Des bandits circulant à moto ont abattu de façon spectaculaire vendredi à la mi-journée le professeur Serge L. Bernard, 73 ans, vice-président du conseil d’administration de l’Université de Port-au-Prince, lors d’un hold-up qui s’est produit à Turgeau (centre-est de la capitale), à deux pas de policiers en service.
Selon des témoins en état de choc, poursuivi alors qu’il venait d’effectuer une transaction dans une banque commerciale, le septuagénaire, au volant de son véhicule, a effectué en vain des manoeuvres pour solliciter l’aide des agents de la brigade d’intervention motorisée (BIM) qui se trouvaient à un point fixe. Les policiers ayant mis trop de temps à réagir, les meurtriers, au nombre de cinq, ont profité des embouteillages pour s’enfuir.
M. Bernard a été tué sur-le-champ et sa voiture criblée de balles.
Présent sur la scène de crime, le délégué départemental de l’ouest, Gonzague Edner Day a, lui, déclaré que deux des malfaiteurs ont été blessés dans des échanges de tirs et étaient activement recherchés.
Très en colère, les personnes interrogées par Radio Kiskeya ont vertement reproché aux forces de l’ordre de n’avoir rien fait pour sauver Serge Bernard.
Des collègues et étudiants du disparu à l’Université de Port-au-Prince, une institution d’enseignement privée, étaient inconsolables à leur arrivée sur les lieux du drame.
Ce nouveau meurtre, qui porte à quatre les assassinats commis à Port-au-Prince en 24 heures, semble annoncer une nouvelle recrudescence de l’insécurité qui sera matée, selon Gonzague Day qui anticipe l’adoption de mesures drastiques autour des locaux des institutions financières.
Jeudi, trois personnes ont été tuées en plein jour par des bandits. Parmi les victimes, un homme qui sortait d’une banque commerciale située sur la route de l’aéroport (nord de la capitale). spp/Radio Kiskeya





