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Second tour France: participation de 30,66% a midi

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La participation atteignait 30,66% dimanche à midi en métropole pour le second tour de l'élection présidentielle, en hausse de plus de deux points par rapport au premier tour à la même heure (28,29%) mais en baisse par rapport au 2e tour de 2007, où elle était de 34%.

Le taux de participation final avait été de 83,97% au second tour de 2007, et de 79,48% au 1er tour de la présidentielle il y a deux semaines.

46 millions de Français sont appelés à voter depuis ce matin 08H00, sous un ciel souvent gris, pour départager les deux finalistes, le sortant UMP Nicolas Sarkozy et le socialiste François Hollande.

Le candidat socialiste a voté à 10H30 dans son fief de Tulle, en Corrèze. Accompagné de sa compagne Valérie Trierweiler, il a serré de nombreuses mains avant de pénétrer dans le bureau de vote.

Nicolas Sarkozy a voté pour sa part peu avant midi en compagnie de son épouse, Carla, dans un lycée du XVIe arrondissement de Paris. A la sortie, le président-candidat s'est frayé un chemin à travers la foule en serrant des mains.

François Bayrou, président du MoDem, a voté tôt le matin à Pau et Jean-Luc Mélenchon, l'ex-candidat du Front de Gauche, dans le Xe arrondissement de Paris. Arrivée troisième au premier tour, la présidente du FN, Marine Le Pen, l'a fait à son tour à 12H30 à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).

A Sarcelles (Val d'Oise), Dominique Strauss-Kahn, l'ancien patron du FMI aux prises avec des dossiers judiciaires, a voté, souriant et détendu, repartant sans faire de déclaration.

Au premier tour, le 22 avril, François Hollande est arrivé en tête avec 28,63% des voix contre 27,18% pour Nicolas Sarkozy.

Les bureaux de vote sont ouverts en métropole jusqu'à 18H00 dans la plupart des communes, et jusqu'à 19H00, voire 20H00, dans les grandes villes, en particulier à Paris et dans presque toute la région parisienne. Plus d'un million de personnes résidant en outre-mer ou à l'étranger ont voté dès samedi et la participation est là aussi en hausse par rapport au premier tour, selon les premières indications.

Déjà élevée au plan national au premier tour, la participation est traditionnellement plus importante au second. Mais elle ne devrait pas atteindre cette année le niveau de 2007, 83,97%, alors qualifié de très élevé.

A Paris, la participation est en hausse par rapport au premier tour, à 23,81% contre 21,68% le 22 avril dernier.

A Marseille, où le candidat socialiste est arrivé en tête au premier tour, l'affluence était légèrement inférieure en fin de matinée dans un bureau du centre-ville. Rose-Marie, la cinquantaine, disait avoir hésité "jusqu'au bout". "J'ai l'impression d'avoir fait une bonne action", confiait pour sa part le jeune Karim, qui votait pour la première fois lors de cette présidentielle.

Jusqu'à la dernière minute, les candidats ont appelé les abstentionnistes à se mobiliser en leur faveur.

Après une campagne très âpre dominée par la crise économique, l'enjeu majeur réside dans le report des voix qui se sont portées sur François Bayrou (9,13%) et Marine Le Pen (17,90%). Les suffrages dont a bénéficié Jean-Luc Mélenchon (FG, 11,10%) semblaient acquis à François Hollande.

Si ce dernier l'emportait, il deviendrait le deuxième président socialiste de la Ve République, après François Mitterrand qui a fait deux mandats entre 1981 et 1995. Nicolas Sarkozy, qui l'a emporté en 2007 face à Ségolène Royal, serait alors le deuxième président à ne pas voir son mandat renouvelé par les Français, après Valéry Giscard d'Estaing, battu en 1981 par François Mitterrand.

A l'inverse, une réélection de Nicolas Sarkozy contrasterait avec la situation prévalant dans plusieurs pays européens, où les gouvernements ont dû céder la place sous l'effet de la crise économique et financière.

C'est à 20H00 que sera levée l'interdiction de publier ou diffuser, notamment sur internet, des sondages, estimations, résultats ou commentaires. Craignant que des organes de presse ne violent la loi, les autorités de contrôle ont prévenu que des sanctions seraient prises en cas d'infraction.

Au premier tour, plusieurs médias étrangers avaient brisé l'interdiction de diffusion d'estimations avant 20H00. Considérant que ce qui s'apparentait à un embargo était rompu, l'Agence France-Presse avait alors décidé de publier à son tour, pour ses seuls clients médias, les chiffres des grands instituts de sondage.

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