Une cérémonie de graduation de 20 nouveaux magistrats s’est déroulée vendredi à l’Ecole de la Magistrature (Frères, Pétion Ville), en présence du chef de l’Etat, Michel J. Martelly, de plusieurs membres du gouvernement, du corps diplomatique et du pouvoir judiciaire.
M. Martelly a exhorté les nouveaux magistrats à se placer à la hauteur de la tâche qui leur est confiée. Il souhaite qu’ils apporteront leur soutien aux efforts du gouvernement en vue de l’instauration de l’Etat de droit, du respect et de l’application des lois.
L’ambassadeur de France, Didier Le Bret, évalue à 500 mille euros le montant investi par son pays dans la formation de ces magistrats. « Une formation similaire à celle reçue par les magistrats français », a-t-il tenu à souligner. Ce fut l’occasion pour le diplomate de faire remarquer que la disponibilité en juges qualifiés et prêts à faire respecter la Constitution et les lois importe autant que l’entrée en fonction du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ).
Le directeur de l’Ecole de la Magistrature, Me Kesner Michel Thermési, et le ministre de la justice, Jean Renel Sanon, ont tous les deux pris la parole pour mettre l’accent sur l’importance de la qualification des juges et de leur implication dans le relèvement de la justice.
La graduation de cette nouvelle promotion de juges survient dans un contexte de crise larvée entre les pouvoirs Exécutif et Judiciaire autour du retard mis par le premier à mettre en place le CSPJ appelé à mettre fin à la tutelle du Ministère de la justice sur le système judiciaire.
Les juges et la Fédération des Barreaux de la république ont récemment observé un arrêt de travail d’avertissement, avant de recourir éventuellement à un arrêt de travail illimité si l’Exécutif persiste à ne pas installer le CSPJ. [jmd/Radio Kiskeya]





