la scène internationale

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Le secrétaire exécutif de la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains, Anthonal Mortimé, a appelé mercredi le gouvernement à fournir des explications sur la provenance des moyens logistiques dont disposent les groupes se réclamant des anciennes forces armées d’Haïti, qui occupent, depuis plusieurs mois, plusieurs de ses anciens sites.

Pour le responsables de droits humains, la population a vraiment soif de ces informations à un moment où l’insécurité gagne du terrain dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.


S’il est vrai qu’il n’y a pas d’indice pouvant lier directement les anciens militaires et leurs alliés à la recrudescence de l’insécurité, la détention par eux d’armes lourdes, constitue un problème, voire une menace pour la sécurité publique, estime Anthonal Mortimé.


Selon lui, il ne suffit pas de leur demander de déposer des armes qu'ils pourraient récupérer à tout moment. M. Mortimé qui opte pour une solution durable a  estimé qu’aucune solution à l’amiable ne devrait être prioriseée par l'Etat qui est en train de traiter le dossier avec légèreté et irresponsabilité.


Dans un communiqué publié mardi par le ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, il est demandé une nouvelle fois aux individus armés occupant de manière illégale d'anciennes casernes et des sites appartenant à l’Etat haïtien, de les quitter.


Le ministère demande également aux détenteurs d’armes illégales, en treillis militaires, circulant dans plusieurs localité du pays et exerçant des activités illégales, de cesser ces activités.


"Aucun paiement d'arriérés ou d'émoluments n'aura lieu tant que les concernés n'auront pas quitté les sites illégalement occupés. Leur départ de ces édifices dans l'ordre, la discipline et le calme est une condition sine qua non à tout dédommagement", précise encore  le communiqué.

Pour ce qui est des jeunes qui se réclament des anciennes FAd’H, le ministère le demande de se démarquer de ce mouvement et de postuler pour les services de maintien de l’ordre et de la sécurité que sont entre autres la PNH (Police Nationale d’Haïti) et la Direction de la Protection Civile (DPC).

La presidence et le Ministère de l'Intérieur  et de la defense avaient dejà lance un ultimatum aux hommes armés, ultimatum qui a échu le week-end dernier, sans qu'aucune disposition n'ait été prise.


De son coté, le chef civil de la Mission des Nations Unies en Haïti (Minustah), Mariano Fernandez Amunatégui s’est dit préoccupé par la présence des hommes armés dans les anciennes casernes des ex-FAd’H.


Selon lui, cette situation est de nature à nuire à l’imager du pays sur la scène internationale à un moment où son fonctionnement  dépend en grande partie de la coopération externe.
Le représentant du secrétaire général de l’ONU en Haïti dit souhaiter qu’une solution pacifique soit trouvée à ce problème.

AHP

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