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Traite des personnes: Libération des présumés trafiquants de Kaliko

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Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) dit avoir appris avec stupéfaction la libération des 9 présumés trafiquants impliqués dans la traite des personnes à Kaliko Beach où 31 jeunes filles, dont 20 mineures, avaient été trouvées enfermées dans une chambre dudit hôtel, le 5 février 2017.

Une importante opération avait été menée par les forces de l’ordre haïtiennes, qui a permis de sauver de justesse ces fillettes des mains des malfrats. Les autorités policières avaient mis sous les verrous les personnes impliquées sur demande de Me Danton Léger, Commissaire du gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, a rappelé  le GARR.

« Des produits assimilables à de la marijuana, de la cocaïne ou d’autres produits narcotiques ont été saisis. Un ordinateur portable saturé de vidéos pédopornographiques qui mettait en scène des mineures avait été également remarqué dans la chambre qu’occupaient les trafiquants, avait expliqué Me. Danton Léger, lors d’une intervention dans la presse. »

Le GARR dit s’étonner que ces gens qui pratiquent la traite des personnes aient été facilement libérés sans que justice soit rendue à des mineures qui ont été recrutées, transportées et hébergées à des fins d’exploitation sexuelle. Alors que le Commissaire du gouvernement avait fait état de flagrant délit.

L’organisme des droits humains tient  à souligner que la loi du 2 juin 2014 régissant la traite des personnes qui avait été publiée dans le Journal Officiel de la République d’Haïti, Le Moniteur, notamment en ses articles 11 et 12, stipulent ce qui suit :

« Toute personne reconnue coupable de la traite des personnes telle que définie à l’article 1.1 commet un crime et est passible de sept (7) à quinze (15) ans d’emprisonnement et d’une amende de deux-cent mille (200,000) à un million cinq cent mille Gourdes (1,500.000 Gdes) ». (Article 11)

« Toute personne qui obtient ou tente d’obtenir des services sexuels d’autrui sachant que cette dernière est une victime de la traite commet un crime passible de la réclusion et du paiement d’une amende de cinquante mille (50,000) à cent mille Gourdes (100,000 Gdes) ».  (Article 12)

Condamnant le comportement des autorités judiciaires haïtiennes pour avoir hésité à faire appliquer ladite loi, le GARR plaide en faveur de son  application immédiate.

Par ailleurs, il dénonce le fait qu’aucune assistance n’a été apportée aux mineures victimes ni aucun accompagnement accordé à leurs parents.

Il en profite pour rappeler au Comité national de Lutte contre la Traite des Personnes (CNLTP) qu’il est l’unique institution d’État ayant la responsabilité de garantir la protection des victimes de traite et d’assurer que les criminels soient poursuivis par la justice.

HPN



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