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Sandy a fait 29 morts et 14 disparus

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Le passage de l’ouragan Sandy, pourtant loin des côtes d’Haïti, a fait au moins 29 morts et quatorze disparus, selon un nouveau bilan officiel partiel communiqué vendredi soir qui souligne également l’ampleur exceptionnelle des dégâts enregistrés dans cinq départements qui restaient en état d’alerte maximum à cause d’importantes précipitations qui continuaient de provoquer des inondations.

La décrue de nombreuses rivières n’était toujours pas effective dans les départements du sud, des Nippes, de la Grand-Anse (sud-ouest), de l’ouest et du sud-est maintenus sous vigilance rouge, a indiqué le ministre de l’intérieur, Ronsard St-Cyr, aux côtés du Premier ministre Laurent Lamothe. Il a précisé qu’au tableau des victimes le sud arrivait en tête avec douze décès suivi de de l’ouest et de la Grand’Anse où neuf et quatre morts ont été respectivement dénombrés.

Huit blessés ont été recensés ainsi que 18.000 personnes évacuées qui ont été placées dans 136 abris provisoires.

Le drame le plus terrible s’est produit dans la localité de Condo, une section communale de Grand-Goâve (environ 50 km au sud de la capitale) où une mère et ses quatre enfants ont péri dans un glissement de terrain. Les corps ont été retrouvés ensevelis sous les décombres de la résidence familiale, a raconté un témoin, Moïse Lumérant, joint par Radio Kiskeya.

S’exprimant à son tour lors de cette nouvelle conférence de presse-bilan qui réunissait également les responsables de la protection civile et de la santé publique, le Premier ministre Laurent Lamothe a présenté au nom du chef de l’Etat, Michel Martelly, et du gouvernement ses sympathies aux familles des victimes ainsi qu’aux autorités cubaines pour la mort d’une dizaine de personnes suite au passage de Sandy qui a balayé l’île communiste avant de toucher vendredi les Bahamas.

Chiffrant à plus de 200 mille le nombre des sinistrés alors que les données recueillies sur les dégâts dans les différentes régions sont loin d’être définitives, M. Lamothe a annoncé que l’aide gouvernementale d’urgence mobilisée initialement à hauteur de 321 millions de gourdes a été augmentée de 30 millions. Elle passera donc à 350 millions de gourdes (environ six millions de dollars) l’enveloppe consacrée aux populations les plus affectées.

Le gouvernement vénézuélien du Président Hugo Chàvez a décidé de fournir au pays une assistance humanitaire qu’achemineront au cours des prochaines heures un bateau et un avion en provenance de Caracas, a indiqué le chef de la Primature qui s’est félicité de ce geste de solidarité.

Parallèlement, les bailleurs de fonds traditionnels, bilatéraux et multilatéraux, ont tenu des séances de travail avec le gouvernement en vue de déterminer la réponse à apporter devant l’ampleur de la catastrophe.

Sandy, qui s’est transformé ces dernières heures en un ouragan de catégorie 2, sur une échelle Saffir-Simpson qui en compte 5, a déversé sur Haïti plus de 500 millimètres de pluie, soit presque le double de la performance du précédent cyclone Isaac, en août dernier, a fait remarquer Laurent Lamothe dont le gouvernement déplore, outre les pertes en vies humaines, la dévastation de quantités d’exploitations agricoles, la disparition d’innombrables têtes de bétail et de sérieux dommages causés aux infrastructures routières.

Dans l’ouest, Port-au-Prince, la Croix-des-Bouquets, Fond-Verrettes et Tabarre arrivent en tête des communes ayant payé le plus lourd tribut dans un département où la bourgade de Ganthier, les villes de Léogâne, Grand-Goâve, Petit-Goâve et d’Anse-à-Galets (sur l’île de La Gonâve) n’ont guère été épargnées.

Dans le sud, les Cayes, Chardonnière, les Anglais et Tiburon étaient particulièrement touchés, selon des rapports officiels et des parlementaires de la région qui continuaient de réclamer l’intervention des pouvoirs publics en faveur de leurs mandants en difficulté.

Haïti, où l’état d’urgence environnementale attend toujours d’être décrétée face à la dégradation effrayante de l’écosystème depuis de longues années, a une fois de plus testé son extrême vulnérabilité en étant seulement exposée aux cellules convectives d’un cyclone passé finalement très loin de notre territoire. spp/Radio Kiskeya

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