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Privert, Boisson, Mulrean dénoncent la violence et les intimidations

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image Peter Mulrean Ambassadeur des Etats Unis en Haiti et Carl Auguste Boisson Photo par Roberson Alphonse

Non à la violence, oui au CEP qui a fait un travail "appréciable", soutient la Amcham dont la position est partagée par le président Jocelerme Privert, prompt à rappeler qu'en vertu du décret électoral, le CEP doit assumer ses responsabilités pendant les contestations. Par rapport aux manifestations, casses, intimidations, l'ambassadeur des Etats-Unis, Peter H. Mulrean a soutenu que le scrutin du 20 novembre était "crédible", avant de confier être "franchement inquiet parce que ce n’est pas à travers la rue que le peuple doit se prononcer mais dans les urnes".

Les violons n’ont souffert d’aucun désaccord au cocktail de l’Amcham jeudi 15 décembre 2016, en la résidence de l’ambassadeur des Etats-Unis, Peter H. Mulrean. Les différents intervenants, Carl Auguste Boisson, président de l’Amcham, le chef de l’Etat, Jocelerme Privert, et le diplomate américain s’accordent sur le fait que les élections de 2016 étaient correctes. En bloc, ils dénoncent aussi les menaces d’intimidation, de violence de ceux qui contestent les résultats préliminaires du scrutin du 20 novembre. « Nous nous réjouissons que la  première partie du processus électoral se soit déroulée dans l’ordre et le respect de la loi et nous profitons de cette occasion pour publiquement féliciter le Conseil électoral pour cet effort appréciable », a indiqué Carl Auguste Boisson, estimant qu’il s’agit là d’une « note optimiste » en 2016 « qui ouvre la porte à une période potentielle de stabilité et de progrès de notre pays ». 

Sans détour, le président de l’Amcham dit non. « Le temps est aussi venu pour nous de dire collectivement et fermement non à la violence, aux menaces et intimidations. Il faut arrêter de détruire et commencer à bâtir ensemble », a dit Carl Auguste Boisson. Il a mis en avant l’impact de l’instabilité politique sur le pays en 2015 et 2016. « Pendant ces péripéties, le pays a souffert, les investisseurs ont hésité et l’emploi a régressé. Notre produit intérieur brut a lui aussi accusé le coup et Haïti s’est malheureusement appauvrie un peu plus », a rappelé Carl Auguste Boisson, revenu sur le poids de l’ouragan Matthew sur l’économie et la réponse du secteur privé, de l’Amcham, à travers ses membres et à travers la PADF. Le président de l’Amcham, espérant que les prochaines autorités sauront rassembler le pays, a appelé les élites à s’impliquer. « Nous espérons aussi que les élites tant intellectuelles qu’économiques comprendront l’urgente nécessité d’accompagner activement les nouveaux élus pour qu’ensemble nous nous engagions dans cette œuvre exaltante de construire une société plus juste et plus prospère », a appelé Carl Auguste Boisson.

Le président Jocelerme Privert, revenu sur la mention satisfaisante décernée au CEP pour le scrutin du 20 novembre, a une nouvelle fois souligné que les résultats étaient préliminaires, que les candidats avaient le droit légitime de contester et que le CEP, le cas échéant, pouvait apporter des correctifs.« Il revient au CEP d’assumer ses responsabilités et d’appliquer le décret électoral qui est l’instrument qui gouverne le processus électoral », a indiqué le chef de l’Etat. « La Constitution reconnaît le droit à la population d’exprimer librement ses préoccupations par la voie pacifique. Je dis que toute manifestion ne peut pas aboutir à des casses. La Police nationale a l’obligation d’assurer la sécurité des vies et des biens », a dit le président, qui fait état de plusieurs réunions organisées avec les ministres concernés pour s’assurer que les vies et les biens seront protégés sur toute l’étendue du territoire. « Il faut que le pays soit doté d’autorités légitimes capables d’affronter ces grands défis », a insisté Jocelerme Privert.

L’ambassadeur des Etats-Unis, Peter Mulrean, citant des observateurs haïtiens et étrangers « qui avaient trouvé que les élections étaient crédibles, bien organisées, a confié avoir vu « une nette amélioration de la qualité » par rapport aux élections de 2015. « Ce que je vois avec les contentieux, c’est très bien. Les candidats utilisent les mécanismes disponibles pour contester », a-t-il souligné. « En ce qui concerne la rue, je suis franchement inquiet parce que ce n’est pas à travers la rue que le peuple  doit se prononcer mais dans les urnes. Nous avons eu justement le scrutin du 20 novembre, des élections crédibles où le peuple a pu s’exprimer. Maintenant, il faut laisser se dérouler le processus et accepter les résultats de ce processus. Ce qu’on voit dans la rue est inquiétant, surtout en ce qui concerne la violence, l’intimidation  et des menaces contre des journalistes. C’est inacceptable, les casseurs…c’est inacceptable. Ce n’est pas comme ça que le peuple s’exprime. Nous espérons  que tout le monde va laisser le processus se dérouler et que tout le monde va accepter », a indiqué Peter H. Mulrean, quelques heures avant une manifestation annoncée le 16 décembre par Fanmi Lavalas et Pitit Dessalines, deux partis politiques qui ont dénoncé un coup d’Etat électoral et décidé de manifester et de plaider par-devant les instances contentieuses du CEP.

Roberson Alphonse source le nouvelliste



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