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Une grève de trop?

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Le nouveau mot d’ordre de grève de deux jours des syndicalistes a été suivi en partie. Un ralentissement des activités économiques a été constaté à Port-au-Prince. Quelques rares élèves ont été remarqués dans les rues. L’école a malheureusement fait les frais. La grève n’a pas eu l’effet escompté.

Le constat  de la Plateforme nationale des syndicats de transports fidèles (Pnstf) et de ses alliés de circonstance est différent de celui des journalistes. Pour eux, la grève a réussi. Pourtant, les syndicalistes ont choisi de la lever à l’issue de la première journée. Leur objectif de forcer le gouvernement à baisser les prix des produits pétroliers de 100 gourdes à la pompe a-t-il été atteint ? Ont-ils une quelconque promesse du gouvernement d’une nouvelle réduction des prix des produits pétroliers sur le marché local ? Sont-ils convaincus des arguments du gouvernement sur l’impossibilité de satisfaire à leurs revendications ?  Si la réponse à ces questions est négative, on peut croire que les initiateurs de la grève ont pris les devants pour ne pas essuyer un revers sans précédent à la seconde journée. On peut toujours se tromper même de bonne foi.

Avec l’ « échec » du 3e mot d’ordre de grève des syndicalistes et l’affaiblissement des manifestations de l’aile dure de l’opposition qui n’a pas choisi d’intégrer le gouvernement KP,  l’administration Martelly/Paul peut respirer. Les autorités en place ne doivent pas pour autant considérer le choix de la population de ne pas faire la grève comme une victoire. Encore moins comme un chèque en blanc pour continuer à dépenser les fonds publics dans l’opacité. Le fait de donner une fin de non-recevoir aux initiateurs de la grève ne dit pas pour autant que la population approuve le mode de fonctionnement du gouvernement Paul dont on ignore encore les projets, les priorités et même l'agenda. Tant s'en faut.

Dans notre démocratie au rabais, le gouvernement en place s’est installé sans passer devant le Parlement. Apparemment, il n’existe aucune institution pour lui demander des comptes. L’administration Martelly/Paul a le champ libre pour conduire le pays comme bon lui semble. Dans un tel contexte, la société civile et l’opposition doivent utiliser tous les moyens légaux et constitutionnels pour porter le gouvernement à corriger ses dérives.

En cette année électorale marquée par un climat économique morose, une insécurité chronique ponctuée d’un conflit ouvert avec la République dominicaine, le gouvernement n’a aucun intérêt à donner de bonnes raisons à ses opposants pour rallumer la flamme de la contestation. Les autorités doivent trouver la meilleure formule pour gérer le dossier des produits pétroliers pour ne pas déclencher le mécontentement populaire.

Faute de trouver une nouvelle réduction des prix des produits pétroliers à la pompe, les syndicalistes, l’opposition et leurs alliés doivent garder un œil grand ouvert sur la gestion des bénéfices réalisés sur les produits en question. Surtout en l'absence du Parlement et dans un contexte électoral.

Jean Pharès Jérôme Editorial Du Nouvelliste



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