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Subvention/Economie:Kesner Pharel prône une gestion rationnelle du budget de l'Etat

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Vidéos. Photos de chèques. Tous les moyens ont été mis à profit par les sénateurs Youri Latortue et Jean Renel Sénatus pour prouver qu’ils avaient bien distribué la subvention reçue pour la fête de Pâques. Dans les médias traditionnels, l’un des arguments du président du Sénat a été que les subventions les aident à faire face aux nombreuses sollicitations de la population dans les périodes des fêtes de fin d’année et d’autres fêtes populaires. L’argument du sénateur ne tient pas la route, selon l’économiste Kesner Pharel.  « Le sénateur prend tout le monde pour des imbéciles », a-t-il réagi l’air offusqué lors de sa participation à l’émission Panel Magik mardi matin.  

Pour que le sénateur puisse comprendre, l’économiste brandit la notion de politiques publiques qui sont, selon lui, un ensemble de programmes et de projets qui doivent être reflétés dans le budget.  « Ce n’est pas en distribuant de l’argent à la population qu’on arrivera à résoudre ses problèmes », soutient Kesner Pharel, signalant que cela ne se passe pas ainsi dans aucun autre pays, à l’exception des «pays les plus pauvres». 

Comment peut-il être sûr que les autres sénateurs vont bien gérer les subventions, se demande Kesner Pharel rappelant que le Parlement haïtien, à travers la questure, n’a pas une bonne réputation en matière de gestion. L’économiste n’a pas en mémoire la dernière fois que le Parlement a présenté un rapport détaillé sur la façon dont son budget a été exécuté. À l’exception de Youri Latortue, Jean Renel Sénatus, Joseph Lambert et Jean Robert Bossé, aucun autre parlementaire n’a expliqué comment la subvention qu’ils avaient reçue a été distribuée.  « On ne peut pas dépenser les fonds du Trésor public de n’importe quelle façon », tance Kesner Pharel, assimilant la gestion du pays à celle d’une « petite boutique». « C’est une honte pour la République », tempête-t-il révolté. 

Kesner Pharel surveille de près les parlementaires, toujours prêts à dénoncer la mauvaise gestion du gouvernement et le manque d’action pour freiner la dépréciation de la gourde.  « Après avoir fini de gaspiller l’argent du Trésor public, ils vont venir, avec beaucoup d’hypocrisie et des larmes de crocodile, sur la situation de la gourde », prévient l’économiste, rendant les parlementaires aussi responsables que l’exécutif de la mauvaise gestion de la chose publique. « La bonne gestion de la chose publique n’est pas seulement l’affaire de l’exécutif. C’est aussi le rôle de tous les corps organisés notamment le Parlement », a-t-il dit tout en critiquant les parlementaires qui, très souvent, veulent prendre la place de l’exécutif.   

Alors que les recettes internes n’atteindront pas les prévisions  pour l’exercice fiscal, en raison des pertes liées à la vente des produits  pétroliers,  Kesner Pharel déplore le choix de nos dirigeants à dépenser ce qu’ils n’ont pas. Une réalité qui, dit-il,  les obligera à se tourner vers la banque centrale pour financer le déficit budgétaire et qui peut par conséquent provoquer l’accélération de la dépréciation de la monnaie nationale. 

Les subventions accordées aux parlementaires sont prévues dans le budget de la République. « Cela a commencé sous l'administration Préval », précise Kesner Pharel, plaidant en faveur d'une nouvelle réorganisation du budget. Il a toujours dénoncé le fait que plus de sept milliards de gourdes soient inscrites dans la rubrique Autre du budget alors que certaines institutions, dont le ministère de la Santé publique, ne disposent pas de cette allocation. Il faut allouer ces montants, exige Kesner Pharel, partant du principe que ce choix permettra une meilleure gestion des fonds du Trésor public et qu’il sera désormais plus facile pour les autorités de rendre des comptes et faire preuve de transparence. 

Kesner Pharel a aussi appelé les forces organisées de la société civile à faire pression sur les autorités en vue de les porter à réorganiser le budget et les obliger à rendre des comptes. 

Un acte politique grave

L’ancien candidat à la présidence du parti Unir Ayiti a lui-même dénoncé  l’instrumentalisation des subventions à des fins de réélection des élus. « Cet acte est politiquement grave », a-t-il déclaré horripilé. Clientélisme politique oblige, Clarens Renois croit que la subvention accordée à des élus est redistribuée à leurs proches pour assurer leurs bases et leur réélection. «C’est une prise en otage des postes électifs par ceux qui les occupent en se servant  des taxes des citoyens, parfois ceux qui n’ont même pas voté pour eux, pour assurer leur réélection», proteste-t-il. Dans ces conditions, estime Clarens Renois, ceux qui sont dans l’opposition ne pourront jamais être élus puisqu’ils n’ont aucune subvention. 

Danio Darius source le nouvelliste 


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