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iPad saison 3, un bon cru. Forcément…

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Paul Khayat de Paris Match Blog

Un meilleur écran, un processeur plus rapide, des captures photo et vidéo améliorées : le nouvel iPad (on ne dit pas le 3 chez Apple) est au précédent, que l’on avait le droit d’appeler le 2, ce que l’iPhone 4S est au 4 : une évolution. Les déçus, il y en a toujours qu’ils soient Applemaniaques, Samsungophiles ou tablet friendly , ont dû ravaler une fois de plus leurs doléances devant le fait accompli. Et ce, pour une bonne raison : avec ou sans Steve Jobs au commandes, Apple fait ce qu’il veut. Mais qu’est-ce qu’a donc voulu lancer ce 7 mars la marque à la pomme? Et pour qui?
A l’évidence, seule une partie de la geekerie iPadienne va lâcher son iPad 2 pour aller s’offrir le dernier né. D’abord parce que la deuxième tablette d’Apple est toujours dans le peloton de tête, si ce n’est le leader du moment. Déjà dotée d’un excellent écran, d’un processeur performant et surtout du Store inégalé tant en diversité qu’en sécurité, l’iPad2 était très peu menacé par une concurrence désordonnée croulant sous les nouveautés de toutes puissances, tailles et qualité. Alors pourquoi lancer un nouvel iPad alors qu’on domine effrontément le marché depuis le début? Tout simplement parce que le vrai concurrent est annoncé sans être vraiment là.

La bataille des stores

Fabriqué par Amazon, le Kindle Fire plus petit (7 pouces au lieu de plus de 9 pour l’iPad) mais compatible Androïd et doté d’un Store sécurisé et très fourni en films, musique et applications, représentera une vraie menace dès qu’il sera lancé ailleurs qu’aux USA où il est testé -avec succès- en taille réelle. Sans doute le Fire 2 viendra à l’assaut du reste du monde et sera lui le vrai concurrent de l’iPad. Car la vraie bataille ne va pas se cantonner à une lutte de hardware mais bel et bien à une rivalité d’offre de contenus. C’est aussi là où Apple est à la fois actuellement le plus fort mais, face à la maitrise d’Amazon en la matière le plus vulnérable. Voyons pourquoi :

Le Fire 2 sera probablement vendu au même prix que le premier modèle, 199$ deviendront ici 199€. Face aux 489€ de l’iPad le moins cher, il y a de quoi réfléchir. 7 pouces pour la tablette d’Amazon contre plus de 9 pour celle d’Apple vont-ils faire la différence? Sûrement, mais chez les jeunes au budget inversement proportionnel à leur acuité visuelle, une mini tablette ne représente que des avantages. Reste la qualité de l’écran et la puissance du processeur. Là, Apple a acquis une avance et une réputation qui vont être difficiles à battre. Y compris par les autres tablettes Android qui avancent en ordre dispersé, certaines franchissant allègrement -souvent sans raison- les lignes tarifaires que la marque à la pomme a fini par fixer.

Le marketing gagne toujours

Finalement, du moins pour les six prochains mois -une semi-éternité dans le monde du high-tech- l’iPad va une fois de plus dominer la marché. Parce que d’innovation, la tablette de Cuppertino peut désormais revendiquer légitimement le fait d’être un produit rassurant car fiable et finalement à un prix correct car intégrée à un écosystème sécurisé et bien installé dans les consciences : son Store. En trois modèles, Apple a réussi à reproduire à l’identique la stratégie gagnante de l’iPhone. A savoir un seul modèle sur le marché donc un impact « simplicité » fort sur un réservoir de clientèle énorme qui commence à basculer de l’ordinateur portable à la tablette. Et sur ce nouveau marché une offre qui conjugue la simplicité autant sur les tarifs que les performances a toutes les chances de séduire, à commencer par les « déçus de l’informatique ». Face à l’iPad que l’on voit aussi bien avec un enfant de 5 ans jouant à Angry birds qu’avec un adulte chargeant un rapport annuel via Ftp on the go, que peut donc aligner la concurrence? Il est grand temps qu’elle se ressaisisse et, peu importe les couches logicielles qu’elle ajoute à ses tablettes, qu’enfin le « bureau » d’Android cesse de ressembler à celui d’un mini PC. Et puis, plus grave, qu’il existe enfin un service qui filtre les applications buguées ou qui indique que la tablette sur laquelle on vient de les charger n’est pas adaptée. Tout ceci, beaucoup des prochains acquéreurs du nouvel iPad ne le savent même pas, ils vont juste acheter en toute confiance une tablette que le marketing d’Apple a rendu aussi séduisante que fiable.

Source: Paris Match Blog

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