La Constitution amendée et les prochaines élections seront au centre des discussions prévues à une retraite des sénateurs de la République au Club Indigo à Côtes des Arcadins, du 1er au 4 juillet, ont annoncé le président du Sénat, Simon Dieuseul Desras (Centre), et le sénateur de l’Artibonite, Jean Willy Jean Baptiste.
Cette décision intervient au lendemain de la conférence des présidents de Commissions de la Chambre haute à l’issue de laquelle une résolution signée par 20 sénateurs traduit le désaccord de ces derniers par rapport à de nombreux articles de la Constitution amendée publiée par le chef de l’Etat.
Le sénateur Jean Baptiste estime que, compte tenu de la position initiale de certains de ses collègues contre l’amendement, il a été plutôt jugé sage et judicieux que les pères conscrits se concertent sur une question aussi cruciale, avant une prise de position publique et officielle sur la question. Par rapport à la loi fondamentale amendée, il croit qu’il ne serait pas normal qu’il adhère avec facilité à l’entreprise de certains d’invalider un texte à l’élaboration duquel il a contribué.
De nombreux articles de la Constitution amendée ne correspondent pas à ceux votés par l’assemblée nationale constituante, de l’avis du sénateur des Nippes, Jean William Jeanty. « On devait s’y attendre vu la précipitation avec laquelle l’amendement avait été effectué dans un pays en crise et occupé », a conclu le parlementaire.
Le sénateur Simon Dieuseul Desras a pour sa part insisté sur la question des élections, rejetant à l’occasion la thèse selon laquelle le Sénat n’est pas en mesure de réunir les 2/3 de ses membres nécessaires au choix de son représentant au sein du Conseil Electoral Permanent. « Cela se fera, et je m’abstiendrai de voter afin de faciliter les choses », a-t-il déclaré.
Le parlementaire du Centre souhaite que ses collègues et les députés privilégient les intérêts nationaux à l’occasion de ce choix en faisant appel à des gens crédibles au Conseil Electoral Permanent. [jmd/Radio Kiskeya]





